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Publié le par lechallenger

ISSABRE Ousmane

 

AGETIPE : Redressement ou cri d’agonie ?

 

Décidément les raisons de mon départ sont à « géométrie variable » au gré des objectifs visés ! Tantôt c’est la fin de contrat qui est évoquée, tantôt ce sont les « péripéties de gestion ». C’est à y  perdre son latin !

 

Il s’agit visiblement cette fois-ci de justifier pourquoi « le navire AGETIPE prend actuellement eau de toutes parts ».

 

On a donc pour ce motif décidé de réécrire l’histoire de l’AGETIPE ; mais les faits et les chiffres sont têtus et il n’est pas possible de « réécrire » la base de données du logiciel HIBTP de gestion intégrée de AGETIPE MALI. Les chiffres que je vais vous donner y sont incrustés pour l’histoire, la vraie !

 

Le résultat de 917 millions de FCFA de l’année 2000 n’engage que son auteur. Ma gestion a démarré en juin 2001. Je sais que j’ai trouvé l’AGETIPE sous le coup de deux redressements fiscaux pour les exercices de 1997 à 2000 pour un total de 1 milliard 915 millions de FCFA (ces chiffres sont vérifiables auprès des services des impôts) et les membres du Conseil d’ Administration sous le coup de poursuites judiciaires (encore pendantes devant les tribunaux) pour avoir perçu de façon indue certains montants. Je sais également qu’avant ma prise de fonction les intérêts bancaires (qui se chiffrent en moyenne à 200 millions de FCFA par an) réalisés sur les versements effectués par les maîtres d’ouvrages étaient de façon indue comptabilisés dans les produits de l’AGETIPE. Le Contrôle d’Etat et différents auditeurs avaient d’ailleurs signalé à maintes reprises  cette anomalie.

Je suis parti de l’AGETIPE en juillet 2005 (le Conseil d’Administration dira même que c’est en juin lorsque cela l’arrange ! ) Je ne vois pas comment le résultat négatif de 243 millions de FCFA pour un exercice clôturé le 31 décembre 2005 pourrait m’être imputé. Ce chiffre, si tant est qu’il soit vrai, trouverait très probablement son explication dans des dépenses extrabudgétaires qui n’ont pas manqué de se faire après mon départ. Car là également les chiffres au moment de mon départ sont sans équivoque et faisaient état de 609 596 949 FCFA en PRODUITS contre 610 725 876 FCFA de CHARGES dont 66 665 316 FCFA en DOTATION aux  AMORTISSEMENTS.

Les entorses aux procédures et aux budgets votés n’ont jamais eu cours pendant ma gestion. C’est d’ailleurs « cette rigidité) qui est la cause des « péripéties de gestions) ou « des problèmes interpersonnels » dont il est question. J’ai donc laissé à mi-exercice 2005 un résultat hors dotations aux amortissements de 65 536 389 FCFA. Ces chiffres établis le 18 juillet 2005 par le Contrôleur de Gestion de l’AGETIPE sont vérifiables auprès des Inspecteurs des Finances chargés de couvrir la « passation de service ».

On a soigneusement évité de parler des résultats des « vrais » exercices de ma gestion et pour cause ; on n’a pas osé pousser le ridicule jusqu’à ce niveau. Car là également les chiffres existent. Je vais juste en donner quelques uns contenus dans le « Rapport d’Activités annuel 2004 » et le «  Rapport d’Activités du premier Trimestre 2005 ». Est-il besoin  de dire que ces rapports, comme tous ceux produits chaque trimestre et à la clôture de chaque exercice, ont été approuvés par le conseil d’administration et systématiquement envoyés à l’ensemble des maîtres d’Ouvrages et Bailleurs de Fonds ? (Cela est également vérifiable).

Pour l’exercice 2004 :

-          J’ai  signé avec les maîtres d’Ouvrages 51 conventions et avenants de conventions pour un montant global de 21 103 697 759 FCFA. (La liste détaillée avec montant, date de signature, nom du maître d’ouvrage…existe) ;

-          J’ai signé 380 contrats avec les différents prestataires (Entreprises, Bureaux d’études et autres) pour un montant global de 29 971 807 505 FCFA. (la liste détaillée existe) ;

-          Les travaux exécutés se sont chiffrés à 20 435 000 000 FCFA ;

-          Concernant le budget de fonctionnement de l’AGETIPE, les PRODUITS se sont élevés à 1 326 927 102 FCFA (pour une prévision de 1 254 200 000 FCFA) y compris les régularisations sur exercices antérieurs et les dotations. Le résultat de l’exercice 2004 de l’AGETIPE a été de 309 405 592 FCFA hors régularisations sur exercices antérieurs et dotations aux amortissements et prévisions.

