ACADEMIE D'enseignement de Bamako Rive Droite

Publié le par lechallenger

‘’Académie d’enseignement de Bamako Rive Droite

 

 

La «Dame de fer» jette le masque !

 

 

Depuis le 11 octobre 2006, grande a été la surprise des parents d’élèves et des élèves de l’Académie de la Rive Droite de Bamako de constater à travers une lettre circulaire signée de la Directrice , Mme Togola Diama Cissouma, que tout transfert était désormais interdit entre des établissements de son Académie. La raison invoquée par la Directrice  est: «une meilleure gestion des flux».

 

Cependant, il ressort de l’analyse des parents et des élèves une dénégation d’un droit reconnu et accepté par les textes de la République. Réputée «dame de fer» à cause de son «intégrité» cette directrice surprend pourtant plus d’un parent qui voyait en elle un espoir certain dans la recherche de l’excellence, la lutte contre la médiocrité et l’immoralité à l’école.

 

Qu’est-ce qui peut motiver une telle décision en ce moment précis de l’année scolaire ? Qu’est-ce qui peut justifier ce refus du droit au transfert ? Pourquoi attendre jusqu’à cette date pour refuser les demandes «dites de proximité» lorsqu’on sait qu’une semaine avant, d’autres demandes de cette nature ont été signées par la même personne ? Est-il besoin d’être pédagogue aguerri, Docteur de son état pour comprendre que le choix du cadre de travail, des conditions de travail est un facteur déterminant dans la réussite des enfants qui, à coup sûr, constituent l’avenir et le devenir de notre nation ? Cette décision tient-elle compte des motivations de l’élève ? Lorsqu’on refuse aux parents et aux élèves la possibilité d’échapper aux effectifs pléthoriques, à la double vacation, aux professeurs incompétents…ne sommes-nous pas en train d’accorder une prime à la médiocrité, à la misère intellectuelle, à la baisse tendancielle du niveau des élèves ?

 

Notre système éducatif ne grandira pas en prenant en otage des libertés fondamentales et inaliénables. Il aura contribué à créer les conditions d’un enseignement de qualité, d’une meilleure formation en favorisant les règles de neutralité dans la libre circulation des élèves entre les établissements. Ainsi les écoles, en se dotant des moyens d’évaluation, de suivi et de contrôle, seront des destinations privilégiées. Cette neutralité pourrait contraindre toutes les écoles à aller vers des systèmes pédagogiques innovants et des résultats mérités et probants.

 

Pour notre part, toute légèreté dans la prise des décisions touchant à l’avenir des enfants du Mali doit être dénoncée avec véhémence et tout silence dans ce sens ne peut être que coupable. Aussi y’a-t-il lieu de s’interroger sur le caractère spontané, précipité de cette décision «à la Diama Cissouma  ».

 

 

 Alhassane H Maïga

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