Abolition des frais scolaires

Publié le par lechallenger

Des propositions plus concrètes attendues à Bamako

 

 

L’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (Adea), l’Unicef, la Banque mondiale et le ministère de l’Education ont animé un point de presse, vendredi dernier, dans la salle de conférence dudit département. La conférence était animée par M. Mamadou Ndoye, Secrétaire exécutif de l’Adea, Atu Seck, représentant de la Banque mondiale, Dina Craissati, Conseiller en éducation à l’Unicef et Bonaventure Maïga, représentant du ministère de l’Education.

 

L’objet de cette importante rencontre portait sur la tenue, du 19 au 22 juin prochain dans notre capitale, de la conférence internationale sur l’abolition des frais scolaires. Les conférenciers ont expliqué que l’abolition des frais scolaires ne concerne pas seulement des droits d’inscription mais qu’elle est un processus qui doit tenir compte de tout un éventail de dépenses incombant aux familles dont les enfants sont scolarisés.

 

Il s’agit des droits d’inscription, des fournitures et uniformes, de la contribution des parents d’élèves, des transports, des salaires des enseignants et autres charges pesant sur les foyers les plus démunis.

 

 Les Etats doivent engager des analyses sociales rigoureuses et faire en sorte « qu’aucun enfant ne se voit refuser l’accès à l’école au motif qu’il n’a pas les moyens ou pour raison financière », a indiqué M. Mamadou Ndoye. Les conférenciers ont ensuite assuré que cette abolition n’est pas une mesure isolée mais s’inscrit dans les plans nationaux d’éducation.

 

 Lorsqu’elle est appliquée dans un cadre rationnel de politique éducative et de développement, ont-ils dit, elle peut être un catalyseur pour détecter les inefficacités des réformes.  D’après les conférenciers, la rencontre de Bamako vise davantage à inciter les pays à s’attaquer aux problèmes de mise en œuvre des processus durables d’abolition des frais scolaires.

 

 Elle s’est fixée pour objectifs : de parvenir à une meilleure compréhension des possibilités et des mécanismes de planification d’une éducation de qualité ; d’assurer la pérennité financière dans les processus d’abolition des frais scolaires ; de discuter du guide opérationnel de l’initiative SFAI ; de rendre les propositions des pays plus concrètes ; d’élaborer des stratégies et des politiques d’appui aux initiatives d’abolition et de renforcer le dialogue politique autour des obstacles financiers à l’accès à l’éducation.

 

Ousmane Coulibaly

 

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