Pour le premier trimestre 2005

-          J’ai signé avec les maîtres d’ouvrages 15 conventions et avenants de conventions pour un montant global de 7 248 138 066 FCFA. (La liste détaillée avec montant, date de signature, nom du maître d’ouvrage… existe) ;

-          J’ai signé 28 contrats avec les différents prestataires (entreprises, Bureaux d’études et autres) pour un montant global de 4 431 014 687 FCFA. (la liste détaillée existe) ;

-          Les travaux exécutés se sont chiffrés à 4 441 000 000 FCFA ;

-          Concernant le budget de fonctionnement de l’AGETIPE, au 31 mars 2005 les PRODUITS s’élevaient à 239 326 923 FCFA ( pour une prévision de 313 901 500 FCFA correspondant au quart de la prévision annuelle) y compris 32 579 746 FCFA de dotation aux amortissements. Le résultat du premier trimestre 2005 de l’AGETIPE était de 41 423 888 FCFA hors dotations aux amortissements.

On s’évertue à présenter les procès engagés contre l’AGETIPE comme étant de mon fait.  Le premier procès que j’ai eu à gérer dès ma prise de fonction était celui intenté par mon prédécesseur contre l’AGETIPE pour licenciement abusif. Est-ce moi qui ai licencié mon prédécesseur ??? Et ce sont les responsables de ce licenciement qui veulent aujourd’hui magnifier une gestion qui leur a servi hier de motif !!! C’est vrai que dans le mali d’aujourd’hui le ridicule ne tue pas.

Ce procès a coûté à l’AGETIPE 116 985 429 FCFA.

Il est important de signaler (et cela est également vérifiable) que pendant ma gestion j’ai signé 1486 contrats sur lesquels seuls 3 (mais c’est déjà 3  de trop) ont débouché sur un procès. Tous les 32 autres procès concernent des contrats signés avant mon arrivée à l’AGETIPE et dont les motifs de litiges (souvent fallacieux) remontent pour la plupart avant ma prise de fonction. ( Il existe une fiche technique détaillée pour chaque litige mais on se gardera bien de les évoquer).

Je me félicite d’avoir créé une trentaine d’emplois supplémentaires à l’AGETIPE et d’avoir mis en place la première grille salariale de l’AGETIPE en concertation avec le personnel et approuvée par le Conseil d’Administration. Cette grille qui a permis d’aplanir les inégalités criardes de salaire a par ailleurs vu le doublement de la plupart des salaires. Cette  grille a été révisée en 2005, toujours en concertation avec le personnel et le Conseil d’Administration. Je me félicite d’avoir rehaussé le capital décès du personnel subalterne de 5 000 000 de FCFA à 20 000 000FCFA et d’avoir substantiellement augmenté celui de l’ensemble du personnel à l’exception du Directeur général (nom pas par ce que je le crois immortel !). Je me félicite d’avoir épongé les montants qui étaient dus par l’AGETIPE au fonds social du personnel et qui n’avait pas été versé pendant toutes les années antérieures à ma gestion.

Les augmentations d’effectifs, qui étaient consécutives à un accroissement d’activité, et les augmentations de salaires n’ont pas empêché de faire des résultats qui ont permis de construire sur financement propre (et sans aucun emprunt bancaire) le siège actuel mettant ainsi le personnel dans les conditions idéales de travail et soustrayant par la même occasion près d’un milliard de FCFA de la convoitise des prédateurs. Je me félicite que ce siège ait été entièrement conçu et construit par des bureaux et entreprises maliennes, prouvant ainsi que la rigueur est le seul gage de la qualité des prestations.

J’ai eu le bonheur de prendre fonction juste après les vérifications effectuées par une mission du contrôle général d’Etat concernant la période allant du 01 novembre 1997 au 30 juin 2000. J’ai également eu la chance de recevoir une autre mission du contrôle général d’état concernant la période de ma gestion allant du 01 juin 2001 au 26 avril 2004. Les rapports de ces deux missions de contrôle existent et m’éviteront de rentrer à ce niveau dans une polémique stérile. Après mon départ le Vérificateur Général a semble-t-il également procédé à des vérification !

