Grogne au front social
Les gabelous déposent un préavis de grève de 72 heures !
Le mercure est monté d’un cran hier dans les relations entre la section syndicale des douanes et le gouvernement que Yacouba Katilé et ses camarades accusent de mauvaise foi concernant la satisfaction de leur cahier de doléances. Conséquences : apparemment très remontés contre Pinochet, ils décident d’observer une grève de 72 heures à partir de ce 21 mars.
‘’Le gouvernement est de mauvaise foi, car durant huit mois, aucun de nos seize points de revendications n’a été satisfait…’’ a lancé Yacouba Katilé, secrétaire général de la section syndicale des douanes du Mali au cours d’une conférence de presse animée hier mercredi à
Pour lui, depuis la signature du protocole d’entente le 15 juillet dernier suite à leur menace de grève, la partie gouvernementale n’a pu satisfaire le moindre point de revendication. Toutes nos correspondances sont superbement ignorées par le gouvernement, a-t-il expliqué. Raisons pour les syndicalistes de se dire abusés par le gouvernement. Car, pour eux, les échéances d’exécution du protocole d’entente ont été fixées à l’initiative du gouvernement. Toute chose qui l’oblige à le respecter.
Rappelons que les seize points de revendications concernent entre autres : l’intégration dans la fonction publique des agents contractuels ; le statut du personnel de la douane et du plan de carrière, la restauration du corps des préposés, la formation et le perfectionnement du personnel, la prise en charge du personnel, la protection des agents douaniers dans l’exercice de leurs fonctions, la dotation en uniformes, la constitution de fonds d’équipement de lutte contre la fraude, l’évaluation de la mutuelle des douanes. Selon Issoufi Daga Maïga, secrétaire général adjoint de la section syndicale, ces points de revendications ne sont plus négociables. Il s’agit pour la partie gouvernementale de les appliquer, a t-il précisé.
Cette fois-ci, les gabelous se disent armés à jamais pour la satisfaction des seize points de leur cahier de doléances. Ils ne comptent plus jouer à la prolongation comme le souhaite manifestement le gouvernement.
Après les enseignants du supérieur, voici les gabelous qui s’engagent dans un bras de fer avec le gouvernement d’Ousmane Issoufi Maïga. De quoi ajouter encore au pourrissement de la situation sur le front social et seulement à quelques encablures des élections générales.
Alhassane H. Maïga