chal 321
4ème Conférence internationale sur la grippe aviaire
Les couacs de la commission d’organisation
Du jamais vu ! Des ministres étrangers qui participaient aux travaux ont été obligés d’emprunter des taxis faute de voitures mises à leur disposition au moment opportun. Il a fallu de multiples doléances auprès des autorités pour mettre un terme à cette embarrassante situation, qui a presque duré toute la journée de la réunion ministérielle. Volet restauration, les choses ne se présentaient pas mieux. Seulement quelque 500 participants sur les 750 prévus au programme ont été réellement pris en charge. C’est dire que pas moins de 200 invités ont pris leur faim en patience avant d’être pris en charge plus tard par le ministre de l’Elevage et de la pêche, Oumar Ibrahim Touré qui n’a pas hésité à mettre la main à la poche. Une question d’honneur pour lui en tant qu’hôte de l’événement.
Aussi, faut-il signaler selon des sources proches de la Commission d’organisation, des surfacturations à la pelle et autres pratiques peu catholiques ont émaillé le sommet. Dont certaines seront bientôt révélées au grand jour.
Le marché des hôtesses était détenu par la fille du président
Belles, élégantes, elles étaient. Impeccables étaient également leurs prestations, à la grande satisfaction des étrangers surtout. La gestion de cet aspect qui est l’œuvre d’Océan Communication aura été l’une des satisfactions du rendez-vous de Bamako.
Signature de la plateforme
Comme Tom et Jerry
La signature par 14 partis politiques et non des moindres de la plateforme dite alliance pour la démocratie et le progrès a révélé des chefs de partis politiques prêts à tout pour rester dans les bonnes grâces du pouvoir. Même si une gêne était perceptible sur le faciès de certains comme Me Garba Tapo ou encore Me Mountaga Tall, d’autres essayaient tant bien que mal à se donner une contenance, à afficher une sérénité qu’ils étaient en réalité à mille lieues d’éprouver. C’est le cas de Dioncounda Traoré et Younoussi Touré pour ne citer que ceux-ci. Le fait pour certains comme le Mpr, le Miria, l’Udd … de n’avoir pas consulté leur base avant la signature expliquerait-il ce malaise ? Malaise souvent traduit par un rictus figé à la ‘’Tom and Jerry ?’’
Au fait, est-il vrai que certaines de ces formations politiques n’ont pas plus de militants que leur état-major?
Eid
La tradition respectée !
La 11ème édition de l’espace d’interpellation démocratique s’est tenue le 10 décembre 2006 au Centre international des conférences de Bamako en présence des membres du gouvernement, des présidents des différentes institutions, des personnalités maliennes et étrangères.
Organisé le 10 décembre de chaque année en commémoration de l’anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, il est destiné à établir un dialogue direct entre gouvernants et gouvernés. Il s’agit en particulier de permettre aux citoyens, individuellement ou par l’intermédiaire d’associations ou d’Ong; d’interpeller directement les dirigeants sur les violations de droits dont ils sont victimes.
Le jury, au nombre de 9, était composé pour l’essentiel d’hommes de lois mais aussi de religieux. Il était présidé par Albert Tévodjiré, médiateur de la république du Bénin.
Dans son discours, la ministre de la justice a rappelé que le Mali est héritier d’une vieille civilisation dont les hommes et les femmes ont été toujours sensibles à l’injustice et où la recherche de la vérité et de la justice a toujours été érigée en culte, aussi, a-t-elle saluée cet espace qui est devenu selon elle une tradition bien de chez nous.
Pour elle, en dépit des difficultés et des insuffisances enregistrées, l’Eid a considérablement rétréci les distances, à l’aller comme au retour, entre nos gouvernants et gouvernés, vu le nombre de plus en plus élevé tant des interpellations et contributions apportées par les Organisations et Associations de Défense des Droits Humains, que de la qualité du traitement qui leur est réservée.
L’Eid, selon, elle a fait du chemin compte tenu des différentes recommandations issues de l’édition 2005 et qui sont en majorité prises en compte ou continuent de l’être.
Au total, 78 interpellations ont été reçues cette année, sur lesquelles 19 seront répondues sur place, 27 retenues pour suite à donner tandis que 32 feront l’objet de rejet. 10 contributions.