La gestion a ses règles et le « parachutage » ses limites !

De juin 2001 à juillet 2005 tous les budgets annuels ont été adoptés par le conseil d’administration et tous les comptes financiers ont été certifiés par le commissaire au compte (cabinet MAECO) et approuvés par l’Assemblée Générale. Faudrait-il préciser que le commissariat au compte bien que prévu par les statuts n’avait jamais existé par le passé.

De juin 2001 à juillet 2005 un rapport d’activité trimestriel contenant un état d’exécution budgétaire a été produit tout les trimestres et soumis à l’approbation du conseil d’administration avant d’être envoyé à l’ensemble des partenaires (maîtres d’ouvrages et bailleurs de fonds) ; ces rapports existent de même que les traces de leur transmission aux partenaires et les procès verbaux des Sessions d’approbation du Conseil d’Administration.

De juin 2001 à juillet 2005 j’ai signé avec les Maîtres d’Ouvrages 106 conventions de Maîtrise d’Ouvrage Déléguée pour 68 235 344 452 F CFA (la liste détaillée est disponible) et signé 1486 contrats avec les différents prestataires pour un montant de 83 415 818 996 F CFA (la liste détaillée est disponible).

Il est vrai également que de juin 2001 à juillet 2005 j’ai engagé une véritable croisade pour barrer le chemin aux pratiques mafieuses aux ramifications insoupçonnées ! Et cela ne vous amène pas que des amis ! L’étau se resserrait inexorablement autour de certains agents qui auraient été, à coup, sûr licenciés et qui aujourd’hui ont été promu à des postes stratégiques ! Des entreprises Maliennes comme GME, EGENEB- BTP et GEC entre autres pourront témoigner des manigances dont elles ont fait l’objet au profit d’entreprises étrangères. La tentative avortée dans l’attribution des marchés de la construction du siège de l’AGETIPE est également édifiante.

On me reproche d’être « rigide » et « va-t-en tribunal » ! Cela n’est pas exact puisque lorsqu’il a fallu négocier pour de justes causes je l’ai toujours fait et cela a par exemple permis d’avoir un dénouement heureux pour les redressements fiscaux de près de 2 milliards de F CFA , que j’ai trouvés en arrivant, permettant ainsi de faire à l’AGETIPE une économie de 1 milliard 800 millions.

Mais je ne suis pas un voleur et ce que je ne fais pas et ne ferai jamais c’est de transiger avec les voleurs et les pilleurs de ce pays, même si cela doit me coûter mon poste qui, à vrai dire, représente très peu pour moi comparé à mon honnêteté, mon honneur et ma dignité. Je préfère de loin pouvoir continuer à me regarder en face sans « ROUGIR » et à marcher la tête haute !

Non ! les raisons de mon départ sont ailleurs et le litige étant pendant devant les tribunaux, je me garderai pour le moment de révélations par le menu détail à ce sujet.

Non ! la cause de la méfiance actuelle des maître d’ouvrages et des bailleurs est connue. Un des principaux bailleurs de fonds ne l’a-t-il pas précisée en termes très clairs au Département de tutelle. En tout état de cause une simple petite enquête de moralité sur certains membres influents du Conseil d’Administration actuel sera très édifiante. Les voisins constituent semble-t-il, même dans l’eau delà, des mines privilégiées de renseignements. Les bailleurs ont, en plus de leur argent, des oreilles des yeux et surtout des cerveaux ! Et franchement il n’est pas difficile de savoir qui est dans ce pays.

J’aurais bien voulu garder la réserve habituelle qui me caractérise, mais, comme le disaient des journalistes pour lesquels j’ai eu beaucoup d’estime, « il y a certaines baves qu’il faut essuyer ne serait ce que par souci d’hygiène ».

Les chiffres que j’avance ne sont pas le résultat d’une imagination fertile ni le «  petit lapin » sorti du chapeau d’un « enchanteur » du dimanche ; je suis disposé à les soutenir en débat public et contradictoire sur « notre télévision nationale » avec preuves à l’appui. Et Dieu sait que les preuves j’en ai (écrites, radio et audiovisuelles) et en lieu sûr !!!

