Exclusion pratiquée par le pouvoir Adéma Pr. Oumar Hamadoun Dicko se souvient
Le Psp s’explique sur son parcours de 1992 à nos jours. Il indique comment le parti a vécu les différentes crises qui ont secoué la classe politique. En fait, c’est une justification de ses différentes prises de position dans un contexte politique difficile.
De 1992 à nos jours, notre peuple a vécu des moments difficiles en raison du désastre des élections d’avril 1997. La crise qui en a résulté a été sans doute préjudiciable à notre démocratie et plus précisément à la qualité des relations de confiance qui existaient entre les différents acteurs de la scène politique malienne. Cette crise a créé chez nombre de nos concitoyens une attitude de défi ou de résignation, voire de distanciation vis-à-vis de la chose politique.» Ce diagnostic est du Pr Dicko qui a rappelé sa participation au Coppo. Ce regroupement, dit-il, était une nécessité historique face aux dérives qui avaient érigé l’exclusion en système de gestion des affaires publiques et avaient donné naissance à deux radicalismes. Car, d’un premier radicalisme de la majorité, ils sont passés à un second radicalisme, celui de l’opposition.
Le Psp, argue-t-il, a refusé d’exacerber cette voie qui les conduisait à une impasse préjudiciable à la stabilité politique du pays et à son avenir : «aussi pénibles que puissent être certains souvenirs de cette page sombre de notre histoire récente, chacun s’est donné pour devoir de tourner la page afin de consacrer nos énergies à la préparation de l’avenir. »
Le Pr Dicko précise qu’il ne s’agit point de déchirer la page et de recommencer à zéro, mais de tirer les leçons de leur expérience collective et de créer les conditions pour le raffermissement de notre démocratie en prenant le premier cap des élections présidentielles en avril prochain. Le président du Psp a, en outre, lancé un appel au travail afin que les délégués se penchent sur l’orientation générale du parti, sur ses statuts, ses règlements, son programme et son action à venir.
L’inquiétude et l’impatience des militants
Le Pr. Dicko n’a pas pour autant fait table rase des problèmes rencontrés par son parti: « je comprends, annonçait-il aux délégués, que les inquiétudes des uns, les impatiences des autres et je pense avec eux que la question du renouvellement des instances de notre parti et de l’intensification de son action est la plus importante posée aujourd’hui à notre congrès. Ce sont les défis du temps moderne qui exigent que notre parti soit une organisation politique moderne, idéologiquement forte, cohérente et démocratique capable de contribuer de manière décisive à la résolution des problèmes posés. » Il a cité les problèmes de réflexions et d’actions pour construire ensemble leur avenir commun.
Baba Dembélé