Trois questions au Pr Diop Nous n’avons pas de candidat à… la présidentielle

Publié le par lechallenger

Trois questions au Pr Diop

Nous n’avons pas de candidat à… la présidentielle

 

Pr Abdoul Traoré dit Diop, l’homme à travers lequel les Maliens ont mis un visage sur les animateurs du manifeste pour la démocratie s’est volontiers prêté à nos questions. C’était samedi dernier à la sortie du Centre Islamique d’Hamdallaye où se sont déroulés les travaux de la mise en place de la coordination Adj du District de Bamako. Interview

 

Le Challenger- M. Diop, vous étiez un responsable de l’Adj ; c’est d’ailleurs par vous que les Maliens ont connu le Manifeste. Aujourd’hui, avec l’installation de ce bureau, est-ce un nouveau pas de franchi ? Que pourrait- il se passer après cela ?

A Diop

Le document pour nous est une étape très importante pour l’interprétation du mouvement à travers le pays. Peut-être, vous êtes informé par rapport aux cellules qui existent partout, de Kayes à Kidal jusqu’à Ansongo. Mais vous êtes aussi certainement informé par rapport aux coordinations régionales que nous avons mises en place pour assurer un travail de relais. Il y’en a déjà à Ségou, à Mopti. Il y’a une coordination provisoire à Sikasso. Bamako est une étape très importante par rapport à cette opération-là.

Par rapport à cette coordination de Bamako, que nous venons de mettre en place, nous avons besoin d’un relais pour véhiculer nos mots d’ordre et consignes d’information tout court au sein des populations du district et c’est pourquoi c’est une étape stratégique importante pour nous

Quelle va être la nouvelle orientation de l’Adj?

Nous nous acheminons vers la deuxième étape de notre travail, c’est-à- dire préparer la rencontre avec les partis politiques qui veulent bien venir nous écouter, et proposer notre vision de l’avenir politique au Mali, parce que nous avons beaucoup travaillé dans ce domaine et nous avons également invité les partis politiques à le faire. Nous n’allons pas leur imposer nos visions mais nous allons confronter nos visions avec les leurs sur la base d’une refondation de la démocratie au Mali. Donc, il ne suffit pas seulement de dénoncer, il faut aussi faire des propositions et c’est ce à quoi nous allons maintenant travailler pour une démocratie effective.

Mais, dans le cadre justement de la normalisation du jeu démocratique au Mali, nous sommes à six mois des prochaines consultations électorales, que devrait–on attendre de votre mouvement ? Pensez – vous déjà à une candidature ?

«Nous sommes juste un mouvement associatif. Nous sommes-là pour accompagner et la société civile, les partis politiques et les particuliers tout court par rapport à l’émergence d’un Etat de droit et par rapport à une consolidation de la démocratie. C’est-à-dire que nous allons apporter des idées pouvant appuyer et accompagner les acteurs politiques, mais nous n’avons pas de candidat et, cela à aucun niveau : ni communal, ni législatif, encore moins présidentiel. Mais, il reste entendu que nous allons accompagner ceux qui vont accepter d’endosser nos idées. »

Propos recueillis par Sory Haïdara

 

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