Pourquoi veut on réveiller le chat alors qu’il ne dort pas ?

ISSABRE Ousmane

 

Dr Ingénieur en Science et Techniques du Bâtiment

 

De l’Ecole Nationale  des Ponts et Chaussées de Paris

 

 

 

 

Prévention et gestion des conflits 

 

Les femmes s’exercent !

 

Le Centre Aoua Kéita a abrité du 5 au 6 décembre dernier un atelier sur le partenariat global pour la prévention des conflits armés.

 

La cérémonie d’ouverture qui était placée sous la présidence du ministre de la Sécurité intérieure et de la protection civile, le colonel Sadio Gassama, a également enregistré la présence de Mme Fatoumata Maiga, Présidente de l’Association des femmes pour les initiatives de paix, et point focal Wanep, et de M. Oury Traoré, Directeur exécutif du réseau. L’objectif de l’atelier est d’élaborer un partenariat entre les organisations de la société civile en vue de prévenir les conflits armés. C’est au sein du réseau ouest-africain pour la construction de la paix (Wanep), que ce partenariat global sera noué. Le Wanep est une organisation non gouvernementale créée en 1998 qui a son siège à Accra. Aujourd’hui, il abrite plus 450 organisations membres etest  présente dans 12 pays de la sous-région ouest- africaine. Le colonel Sadio Gassama a souligné l’importance du thème. La paix est ce qu’il y a de plus précieux, dit-il, car associée à la vie, au développement durable et à l’épanouissement de l’être humain. Le concept est sans doute novateur en matière de sécurité humaine, mais c’est une réponse directe pour promouvoir la paix et la sécurité, et au défi des conflits violents au 21ème siècle, parce que privilégiant la prévention, a ajouté le ministre. Avant de révéler la responsabilité qu’ont les gouvernants de protéger les citoyens et d’empêcher la violence et qui ne peuvent accomplir cette mission qu’en partenariat avec les organisations de la société civile. Mme Maïga a d’abord exprimé toute sa satisfaction pour l’organisation de l’atelier dans notre pays. Elle a ensuite précisé que son association a de bons rapports de collaboration avec le réseau ouest-africain et a participé à chaque fois aux activités régionales ou internationales et nationales de Wanep. L’oratrice  a annoncé que grâce au programme du réseau des femmes pour l’édification de la paix en Afrique, 20 femmes de Bamako et de Gao ont été formées en gestion de conflits communautaires en avril 2004.

Ousmane Coulibaly

 

 

 

Programme du développement institutionnel

 

Les Journalistes et chargés de communication ciblés

 

Le ministère de la Fonction publique, des réformes de l’Etat et des relations avec les institutions, a organisé une journée d’information sur le développement institutionnel à l’intention des journalistes et des chargés de communication. C’était le lundi 4 décembre dernier à l’hôtel Nord sud. La cérémonie d’ouverture a été  présidée par le ministre Badi Ould Ganfoud. On y notait la présence de Ousmane Oumarou Sidibé, ancien ministre, Commissaire au développement institutionnel.

 

Cette journée de sensibilisation et d’information a regroupé les journalistes, les animateurs des radios communautaires et les chargés de communication des départements ministériels.

Le ministre Badi Ould Ganfoud a indiqué qu’il s’agit de sensibiliser et de doter les acteurs des médias d’outils d’information pour une meilleure appropriation du programme de développement institutionnel. Selon le ministre, cet atelier est très capital pour véhiculer les messages du Pdi et pour mieux informer la population sur le développement institutionnel, gage d’un moyen de développement durable du pays.

L’accès à l’information de tous les usagers est une priorité pour le gouvernement afin que le Pdi relève le défi, d’où l’importance d’associer les médias en général  a- t-il expliquer.   

 

 Au cours de cette journée, il a été question de faire le bilan du parcours du Pdi et du Programme d’appui à la réforme administrative et à la décentralisation (Parad). Noël Diarra, cadre au Pdi, dans son exposé a fait ressortir les objectifs qui sont classés en deux groupes : l’objectif global  qui vise à créer les  conditions d’un développement durable à travers des structures administratives stables, performantes et crédibles ; les objectifs spécifiques qui visent à adopter l’organisation de l’administration à l’évolution politico- institutionnelle afin de corriger ses incohérences structurelles, accroître son efficacité ; renforcer la gestion publique en vue d’améliorer quantitativement et qualitativement les services offerts aux populations; mettre les préoccupations des usagers au cœur de l’action administrative afin de redonner une légitimité à l’Etat et renforcer le processus démocratique. Les  interventions d’Alkéïdi Touré du Cdi, ont porté sur le Parad, il a fait ressortir les différentes composantes du Parad, les difficultés auxquelles ils sont confrontés et les orientations pour l’année 2007 sur le planning de financement.

