Billet Le Rpm peut-il combler son trou à la Ceni?

Publié le par lechallenger

 

 

 L’absence du Rpm à la Ceni peut-il être un lourd handicap électoral? Cette question fait certainement partie des motifs qui ont poussé le parti des Tisserands à organiser une série de formation de ses militants aux différents niveaux géographiques et à presque toutes les étapes du processus électoral.

 

Si le parti n’est pas absent des démembrements de la Ceni , peut-il néanmoins compenser les rôles éminents de suivi et de supervision confiés officiellement à celle-ci?

La formation des militants du Rpm aux niveaux national, de cercle, de commune est la réplique de la mise en place de la Ceni aux niveaux national, de district, de cercle et de commune, à en croire M. Baconi Ballo, président du groupe parlementaire Rpm, vendredi dernier à l’hémicycle : « nous avons formé des hommes qui seront nos yeux et nos oreilles aux différentes étapes du processus électoral. »

Si cette alternative est possible, il est difficile de comparer le budget électoral d’un parti politique à celui d’une commission électorale nationale qui juge, par ailleurs, que les 4 milliards qui lui sont accordés sont insuffisants au regard du travail qui lui est confié. Les forces sont disproportionnées. Malgré tout, le Rpm a le mérite de penser à l’initiative de la substitution. Le parti se bat pour préserver ses intérêts en dépit de l’inobservance de la règle majoritaire au sein des regroupements politiques.

En revanche, son absence à la Ceni lui enlève le rôle d’interlocuteur officiel, même au niveau international puisque c’est la Ceni qui est chargée de la gestion des observateurs nationaux et internationaux. Ce qui est inscrit dans le code électoral fait force de loi. Pour le parti des Tisserands, le trou reste toujours à combler. 

 Baba Dembélé

 

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Publié dans lechallenger

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