Les ministères concernés sont l’environnement, l’éducation, l’administration territoriale, les affaires étrangères, l’agriculture, la communication, les mines l’énergie et l’eau, le développement social, l’économie et les finances, la fonction publique, l’emploi et la formation professionnelle, la promotion de la femme, la défense, la justice, les domaines de l’Etat, les affaires foncières, la santé, la sécurité intérieure.
Binta Gadiaga
’Gala ni massiriw’’
Une teinture de qualité dans un environnement sain
L’Esplanade du palais de la culture Amadou Hampâté Ba abrite du 9 au 15 décembre la 1ère édition du salon d’exposition «Gala ni massiriw» avec comme thème une teinture de qualité dans un environnement sain. La cérémonie d’ouverture était placée sous la présidence de N’Diaye Bah, ministre de l’Artisanat et du Tourisme en présence de Mme Maiga Dialy Basse, présidente de l’Association de développement économique des femmes du Mali (Adefem) et des différents participants.
Le ministre a tenu d’abord à souligner la particularité de cette 1ère édition. Car, elle est organisée par des femmes décidées de prendre en main leur propre développement socio-économique à travers la réalisation des activités génératrices de revenus. Les objectifs de cette association sont, entre autres : faire connaître les divers acteurs du secteur de la teinture et des parures, faire découvrir les réalisations de ces intervenants, lutter contre la mévente de ces objets d’arts, améliorer les conditions de production des intervenants dans ce secteur. N’Diaye Bah a ensuite encouragé les organisatrices à persévérer.
Mme Maiga Dialy Basse, présidente de l’Adefem, a remercié les partenaires et tous les participants à cette première édition. Selon elle, grâce aux efforts des organisateurs les exposants ont répondu à l’appel et ils ont mis tout en œuvre pour que ce salon d’exposition de nos habitudes vestimentaires soit un succès. L’organisation des femmes teinturières a eu à former plus de 1000 femmes en teinture depuis sa création en 1994, a t-elle ajouté.
Selon Ousmane Semega, du stand ‘’Gogo Teinture’’, l’objet de la présence de la maison qu’il représente consiste à mettre en valeur nos produits artisanaux, sensibiliser, attirer l’attention sur la concurrence déloyale livrée par les Chinois en copiant nos motifs. Il a aussi déploré le manque d’engouement et la hausse du prix des stands qui s’élèvent à 30.000 F Cfa et les frais d’inscription à 10.000 f CFA
Ousmane Coulibaly
Journée internationale des personnes handicapées
Promouvoir et protéger leurs droits
Le ministère du Développement social, de la solidarité et des personnes âgées, en collaboration avec la Femaph , a initié une série d’ateliers visant à promouvoir et à protéger les droits de la personne handicapée. C’était du 4 au 8 décembre 2006 à la Direction nationale de la dette publique.
C’es ateliers, qui se tiennent en droite ligne de la célébration de la journée internationale des personnes handicapées prévue le 3 décembre de chaque année, ont enregistré la participation des partenaires techniques et financiers, des représentants du bureau africain de l’Organisation mondiale des personnes handicapées (Omph), ceux du secrétariat permanent de la décennie africaine des personnes Handicapées, la Fédération sénégalaise des personnes handicapées, les représentants des ministères concernés et beaucoup d’autres invités.
Ces ateliers ont porté sur trois thèmes essentiels à savoir : «la restitution et la diffusion de la Convention internationale globale et intégrée pour la promotion et la protection des droits et dignité des personnes handicapées» ; « Handicap et partenaires pour un développement inclusif» ; «l’orientation pédagogique et stratégique de l’éducation spéciale».
Dans son discours d’ouverture, le Directeur national de la Dnds (Direction National du développement social) a remercié les initiateurs et situé les travaux dans leur contexte, à savoir : la signification même du handicap, les catégories de personnes handicapées, sa prévalence dans la population.
Le premier atelier tenu le 4 décembre s’est attelé à concevoir les stratégies d’information et de sensibilisation des autorités, de la population en vue de la signature, de la ratification et de la diffusion de la Convention internationale globale et intégrée pour la promotion et protection des droits et dignité des personnes handicapées.
Il s’agissait en particulier d’informer les associations de personnes handicapées, les autorités et la population sur la convention, son contenu, ses enjeux ; de définir les grandes orientations de sa mise en œuvre, de mettre en place une commission chargée d’aider à son application.
Quant au second atelier, qui s’est tenu du 5 au 6 décembre, les participants devraient réfléchir sur les voix et moyens tendant à inciter les autorités gouvernementales et les partenaires au développement pour la prise en compte systématique de la dimension du handicap dans les plans, programme et projets de développement aux niveaux national, régional et bilatéral.