Drissa Togola   

 

 

 

4ème Conférence internationale sur la grippe aviaire

 

L’Afrique attend 378 milliards de Fcfa !

 

Le Centre international des conférences de Bamako abrite depuis hier mercredi la 4ème  Conférence internationale sur la grippe aviaire. Prévue pour durer trois jours, cette rencontre qui réunit quelque cinq cents participants dans notre capitale a débuté par une réunion préparatoire suivie en principe ce jeudi d’une réunion des ministres. C’est vendredi que les travaux seront  bouclés avec la conférence des donateurs. 700 millions de dollars us, soit environ 378 milliards de Fcfa sont attendus sur trois ans par l’ensemble des pays africains  pour leur permettre de lutter efficacement contre la grippe aviaire.

 

Le ton a été donné par le Dr Modibo Tiémoko Traoré, Directeur du bureau interafricain des ressources animales lors d’une conférence de presse qu’il a animée  la veille de l’ouverture de la conférence. A la faveur de l’ouverture de la réunion préparatoire présidée par le ministre malien de l’élevage et de la pêche, Oumar Ibrahim Touré, M. Traoré a indiqué que les besoins en matière d’attentes sont considérables pour le continent africain qui n’a d’autres choix de prévenir constamment l’épizootie. Selon lui, le continent africain est depuis février 2006 infecté par le fléau. Les foyers de grippe aviaire ont déjà été enregistrés dans huit pays (le Nigeria, le Niger, la Côte d’Ivoire, le Burkina, le Djibouti, l’Egypte, le Soudan, Cameroun) provoquant la mort et la destruction de près de 15 millions de volatiles, causant une désolation sans précédent parmi les éleveurs et entraînant une chute drastique de la consommation des produits aviaires sur le continent.

 

Des mesures de restriction commerciale dans les échanges ont été imposées aux pays infectés. Le Dr Traoré s’est réjoui après tout du très faible cas de contamination humaine enregistré jusque-là. Mais, pour lui, ce n’est pas une raison de baisser la garde. Loin s’en faut. Car, la situation épidémiologique générale de la grippe aviaire est tout autre. Avec des taux de mortalité souvent supérieurs à 60 % dans les cas humains de la maladie, le virus H5N1 fait montre d’un potentiel d’adaptation élevé vis-à-vis de l’homme, avec un risque de mutation génétique tout aussi redoutable dans la phase pré - pandémique actuelle, a souligné le Dr Traoré. Le ministre de l’Elevage a, quant, à lui estimé que, depuis l’apparition des premiers foyers en Afrique, la situation peut être jugée préoccupante et nécessite, dès lors, un soutien significatif des partenaires au développement.

Pour ce faire, il a souhaité que la conférence de Bamako puisse permettre la mise en place de plans d’actions bien ficelés aux niveaux régional et mondial, de même la mobilisation des ressources additionnelles pour le financement des programmes de prévention et de lutte contre l’influenza aviaire. Rappelons que les objectifs de la réunion préparatoire d’hier étaient de fournir un état des lieux actualisé des foyers provoqués par le virus H5N1 dans le monde, des risques de transmissions, ainsi que les progrès enregistrés depuis les conférences de Pékin et de Vienne, fournir les dernières informations sur les stratégies en matière de communication, de compensation et de vaccination en rappelant les conclusions des différentes réunions techniques, notamment l’importance de construire des plans nationaux d’action  intégrés, coordonnés aux niveaux régional et global ; permettre aux pays de présenter leurs stratégies, objectifs et réalisations concrètes en matière de lutte contre l’épizootie et de préparation à une pandémie.

Pour lutter efficacement contre la pandémie dans 53 pays africains, 700 millions de dollars us sont estimés comme besoins par le bureau interafricain des ressources animales. La réunion des donateurs est donc très attendue.

