Billet 331
Yoro Diakité :
l’opposition en pleine contradiction
Le président de l’Unpr, Modibo Sangaré, s’étonne du silence de Pr Yoro Diakité, premier opposant auto -proclamé au régime d’ATT: «On ne peut pas être à l’opposition et se taire» nous confiait-il récemment. La question est peut-être de savoir si le président du Bara peut valablement faire résonner le tambour de l’opposition. Certaines de ses déclarations n’ont rien de celles d’un opposant et le rapprochent singulièrement d’ATT. N’a-t-il pas dit que le Chef de l’Etat fera ses dix ans ? Cette déclaration peut lui enlever tout crédit d’opposant cohérent car, parole d’évangile : « celui qui n’est pas contre nous est avec nous. ».
Par contre, on peut dire sans risque de se tromper que l’ennemi public n°1 du Pr Yoro Diakité s’appelle l’Adéma. Dans sa communication intitulée : ‘’ATT-cratie- droit de réponse’’, datée du 24 décembre 2006 et parue dans la presse, il a déclaré que dans le gouvernement Alpha, il était un ministre toléré mais pas accepté, car, lors de l’entrée du Cnid au gouvernement, en 1993, parti que le professeur a ensuite quitté, le président Alpha demanda qu’on lui envoie tout le monde sauf Yoro Diakité. Il a précisé que c’est grâce à la fermeté du parti et, surtout, de son président, Me Tall, qui avait martelé : «le Cnid au gouvernement, c’est avec Yoro ou pas du tout» qu’il est entré au gouvernement Adéma.
Malgré ce handicap, a ajouté le professeur, il a donné le meilleur de lui-même pour notre pays mais cela ne fut jamais reconnu. Cette critique sévère, à n’en pas douter, fait de l’Adéma son adversaire déclaré. Dans sa communication, Yoro Diakité avait signalé ce qu’il a appelé les trahisons de
Donc, si
En dépit de tout, le professeur indique qu’il a le plus grand respect pour IBK qui fut son camarade de lutte pendant les années de braise universitaires en France. Il a même rappelé qu’il lui avait apporté son soutien quand les rénovateurs de l’Adéma le traînaient dans la boue. Quelles contradictions ! Décidément avec de telles positions affichées par une opposition dont le Bara est la tête de file, on peut dire que notre démocratie est partie pour gagner son équilibre.
Baba Dembélé