Enfin le 3ème atelier, tenu du 7 au 8 décembre vise la redynamisation de la politique nationale d’éducation spéciale et intégratrice, c’est-à-dire identifier les difficultés de sa mise en œuvre, élaborer des stratégies efficaces pour son organisation et son financement.
Binta Gadiaga
AVD et Kiosques d’information
Ecobank se rapproche de ses clients
Ecobank Mali a procédé, vendredi dernier, à l’hôtel Salam de Bamako, au lancement des Agents de vente directe et des kiosques d’informations. Deux concepts de diffusion d’informations qui rapprocheront davantage la banque de sa clientèle.
C’est dans un souci permanent d’être plus proche de sa clientèle que Ecobank Mali a entrepris une politique de pénétration agressive du marché. Cette initiative des responsables de cette banque va consister à l’implantation de kiosques à proximité de ses clients. La concrétisation de ce projet, dont le lancement a eu lieu vendredi dernier, permettra à Ecobank de vendre davantage ses produits et copter une nouvelle clientèle hétérogène composée de particuliers, professionnels, etc. afin de leur offrir des produits et services de qualité.
Grâce à ces kiosques, les produits et services de la banque seront désormais accessibles à la grande masse. Installés aux alentours des marchés, des grandes artères de la ville, universités, ministères, écoles, hôpitaux, complexes industriels, des zones résidentielles et des mines, ces kiosques seront un centre d’information, un point de vente des produits et d’ouverture de comptes. A chaque kiosque sera affecté un agent de vente directe, dont la mission sera de vendre les produits et services d’Ecobank.
Pour le directeur général d’Ecobank-Mali, Yves Coffi Quam-Dessou, ces centres d’informations contribueront à l’éducation financière de la population et à la diffusion en des termes adaptés des éléments nécessaires à leurs choix financiers. A l’en croire, ce mode direct de communication sera un facteur certain d’accélération de la bancarisation qui semble aujourd’hui nécessaire à une meilleure organisation de notre système financier. Ecobank continuera à multiplier ses canaux de distribution afin de se rapprocher davantage de sa clientèle, a-t-il ajouté.
Abondant dans le même sens, le président du Conseil d’administration d’Ecobank Mali, Cheick Modibo Diarra, dira: la banque ne compte pas s’arrêter là. Il mettra en œuvre d’autres actions novatrices pour mieux servir ses clients. Quant à la Directrice régionale d’Ecobank, Mme Tall Evelyne, elle s’est réjouie de cette initiative tout en soulignant que sa structure rêvait d’apporter du bonheur à ses clients à travers ces kiosques d’information.
Pour le secrétaire général du ministère de l’Economie et des finances, Sambou Wagué, ces kiosques vont contribuer à la fluidité des opérations bancaires. Il a aussi félicité et encouragé les responsables d’Ecobank à étendre cette initiative à d’autres localités du pays.
Chiaka Doumbia
Modernisation de l’agriculture
Le Pcda, une chance!
Le Programme Compétitivité et diversification agricoles (Pcda) a organisé, du 7 au 8 Décembre 2006 à l’hôtel Nord Sud, un atelier de validation de l’étude sur «le profil stratégique pour le développement de la compétitivité des filières agricoles du Mali».
Placé sous la présidence du Secrétaire général du ministère de l’Agriculture, Fousseyni Mariko, cet atelier a regroupé deux jours durant les experts de la Banque mondiale et des organisations professionnelles venues de diverses localités du Mali. Il avait pour objectifs, entre autres, d’échanger avec les représentants des acteurs des filières sur les conclusions de l’étude, de valider la proposition du portefeuille de filières que le Pcda accompagnera de façon prioritaire et de formuler des propositions concrètes de filières prioritaires pour chacune des régions d’intervention du Pcda.
Dans son discours d’ouverture, Fousséini Mariko a souligné que le ‘’Programme compétitivité et diversification agricole’’ constitue un espoir pour le commerce des produits agricoles. Car il promet une agriculture commerciale comme alternative à l’agriculture de subsistance.
Pour M Mariko, le Pcda est un instrument voire une opportunité pour les professionnels des filières agricoles d’accroître et de renforcer la base de leurs revenus dans le cadre d’une agriculture plus performante et dans un marché de plus en plus globalisé et compétitif.