Alhassane H.Maïga

 

 

 

 

Présidentielle 2007

 

IBK lance sa campagne ce samedi ?

 

Revue de troupe ou lancement de la campagne du candidat Ibrahim Boubacar Kéïta pour la présidentielle du 29 avril prochain? En tout cas, le Rassemblement pour le Mali veut prouver ce samedi au Stade Modibo Kéïta de Bamako qu’il reste une force politique capable de tenir la dragée haute à toute autre force politique du pays. Réussira t-il ? Rien n’est moins sûr.

 

Un véritable défi pour les organisateurs  qui, après un premier meeting avorté le mois dernier comptent cette fois-ci mettre les bouchées doubles à cinq petits mois de la présidentielle. Au Qg des Tisserands, c’est le branle-bas de combat et, l’engouement des cadres est perceptible à tous les niveaux, de la direction qui coordonne toutes les activités aux sections et sous-sections de la capitale et ses environs impliqués dans les préparatifs. Tout semble être calé pour réussir la mobilisation de samedi.

Sauf fausse note, les Tisserands comptent rééditer l’exploit des élections de 2002, au temps de ‘’Espoir 2002’’ où le Stade du 26 mars avait refusé du monde. Apparemment, l’objectif des Tisserands est de faire le plein de l’un des plus grands stades du pays. Une façon de mettre en garde le camp d’en face. Lequel camp est  déjà accusé par  les Tisserands de vouloir frauder. Car, pour eux, le fait que le Rpm ne soit représenté à la Ceni cache bien de choses.

 C’est d’ailleurs un des sujets du  meeting que le président du parti, Ibrahim Boubacar Kéïta, va certainement aborder. Les responsables du parti voient en ce meeting un véritable test à quelques encablures des élections générales de 2007.

Pour ce faire, tous les moyens financiers sont mobilisés en vue d’atteindre le premier objectif que le parti s’est fixé : l’élection de Ibk à la présidentielle. En tout état de cause, ce premier rassemblement des Tisserands annoncera clairement les ambitions d’un Ibk abandonné par ses alliés d’hier.

Ainsi après l’Asma de Soumeylou Boubèye Maïga, dont la candidature est de plus en plus plausible, c’est Ibk qui est attendu pour alimenter une scène politique qui commence à annoncer ses véritables couleurs.

Après le meeting du Rpm, rien n’empêche plus le camp adverse animé par une armada de poids lourds et de partis politiques d’enfoncer le clou.

Les amis du président de la République, dont le zèle n’est plus à démontrer, réagiront certainement au meeting des Tisserands considérés comme les véritables opposant du pouvoir.

Alhassane H.Maïga

 

 

Suspension de Soumeylou

 

La section III Adema s’opposerait

 

La section III de l’Adema Pasj du District de Bamako aurait opposé un niet catégorique à la mesure de suspension infligée à Soumeylou Boubèye Maïga et certains de ses camarades notamment, Ibrahim Abba Kantao, Issa Diarra et El Mehdi. La décision de ne pas entériner la sanction prise par le CE aurait été prise au cours de la réunion tenue à ce sujet mardi dernier. Selon notre source, les conclusions de ladite réunion  devraient tomber incessamment sur le bureau du secrétariat permanent du parti, ce jeudi en principe, sous la forme d’une correspondance.

 la Conférence nationale, apprend-on dans les coulisses de la réunion, n’a pas vocation à entériner des sanctions.

Vrai ou faux ? Affaire à suivre.

Sory Haïdara

 

 

Un Malien de France nous écrit

 

Une délégation suspecte à Paris pour réviser les listes électorales

 

Je viens auprès de votre journal pour vous prendre à témoin de la fraude que les autorités maliennes préparent pour l’élection présidentielle de 2007.

 

En effet, il y a une Commission administrative qui siège au consulat du Mali à Paris depuis plusieurs mois et c’est cette Commission qui a en charge de réviser les listes électorales, y compris dans les juridictions qui relèvent de l’ambassade du Mali en France.

En 1992, 1997 et 2002, la Commission administrative composée des partis politiques et de la société civile, s’est déplacée pour aller recenser les Maliens de  l’Espagne, du Portugal et d’autres pays où le Mali n’a pas d’ambassade ou de Consulat.

