Concertations nationales sur lemploi Créer une synergie entre les acteurs !
Concertations nationales sur l’emploi Créer une synergie entre les acteurs !
Les rideaux sont tombés le mercredi 11 octobre dernier au Centre international des conférences de Bamako sur les concertations nationales sur l’emploi. Présidée par le premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, la rencontre a enregistré la présence de plusieurs ministres, dont Mme Ba Awa Kéïta et S.E Mr Moctar Ouane. On notait également la participation du Directeur adjoint du bureau sous-régional du Bit à Dakar, Dramane Haïdara. La rencontre aura sans doute comblé les attentes du département de l’emploi, principal organisateur et de tous les acteurs qui oeuvrent dans le secteur.
Pendant deux jours, les participants se sont attelés à mesurer le chemin parcouru et partager les préoccupations de la base afin que
Préoccupation mondiale, le problème de l’emploi est une priorité pour tous les pays du monde. Ceux du sud comme du nord.
Dans son intervention, le Directeur adjoint du Bit a rappelé que le monde est frappé par une crise de l’emploi sans précédent à un moment où chaque individu aspire à occuper un emploi décent. Avant de mettre en exergue ce qu’il appelle les cinq priorités identifiées par l’Oit pour la promotion de l’emploi. Au nombre de ceux-ci, le changement du paradigme 8, les exigences de la croissance économique, la compétitivité des entreprises, les niveaux de qualification, et le partenariat autour de l’emploi.
Le premier ministre, Ousmane Issoufi Maïga, dans son discours d’ouverture des travaux, a relevé que l’importance de l’emploi sur le plan de la stabilité sociale et de l’économie des ménages a amené le gouvernement du Mali à en faire un problème de sécurité nationale.
C’est pourquoi, a-t-il poursuivi, les réponses opportunes à la lutte contre la pauvreté et l’exclusion résident dans la création d’emplois décents et durables au profit du plus grand nombre des citoyens maliens. Il a, enfin réitéré l’engagement du gouvernement à améliorer les conditions de vie des Maliens par la création d’emplois décents et durables.
Au cours des travaux, une communication de
Ainsi les discussions ont porté sur les sept objectifs contenus dans le document, à savoir : conforter et sécuriser les emplois privés existants et améliorer les performances dans l’emploi public, réduire le chômage et le sous emploi en créant des emplois et en intensifiant les activités, accroître la demande de main d’œuvre grâce au développement du secteur privé.
Il s’agit aussi d’améliorer l’offre de main d’œuvre grâce à une formation et qualification adaptées aux besoins, de généraliser la promotion de l’emploi local en tenant compte des spécificités régionales et en privilégiant le recours à la haute intensité de main d’œuvre, de favoriser l’amélioration des conditions de travail dans les différents domaines d’emploi, de rechercher à terme l’unification du marché du travail.
Soulignons également que l’un des temps forts de ces assises a été consacré aux conclusions du Sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine sur l’emploi et la réduction de la pauvreté soumises à l’analyse des participants.
Répartition des rôles
A la lumière des discussions, les différents acteurs ont insisté entre autres sur une répartition des rôles et sur la nécessaire recherche de synergie entre les différents intervenants pour éviter des chevauchements malencontreux dans les activités et les dédoublements inutiles dans la mise en œuvre de la politique nationale de l’emploi.
Plusieurs recommandations ont enfin sanctionné les travaux. Au nombre de celles-ci, le renforcement du cadre législatif et réglementaire favorable à l’emploi et à la formation professionnelle notamment l’apprentissage ; la création d’une synergie entre les différents acteurs et parties prenantes à la mise en œuvre de la politique nationale de l’emploi ; la promotion de l’emploi tant en milieu urbain que rural.
Ou encore la définition d’un cadre avant-gardiste pour la mise en œuvre de la recommandation des Nations unies relatives au droit à la dignité pour les personnes handicapées surtout par la garantie d’un accès à l’emploi, l’appui et le soutien à l’éclosion des initiatives locales d’emplois dans le cadre d’un développement local durable entre autres.
Clôturant les travaux, le ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle, Mme Ba Awa Kéïta, a d’abord remercié tous les participants avant de déclarer que les deux jours de travaux ont permis d’apprécier certaines actions dans la mise en œuvre, déploré certaines insuffisances et enregistré le témoignage d’acteurs sur le terrain.
Alhassane
H Maïga