Cet atelier revêtait une importance particulière dans la mise en œuvre du Pcda. Il a restitué les conclusions d’une étude commanditée par le programme pour évaluer l’offre compétitive des filières agricoles maliennes sur les marchés nationaux, sous-régionaux et internationaux et identifier les contraintes au développement de ces filières. L’étude qui vient d’être validée par les partenaires et les professionnels du secteur agricole donne une vision élargie et prospective des potentialités du Mali pour le développement d’une offre compétitive des filières agricoles sur les marchés domestiques, régionaux et internationaux tout en étant rémunératrice pour le monde paysan. Au cours de deux jours de travaux, les conclusions générales de cette étude ont été partagées par tous les acteurs des filières agricoles.
Tout en déterminant le portefeuille des filières d’intervention du Pcda, ils ont formulé des propositions concrètes pour l’amélioration de la compétitivité de filières prioritaires par région.
A titre de rappel, le Pcda est un programme de développement rural initié par le gouvernement du Mali avec l’appui de l’Association internationale pour le développement.
Sa mission est de contribuer à la levée des contraintes critiques au développement d’un certain nombre de filières commerciales agricoles pour lesquelles notre pays jouit d’un avantage comparatif et d’opportunités de marché confirmées.
Chiaka Doumbia
Médiateur de la République
Un toit pour 584 millions de nos francs
Depuis samedi dernier le Médiateur de la République est logé dans un bâtiment flambant neuf. Présidée par le chef de l’Etat en personne, la cérémonie d’inauguration a enregistré la présence de plusieurs médiateurs d’Europe, dont celui de la France et de la Francophonie , de Belgique, du Luxembourg, ainsi que ceux de la sous-région africaine, notamment du Bénin, du Burkina Faso, du Sénégal…
Composé de 39 bureaux équipés d’appareils de dernière génération et tous connectés sur la toile mondiale, le bâtiment est un joyau pour une telle institution dont l’utilité n’est malheureusement pas toujours perçue. Les travaux ont été financés par le budget national à hauteur de 584 millions de nos francs Cfa. Certains volets de l’équipement ont été financés par des pays comme le Canada, le Luxembourg.
Rappelons que le rôle du médiateur de la république est d’aider les administrés à résoudre les problèmes qu’ils rencontrent avec une administration, une collectivité publique ou tout autre organisme chargé d’une mission de service public et qui n’a pas fonctionné conformément à sa mission.
Le médiateur fait des recommandations de nature à résoudre les difficultés dont il est saisi. Il peut également faire des propositions de réformes visant à améliorer le fonctionnement des organismes mis en cause ou suggérer des modifications à apporter à des dispositions législatives et réglementaires pour prévenir les difficultés.
Au cours de la cérémonie, Mme Diakité Fatoumata N’Diaye, Médiateur de la république du Mali, a remercié les autorités nationales pour leur engagement à renforcer les capacités de l’institution qu’elle dirige.
Alhassane H. Maïga
La tradition respectée !
La 11ème édition de l’espace d’interpellation démocratique s’est tenue le 10 décembre 2006 au Centre international des conférences de Bamako en présence des membres du gouvernement, des présidents des différentes institutions, des personnalités maliennes et étrangères.
Organisé le 10 décembre de chaque année en commémoration de l’anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, il est destiné à établir un dialogue direct entre gouvernants et gouvernés. Il s’agit en particulier de permettre aux citoyens, individuellement ou par l’intermédiaire d’associations ou d’Ong; d’interpeller directement les dirigeants sur les violations de droits dont ils sont victimes.
Le jury, au nombre de 9, était composé pour l’essentiel d’hommes de lois mais aussi de religieux. Il était présidé par Albert Tévodjiré, médiateur de la république du Bénin.
Dans son discours, la ministre de la justice a rappelé que le Mali est héritier d’une vieille civilisation dont les hommes et les femmes ont été toujours sensibles à l’injustice et où la recherche de la vérité et de la justice a toujours été érigée en culte, aussi, a-t-elle saluée cet espace qui est devenu selon elle une tradition bien de chez nous.
Pour elle, en dépit des difficultés et des insuffisances enregistrées, l’Eid a considérablement rétréci les distances, à l’aller comme au retour, entre nos gouvernants et gouvernés, vu le nombre de plus en plus élevé tant des interpellations et contributions apportées par les Organisations et Associations de Défense des Droits Humains, que de la qualité du traitement qui leur est réservée.