Mais cette année, curieusement, c’est une Délégation venue de Bamako avec un budget de 15 millions de nos francs qui se charge de la mission confiée à la Commission administrative. Le Mali est-il devenu une république bananière sous ATT ? Est-ce parce qu’on est convaincu que les Maliens de France ne voteront pour le candidat ATT et que pour ne pas humilier ce dernier, cette tâche a été confiée à une délégation du mouvement citoyen qui joue le rôle des partis politiques.

Avec son soutien à la nouvelle loi de l’immigration qui est une politique contre les immigrés Maliens et sentant une défaite cuisante, le président ATT a mis  en place à partir de Bamako un système de fraude pour sauver l’honneur. Les Maliens de France ont vomi le régime d’ATT. En France, le bourrage est pratiquement impossible et les acteurs associatifs et politiques sont avisés, les voix obtenues seront des vraies voix.

Le ministre citoyen, Hamet Diane Semega, avec la complicité de l’ambassade et du consulat, sensibilise les Maliens de France avec une promesse d’électrification des villages les plus reculés du Mali. On ne peut pas comprendre que des ministres soient envoyés pour battre campagne?

Comme par hasard, après plus de 4 ans de pouvoir, le ministre citoyen pense à nos expatriés pour parler de l’énergie sous la table. En retour, ATT est le candidat idéal. Promesse de campagne. ‘’Votez pour ATT, par la suite votre village sera électrifié’’

 

Quelle honte de la part d’un ministre de la République ? Que Dieu préserve ce grand pays qui traverse une des périodes les  plus tristes depuis l’accessionde notre pays à  l’indépendance !

Questions  à Maître Mountaga Tall,

 

1er Vice Président de l’Assemblée nationale

Est-ce vrai que vous êtes Avocat de l’Etat  malien depuis 2002, c’est à dire depuis l’arrivée au pouvoir du Président ATT ? Nous avons appris votre séjour en France pour préparer une offensive judiciaire contre les présumés auteurs du livre ‘’ATT-cratie…’’. Même s’ils déplacent le siège du service des renseignements généraux à Paris, ils ne connaîtront jamais les auteurs de ce livre. 

Maître, votre mission en France entre t-elle dans le cadre de votre rôle comme avocat du Mali? Avez-vous informé  l’opinion malienne que depuis 2002, vous avez perçu 750 millions comme avocat du Mali sans rien faire soit 150 millions par an ? Maître,  vous êtes un brillant avocat.  Pensez-vous que  le contribuable malien moyen ne doit pas savoir que vous êtes avocat de la république du Mali ? Nous comptons sur votre  intégrité intellectuelle et morale  pour éclaircir nos compatriotes.

Ousmane  Diallo

 

Président de l’Association le Mali de Demain Mantes la Jolie  France

 

 

Entre Nous

 

ATT et les paradoxes. Le titre de la ligne de mire du quotidien de l’ACI 2000, dans sa parution de lundi dernier en dit long sur la personnalité du Général Amadou Toumani Touré. El Hadj Saouti Labass Haïdara qui aurait pu parler directement ‘’paradoxe ATT’’ a certainement choisi de ne pas tout dire. Entre le rassembleur-en théorie- et le diviseur. L’autre paradoxe lié à l’homme du 26 mars, date à laquelle il est apparu dans l’histoire de notre pays, c’est qu’il n’a jamais réussi à incarner ce grand homme d’Etat qu’il aurait pu être. Avant lui, aucun chef d’Etat du Mali n’avait eu autant de préjugés favorables à son arrivée aux affaires, pas même le très charismatique Modibo Kéïta. A ce jour encore, ATT reste le seul malien à avoir réussi à faire l’unanimité autour de sa personne.

En effet, personne n’a trouvé à redire lorsque sur les antennes de Rfi, il a été présenté comme celui qui venait de mettre fin au KO. La technique qui consistait à mettre en première ligne le moins compromis ou le plus intègre des hommes et femmes ayant exercé de hautes fonctions sous le régime politico-militaire du général Moussa Traoré s’est avérée payante. Ceux- là, qui ont jeté leur dévolu sur sa personne le soir du 26 mars savaient d’avance qu’il aurait fait l’unanimité. L’histoire leur a donné raison. Qui a dit que Kafougouna n’était pas un grand stratège ?

