Présidentielle

Publié le par lechallenger

«Amadou Toumani Touré n’est pas un démocrate ! »

 

A laissé entendre le candidat IBK, président du Rpm, hier mercredi 11 avril, sur Rfi.

 

C’est sur les ondes de la ‘’radio mondiale’’ que le candidat des Tisserands, Ibrahim Boubacar Kéïta, a fait cette fracassante déclaration hier tôt le matin. Il a exprimé  un certain regret pour avoir contribué à porter Amadou Toumani Touré au pouvoir : ‘’je ne savais pas que l’homme n’est pas un démocrate et qu’il ne peut pas répondre à nos attentes…’’ a-t-il lancé non sans un certain dépit dans la voix.

C’est avec une certaine conviction que le porte-étendard des Tisserands a affirmé sur Rfi que ’’ tout est mal parti…’’ car, son parti n’est pas représenté au sein de la Commission nationale indépendante (Ceni). ‘’Nous nous battrons pour gagner face à un Etat entièrement mobilisé…Mais nous ferons en sorte que la vérité sorte des urnes’’.

Présenté comme le challenger le plus sérieux du président sortant, IBK a débuté le week-end dernier sa campagne électorale de façon timide, de l’avis de nombre de ses supporters, contrairement à 2002 où il avait démarré sa campagne en fanfare. Même s’il dut se contenter d’une troisième place au terme de la compétition. Qu’adviendra-t-il cette fois où il y’ a moins de supports de campagne, moins d’engouement qu’en 2002 ?

 IBK comptable de la gestion d’ATT ?

Le parti du ‘’Kankélentigui’’ (homme de parole) qui reste pourtant représenté à l’exécutif à travers le ministre de l’environnement, Nancouma Kéïta, qui assure même l’intérim du Premier ministre en cas d’empêchement, continue de critiquer l’action du gouvernement.

 

IBK est conforté dans sa position par le bouillant Dr Mariko qui pense lui aussi que son parti, Sadi, n’est comptable que du portefeuille qu’il occupe.

La situation de ces deux partis par rapport au gouvernement crée tout de même quelque malaise car autant leurs représentants n’étaient pas obligés d’y rester, autant le président de la république n’était pas obligé de les y garder.

 

Thermomètre électoral

 

 

Début de campagne sans âme

 

La capitale est morose. Nul n’a l’impression d’être à la présidentielle. Pas de fièvre électorale. En dehors des quelques posters de IBK, de Tiébilé Dramé, de Soumeylou Boubèye Maïga ou de Blaise Sangaré dominés par celles du candidat Amadou Toumani Touré, rien ne montre pour le moment que nous sommes vraiment en campagne. Seuls les quartiers qui abritent les sièges des différents états-majors des candidats du Fdr sont animés les après-midi ou les soirs.

A l’intérieur des capitales régionales, c’est presque la même atmosphère, hormis la capitale des rails réchauffée par ATT et Soumeylou Boubèye Maïga. Un peu aussi celle du Kénédougou.

Alhassane H .Maïga
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