L’Eid, selon, elle a fait du chemin compte tenu des différentes recommandations issues de l’édition 2005 et qui sont en majorité prises en compte ou continuent de l’être.
Au total, 78 interpellations ont été reçues cette année, sur lesquelles 19 seront répondues sur place, 27 retenues pour suite à donner tandis que 32 feront l’objet de rejet. 10 contributions.
Les ministères concernés sont l’environnement, l’éducation, l’administration territoriale, les affaires étrangères, l’agriculture, la communication, les mines l’énergie et l’eau, le développement social, l’économie et les finances, la fonction publique, l’emploi et la formation professionnelle, la promotion de la femme, la défense, la justice, les domaines de l’Etat, les affaires foncières, la santé, la sécurité intérieure.
Binta Gadiaga
’Gala ni massiriw’’
Une teinture de qualité dans un environnement sain
L’Esplanade du palais de la culture Amadou Hampâté Ba abrite du 9 au 15 décembre la 1ère édition du salon d’exposition «Gala ni massiriw» avec comme thème une teinture de qualité dans un environnement sain. La cérémonie d’ouverture était placée sous la présidence de N’Diaye Bah, ministre de l’Artisanat et du Tourisme en présence de Mme Maiga Dialy Basse, présidente de l’Association de développement économique des femmes du Mali (Adefem) et des différents participants.
Le ministre a tenu d’abord à souligner la particularité de cette 1ère édition. Car, elle est organisée par des femmes décidées de prendre en main leur propre développement socio-économique à travers la réalisation des activités génératrices de revenus. Les objectifs de cette association sont, entre autres : faire connaître les divers acteurs du secteur de la teinture et des parures, faire découvrir les réalisations de ces intervenants, lutter contre la mévente de ces objets d’arts, améliorer les conditions de production des intervenants dans ce secteur. N’Diaye Bah a ensuite encouragé les organisatrices à persévérer.
Mme Maiga Dialy Basse, présidente de l’Adefem, a remercié les partenaires et tous les participants à cette première édition. Selon elle, grâce aux efforts des organisateurs les exposants ont répondu à l’appel et ils ont mis tout en œuvre pour que ce salon d’exposition de nos habitudes vestimentaires soit un succès. L’organisation des femmes teinturières a eu à former plus de 1000 femmes en teinture depuis sa création en 1994, a t-elle ajouté.
Selon Ousmane Semega, du stand ‘’Gogo Teinture’’, l’objet de la présence de la maison qu’il représente consiste à mettre en valeur nos produits artisanaux, sensibiliser, attirer l’attention sur la concurrence déloyale livrée par les Chinois en copiant nos motifs. Il a aussi déploré le manque d’engouement et la hausse du prix des stands qui s’élèvent à 30.000 F Cfa et les frais d’inscription à 10.000 f CFA
Ousmane Coulibaly
Acquisition des 400 tracteurs
Une commission en nature de… 50 véhicules ?
L’acquisition de tracteurs, en si grande quantité de surcroît, soit quelque 400 venus tout droit de l’inde, est un exploit qui comptera à n’en pas douter et à juste raison dans le bilan d’Amadou Toumani Touré. En décidant de contribuer aussi notablement à la modernisation de notre agriculture, ATT n’en est pas à une preuve près de son amour pour son pays.
Cependant, car il y a un gros hic, on apprend d’une source digne de foi que la transaction a nécessité le versement d’une commission libellée en véhicules tout terrain. Une cinquantaine de 4X4, tel serait l’impressionnant cadeau octroyé par les Indiens visiblement satisfaits du marché. Mais la question qui brûle les lèvres est celle de savoir : à qui reviennent ces véhicules ? Une certitude selon notre source, c’est qu’arrivées au niveau des Douanes du Mali, instruction aurait été donnée pour les parquer sur un espace libre, à l’abri des regards indiscrets. A charge, ensuite, pour un officier supérieur de les ‘’enlever’’. Affaire à suivre.
Sory Haïdara
Médiateur de la République
Un toit pour 584 millions de nos francs
Depuis samedi dernier le Médiateur de la République est logé dans un bâtiment flambant neuf. Présidée par le chef de l’Etat en personne, la cérémonie d’inauguration a enregistré la présence de plusieurs médiateurs d’Europe, dont celui de la France et de la Francophonie , de Belgique, du Luxembourg, ainsi que ceux de la sous-région africaine, notamment du Bénin, du Burkina Faso, du Sénégal…
Composé de 39 bureaux équipés d’appareils de dernière génération et tous connectés sur la toile mondiale, le bâtiment est un joyau pour une telle institution dont l’utilité n’est malheureusement pas toujours perçue. Les travaux ont été financés par le budget national à hauteur de 584 millions de nos francs Cfa. Certains volets de l’équipement ont été financés par des pays comme le Canada, le Luxembourg.
