5è session ordinaire du Cesc

Publié le par lechallenger

La privatisation de la filière coton à l’ordre du jour

 

La privatisation de la filière coton est le thème principal retenu par le Conseil économique et social au cours de sa session qui se tient du 5 au 19 février 2007 dans ses locaux à Koulouba.

 

Participent à cette importante session à cause du thème à l’ordre du jour, outre le président, Moussa Balla Coulibaly, le ministre de l’Agriculture, Seydou Traoré et les membres du conseil.

Dans son discours d’ouverture, le président a fait savoir que depuis la campagne 1997-1998, notre filière cotonnière est tombée en crise avec la chute des cours, ce qui a entraîné une baisse des revenus, un surendettement des producteurs, de mauvaises récoltes, qui ont abouti au boycott de la culture du coton durant la campagne 2000-2001.

Aussi, les programmes d’ajustements structurels exigés par les partenaires au développement ont consisté en une libéralisation de l’économie pour encourager la forte participation du secteur privé en vue de promouvoir l’économie d’entreprise. Ils ont incité le gouvernement du Mali à entreprendre et poursuivre un ensemble de réformes économiques dont la privatisation de la filière coton.

Cependant, le coton constitue, après l’or, le deuxième produit d’exportation et fait vivre environ 3,5 millions de Maliens soit environ 32% de la population. Notre continent, particulièrement la sous- région, possède indiscutablement des avantages comparatifs à produire du coton par rapport aux pays industrialisés. Nos coûts de production sont les plus compétitifs de la filature mondiale et la qualité est très appréciée. Des difficultés existent en raison de la chute des cours mondiaux, au fait que certains gouvernements accordent des subventions à leurs producteurs entraînant une surproduction au niveau mondial et cassant les prix.

Si rien n’est fait, la culture du coton serait abandonnée, ce qui aurait une conséquence immédiate sur la sécurité alimentaire. 

La privatisation doit donc être accompagnée de mesures adéquates tendant à minimiser ses conséquences négatives au plan économique et social.

L’accent devrait être mis, aussi, sur l’éducation dont le diagnostic appelle de gros efforts de la part du gouvernement face à la situation préoccupante de l’Education nationale en matière de prévention et de gestion des crises du système.

Binta Gadiaga

 

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