A l’annonce de la chute de Moussa, quelle ne fut la joie des millions de Maliens qui voyaient en ce modeste officier supérieur le profil de l’homme correct et intègre qu’il fallait à cette place, à ce tournant décisif et combien important de l’histoire politique de notre pays. Un homme nouveau tenant ferme le gouvernail d’un bateau qui se cherche et qui cherche son chemin. Surtout que les jours qui ont précédé le coup d’Etat, la fièvre ‘’révolutionnaire’’ qui s’est emparée de la population a eu des conséquences très fâcheuses sur le tissu social. Les casses et les incendies étaient encore légion, comme si l’héritage du régime devait disparaître. Du mythique officier, aimé et adulé de l’ensemble de ses compatriotes, les Maliens attendaient une mise au pas ferme pour remettre le plus vite possible l’Etat sur pied. En invitant ses compatriotes à arrêter avec la surenchère et à regarder la réalité en face puisqu’ils avaient fini par obtenir plus que la satisfaction de leur soif de démocratie et de liberté : la gestion directe par eux –mêmes de leur propre destin.  Un tel discours, qui aurait pu amener plus d’un sur terre, n’a pas été tenu. Certains observateurs croient déceler là la cause de l’incompréhension entre son premier ministre, Soumana Sacko moins complaisant et lui. Deux hommes, deux caractères, de styles diamétralement opposés. Autant Soumana est ferme autant son chef est tendre, tout doux, tout doux avec tout le monde. Beaucoup en ont profité pour obtenir tout ce qu’elles voulaient, même illégalement.  En revenant 10 ans après aux affaires, nombreux sont les Maliens à avoir espéré qu’avec ATT ça pourrait aller mieux qu’avec les politiques, puisque, après tout, il leur avait laissé plus de bons que de mauvais souvenirs.

Mieux, de son bureau à la villa N°2 de la Cité administrative, Amadou Toumani Touré n’avait-il pas eu l’occasion et le temps d’observer son peuple et les hommes qui le gouvernaient ? Il savait pertinemment ce qu’il devait faire : repenser les plaies ouvertes tout au long des 10 années antérieures, réconcilier, remettre les Maliens au travail, combattre la corruption, le népotisme, les trafics d’influence. Loin de reconstruire, le système mis en place s’attache à démolir ce pour quoi les Maliens se sont battus, le multipartisme. De la gouvernance démocratique, le très démocrate officier revenu au pouvoir substitua le consensus selon sa vision. Le partage des postes ministériels ne s’est jamais effectué selon les bons critères de quotas. Les transhumances honteuses et humiliantes pour notre démocratie pompeusement citée comme modèle, aussi bien dans les rangs des députés que ceux des ministres, se comptabilisent dans ses échecs. Il aurait dû les décourager au lieu de faire semblant de n’y être pour rien.

Les partis politiques, soucieux de la paix et de la cohésion sociale et qui ont tout enduré avec lui, ont été les plus humiliés. Des strapontins distribués ça et là. Une longue procession pour une sébile même pas pleine à moitié. C’est ainsi que l’Adema et le Rpm, les deux illustres formations politiques, fortes de plus des deux tiers d’élus nationaux, se contenteront et jusqu’à ce jour de seulement 4 ministres, deux pour chacun. Représenté au parlement par un seul élu, le Parena se verra attribuer un ministère. Même quota pour le Mpr qui, pourtant, se targue de quatre élus. Avec ses 13 députés, le Cnid se contentera jusqu’en mai 2004 de deux ministres avant de se voir soulager du poste occupé par Modibo Diakité. Le gros lot, dans tous les cas, est demeuré au Mouvement citoyen dissimulé sous le label de Société civile. Au four et au moulin pour éradiquer les effets de la disette rampante, le président ATT se contenta curieusement de dénoncer, comme un simple citoyen, des délits d’initiés avérés. Les auteurs sont connus et continuent de narguer le peuple. ‘’No bouging !’’. Au même moment, des châteaux sortaient de terre et des magasins de riz ouvraient leurs portes.  Les négociations entamées en dehors du pays avec des bandits armés, ont notablement pesé sur les  rapports entre le chef, ancien général d’armées et son peuple qui s’est senti abandonné à son sort car s’attendant à ce que l’Etat s’affirme. Les exemples foisonnent. Aujourd’hui, avec du recul, les Maliens pensent et à raison d&r

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Publié dans lechallenger

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