Rappelons que le rôle du médiateur de la république est d’aider les administrés à résoudre les problèmes qu’ils rencontrent avec une administration, une collectivité publique ou tout autre organisme chargé d’une mission de service public et qui n’a pas fonctionné conformément à sa mission.
Le médiateur fait des recommandations de nature à résoudre les difficultés dont il est saisi. Il peut également faire des propositions de réformes visant à améliorer le fonctionnement des organismes mis en cause ou suggérer des modifications à apporter à des dispositions législatives et réglementaires pour prévenir les difficultés.
Au cours de la cérémonie, Mme Diakité Fatoumata N’Diaye, Médiateur de la république du Mali, a remercié les autorités nationales pour leur engagement à renforcer les capacités de l’institution qu’elle dirige.
Alhassane H. Maïga
IBK aux militants du Rpm
‘’Je ne ferais pas comme les signataires de l’Adp, je ne négocierais jamais dans vos dos’’
‘’Quand j’ai vu les images, j’ai rigolé et j’ai eu pitié’’
‘’Je serais votre homme en 2007 ‘’
Tout de blanc vêtu IBK, tel un mage, a fait vibrer des milliers de poumons samedi dernier au cours du meeting d’information organisé au Stade Modibo Kéïta des grands jours.
C’est donc parti, le combat à visage plus que jamais découvert pour le très charismatique chef des Tisserands, un exercice dans lequel il se sent manifestement à l’aise et qu’il semble affectionner le plus. C’est à la veille de la journée universelle des droits de l’homme.
Le choix de cette date n’est pas fortuit car, comme le disait Bakary pionnier ‘’nous sommes sur le terrain des droits de l’homme’’. Contre vents et marées, notre meeting s’est tenu…’’ à dit le secrétaire politique des Tisserands.
Venus des six communes de Bamako, de Kati, de Ségou, les militants du Rpm ont une fois montré leur détermination à s’assurer une victoire en 2007. Les femmes et les jeunes étaient représentés respectivement par Nènè Astou et Téminé. On notait également la présence d’une forte délégation de Convergence 2007 et de certains partis politiques. Au cours de ce rassemblement, les responsables du parti ont touché à certaines questions d’intérêt national comme les accords d’Alger, le chômage des jeunes, la lutte contre la pauvreté, la position du Rpm au niveau de la Ceni , l’immigration, la situation politique au Mali.
Pour les responsables du parti qui se sont succédés à la tribune, seule l’arrivée au pouvoir d’IBK peut mettre fin à une situation qui n’est pas une fatalité selon eux. Les médias d’Etat n’ont pas échappé à la critique des Tisserands. Pour eux, la presse d’Etat est monopolisée par le pouvoir. Par rapport aux Accords d’Alger, IBK dira qu’un Etat responsable doit s’assumer et le Rpm maintient tout ce qu’il a dit dans sa déclaration.
Pour la candidature du parti à la présidentielle, IBK a assuré ses militants de sa participation active et effective à la présidentielle, en paraphrasant De Gaule qui disait aux Africains à la veille de la décolonisation, ‘’Je vous ai compris…’’. ‘’Je serais votre homme en 2007’’ a t-il lâché. Avant de déclarer : ‘’Je ne ferais pas comme les signataires de l’Adp, je ne négocierais jamais dans vos dos.’’ Et d’ajouter, ‘’ quand j’ai vu les images, j’ai franchement rigolé et j’avoue que j’ai eu pitié ‘’.
Car sur l’image, selon le président, certains cherchaient à se cacher. Et le président du Rpm de citer Ousmane Sy, qui a réagi sur la situation politique dans les colonnes de votre journal préféré ‘’Le Challenger’’ : ‘’un parti politique est fait pour assumer son rôle, avoir un idéal un projet de société. Pour le président du Rpm, c’est l’Espoir 2002, et surtout le Rpm avec ses 26% qui a donné la victoire à ATT à la présidentielle de 2002.
Djibril Sacko
Meeting du R