ENTRE NOUS
Les faux parrains, le fichier non audité…
Sambourou était à Dakar mardi dernier. Au Stade Léopold Sédar Senghor - ex Amitié - à l’occasion de la fête marquant l’investiture de son aîné tout fraîchement réélu, Me Abdoulaye Wade.
Grâce au direct fort réussi d’Africable j’ai suivi, Dieu merci, à l’instar des milliers de Maliens de Bamako, à l’entrée dans la fournaise du Stade plein à craquer, de Sambourou et de Koumbourou. Sanglé dans un beau grand boubou ramené en arrière avec la main gauche, la tête dans les nuages, le couple parcourait majestueusement, sur le tapis rouge, les quelques mètres qui séparaient de la loge officielle. Emouvant !
Sambourou et Koumbourou en lieu et place d’Abdoulaye et Viviane Wade. Accroché à l’écran du téléviseur de mon bureau, j’ai deviné Sambourou en train de savourer pareille circonstance, différente de celle de 2002, non pas dans la petite salle des Congrès du Cicb, mais à Yirimadio au stade du 26 mars. Simple rêve, même s’il n’est pas exclu qu’il se réalise dans quelques jours?
Seulement, au moment où, le Sénégal jubilait après avoir prouvé à Wade qu’il mérite sa confiance, ATT, lui, entame une difficile et risquée campagne qui s’ouvre officiellement ce dimanche, malgré la bonne longueur d’avance qu’il s’est souverainement accordée. Car, selon lui-même, il était censé demeurer président de la république jusqu’au 8 juin 2007. Il disait répondre à ses détracteurs. Mais, il prit tout le monde de vitesse en déposant le premier sa candidature, avant de l’officialiser à Nioro. Qui disait que l’homme du 26 mars n’aimait pas le pouvoir ?