accords d’Alger

Publié le par lechallenger

Un citoyen à propos des accords d’Alger

‘’De Kayes à Kidal, le Mali

appartient au peuple malien’’

Il n’est nullement besoin de rappeler que le Mali, notre patrie, a une diversité ethnique considérable. Mais, face à certains comportements déplorables, à la maladroite appréciation des situations par nos élites, à l’esprit régionaliste non avoué mais connu, nous nous obligeons de mettre les points sur les «I» puisque nous croyons cela nécessaire.

e Kayes à Kidal, le Mali appartient au peuple malien. Nul n’a le droit de développer un sentiment d’ethnocentrisme exacerbé qui nous plongerait dans un séparatisme incontrôlable. La devise : un peuple - un but - une foi ne doit être ignorée par qui que ce soit.

Ces derniers temps, le peuple malien a assisté malheureusement à un acte historique qui interpelle la conscience de tous car consacrant la division passive et progressive de notre chère nation: «L’Accord d’Alger». Sans logique ni autre fondement que la honte et la lâcheté, il symbolise le virus de la dislocation qui est sur le point d’affecter le Mali.

De l’indépendance à nos jours, aucun régime n’a osé s’aventurer de la sorte avec des bandits, aucun gouvernement n’a pris le risque d’opposer le peuple au peuple.

Tout se passe comme si nous étions dans une autocratie où seule la vision d’un individu compte.

Je condamne ces accords non pas par égoïsme mais par patriotisme et par crainte d’assister à une situation similaire au Congo, en Côte d’Ivoire, en Somalie etc.… qui vivent dans une anarchie constitutionnelle et institutionnelle.

Je m’adresse à nos dirigeants auxquels le tout puissant a confié notre destin temporellement : aucune ethnie n’est sociologiquement plus valeureuse qu’une autre. Nous sommes dans une république et une république est une chose publique qui doit être gérée publiquement.

Puisque l’avenir appartient à la jeunesse, j’interpelle les jeunes afin qu’ils refusent d’être de simples spectateurs de l’évolution socio-politique d’un pays aussi respectable comme le nôtre de par son histoire et les grands hommes qui ont fait sa fierté.

Les lois constitutionnelles qui servent à tous égards de repère devraient indéniablement prévaloir sur l’option de l’arrangement par sentiment. Notre fierté nationale s’étend de Kayes à Kidal. C’est pourquoi je dis : ‘’non à la mégalomanie !’’   

Baba

Traoré**Etudiant

à la Flash

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