20 janvier 2007 Sous le signe du bilan
Les forces armées et de sécurité du Mali célébreront le samedi 20 janvier prochain le 47ème anniversaire de la création de notre armée nationale. Un anniversaire que l’actuel Président de la république fête pour la cinquième fois depuis son accession à la magistrature suprême. Ce qui revient à dire que la célébration de l’événement qui coïncide cette année avec la fin de son premier mandat aura un cachet quelque peu particulier. Puisqu’elle sera pour lui l’occasion de présenter un bilan des réalisations faites pour améliorer les conditions de vie et de travail au sein de la grande muette. Dont il est, lui-même, un pur produit.
Brossant la situation des forces armées et de sécurité de notre pays, le chef d’état-major général, le général de Brigade, Seydou Traoré, a, en tout cas, reconnu les efforts des plus hautes autorités du pays en leur faveur. C’était à l’occasion de sa présentation des vœux au Président de
Ainsi, que ça soit la reforme et la restructuration, l’amélioration du cadre de vie, de la préparation militaire, de la participation au développement économique et social, de la coopération militaire et technique ou en matière d’équipements, le département a su répondre à de nombreuses attentes des forces armées et de sécurité. Ce, conformément aux vœux du Président de
Une armée de paix
C’est évident, la culture de la paix est un réflexe que les plus hautes autorités du pays s’attellent à cultiver chez nos forces armées.
Le général Seydou Traoré n’a pas raté l’occasion de le rappeler lors de son ‘’sambè sambè’’ au Chef de l’Etat que ‘’ le métier d’un guerrier est de faire la guerre, celui d’un militaire est de faire la paix’’. La preuve par X : les nombreuses missions de défense et de sécurité qu’assurent nos hommes sur le continent africain dans le cadre de la paix.
La gestion de la paix à Kidal, le 23 mai 2006, est le dernier test grandeur nature effectué par nos forces de l’ordre et de sécurité. Dans le respect des valeurs républicaines, elles ont su réinstaurer la quiétude dans l’Adrar des Iforas tout en évitant la guerre. Pour le chef d’état-major général, l’adaptation constante de l’outil de défense à nos besoins de sécurité est restée un objectif prioritaire de nos forces armées et de sécurité. En effet, la lutte contre l‘insécurité urbaine et le banditisme transfrontalier ou l’infiltration des armes sur le territoire, s’est poursuivie sans relâche. Il faudrait noter l’organisation permanente des patrouilles conjointes et des escortes tant à l’intérieur du pays que dans les régions transfrontalières. C’est grâce à ces mesures que 43 bandits armés ont pu être mis hors d’état de nuire et plusieurs véhicules volés récupérés. C’est aussi grâce à ce train de mesures que la sécurisation des convois économiques et des sites de réfugiés à Loulouni, Faraguaran, Sikasso a été rendue possible. Rien qu’à regarder les seuls chiffres de l’année 2006 enregistrés par les unités de gendarmerie (568 crimes, 1563 délits, 2136 arrestations, 1924 renseignements judiciaires, 79 renseignements administratifs, 22 mandats exécutés) on se rend à l’évidence qu’elles n’ont point dormi sur leurs lauriers.
De l’amélioration du bien-être et du renforcement des capacités
L’augmentation du taux de
Dans le domaine des infrastructures, nos hommes en uniforme ont bien apprécié l’affectation à l’état-major général des armées d’un nouveau bâtiment ayant permis d’abriter les bureaux des ‘’sous -chefferies administration, études et relations extérieures’’.
A l’Armée de terre, les investissements suivants ont été réalisés : la rénovation de bureaux et toilettes collectives ; la clôture du camp de Nara; la réfection des bureaux du chef d’état-major et de l’inspection de l’Armée de terre ; la construction d’un moulin pour les femmes du Quartier Général ; la rénovation des bureaux du poste de commandement, des réseaux électriques et d’adduction d’eau, de la tour de sortie du 33ème régiment de commando parachutistes ; la clôture du camp n°1 de Gao ; la construction, l’électrification de deux magasins d’armement et du nouveau bâtiment de l’infirmerie de Sévaré; la construction de magasins d’armes à Bamako ; Sévaré, Kidal ; la construction de soutes à carburant à Bamako, Gao, Tessalit ; la construction de soutes à munitions à Bapho ; la construction de logements pour sportifs à Bamako ; la construction de terrain de sport à Kati ; la construction des bureaux, du mur de clôture et le branchement électrique du 22ème régiment de Sikasso pour 446 151 185 FCFA.
Au niveau de la gendarmerie, on note la construction de la légion de gendarmerie de Kayes et des brigades territoriales de Sandaré, Siby, Téninkou, Hombori, Anderaboucane, de deux bâtiments à étage de 20 logements avec annexes au Camp I ; du mur de clôture du Camp I; la rénovation de huit toilettes au camp I, la réhabilitation des bureaux du groupement d’intervention de gendarmerie mobile ; la reprise totale de l ‘adduction d’eau du camp I.
Au niveau de
A
la construction du poste de police et la clôture du site de Baco Djicoroni; la construction du commissariat du 10ème arrondissement à Niamakoro et du commissariat de police de l’air à Senou ; la construction des logements des commissaires des 10è 9è, 4è, 13è arrondissements à Bamako ; la construction des logements des commissaires de 2ème arrondissement à Ségou, Kayes et Sévaré ; l’achèvement du centre social du groupement mobile de sécurité et d’une salle polyvalente de l’école nationale de police ; la réhabilitation des services de retransmissions et de télécommunications ; la réhabilitation de la brigade chargée des mœurs et de l’enfance ; la construction des locaux du service de l’identité judiciaire, la poursuite des travaux du nouveau siège de
On note aussi la réalisation de plusieurs ouvrages par le Génie militaire. Bref, en donnant une orientation plus sociale à l’armée, elle participe au développement économique et social du pays. Mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt, car beaucoup reste à faire et des difficultés réelles existent comme l’a souligné le chef d’état-major.
Les infrastructures pour assurer aux unités de meilleures conditions de vie et de travail manquent crucialement.
Les effectifs sont insuffisants, le manque de cadre financier d’assistance aux victimes de sinistres est criard. L’insuffisance des crédits pour couvrir les besoins d’entretien et de renouvellement des équipements ainsi que des matériels roulants indispensables à la mobilité des troupes et des forces de sécurité est également patente.
Le manque de ressources financières pour assurer l’entretien des aéronefs et la vétusté de l’outil de production des ateliers militaires centraux de Markala mérite une attention particulière, de l’avis du chef d’état Major général.
Alhassane H. Maïga