Front socio politique Qui entretient le syndrome de la division?

Publié le par lechallenger

 

Front socio politique

 

Qui entretient le syndrome de la division?

 

Les démons de la division depuis quelque temps sont de nouveau montés sur leurs grands chevaux dans notre pays. Après les partis politiques et les syndicats, des associations et autres organisations sont au centre de cette chienlit actuelle où peaux de banane et coups de poignards dans le dos sont les recettes les plus prisées. Où est passé le consensus tant prôné par le président Amadou Toumani Touré ?  Qu’est ce qui peut bien être à l’origine de tout ça ? En tout cas, les observateurs les plus avertis ne se font pas de certitude sur les possibles réponses à ces questionnements.

ça n’intéresse plus personne de dire que telle ou telle formation politique connaît des dissidences ou des divisions, car c’est le quotidien de tous les Maliens. Ce n’est plus alors d’actualité. Mais, la chose a pris aujourd’hui des tournures inquiétantes. En effet, plus rien n’est épargné par le syndrome de la division qui règne en maître absolu chez nous. Aucune couche sociale n’est apparemment  à l’abri de ce qui est devenu comme une maladie endémique. Le cas le plus récent de division concerne les magistrats et il est très riche en enseignements.

Car personne n’a pu comprendre jusque-là les motivations réelles de ce désordre qui s’est emparé de cette corporation. Ce syndicat naguère très crédible connaît aujourd’hui le bicéphalisme. Conséquence, le gouvernement a désormais deux interlocuteurs pour la seule corporation et les mêmes intérêts. A quel saint devront se vouer les magistrats contraints de choisir entre le Syndicat dit autonome et le tout nouveau dit libre ? Et dire que les deux défendent tous la même corporation. Le nouveau syndicat qui se veut réformateur va t-il faire le plein de militants au détriment du Sam au sein de la corporation dans les années à venir ? Rien n’est moins sûr.

Le même syndrome a atteint auparavant la presse malienne. Reste à savoir si dans son état actuel elle est décapitée ou bicéphal Plus de Maison de presse, de président du comité de pilotage de la maison de la presse. Ses associations membres comme l’Assep ou encore l’Ajpp sont très malades et la thérapie proposée par le département n’a pas l’hair de plaire à tous les acteurs.

Même scénario à la chambre de commerce et d’industrie du Mali où les différents protagonistes se crêpent le chignon  pour le contrôle de la présidence de cette structure. La décision de la commission de supervision des élections de la Ccim a déclaré vainqueur l’actuel Président, cela a irrité le camp adverse. Ce dernier a saisi le tribunal administratif  qui l’a débouté. Mais il ne compte guère baisser les bras et a fait appel à la Cour suprême. Non sans avoir, au passage, assigné le ministre du Commerce et de l’industrie devant ‘’le tribunal’’ de l’Assemblée nationale, parce que soupçonné de partie pris dans cette affaire.

Pourquoi - diantre ! - toutes ces luttes de positionnement ?

Bien entendu, il est difficile de croire que les motivations des uns et des autres sont nobles. Mais ce qui est sûr, dans les structures qui font objet de tant de convoitise, c’est parce qu’il y a une manne à gérer.

Somme toute, on est en droit de s’interroger sur l’issue de toutes ces crises qui secouent le pays à quelques encablures des échéances électorales de 2007. Et, à l’allure où vont les choses, tout laisse croire que d’autres crises du même genre ne sont pas à éviter. Que Dieu épargne les innocents !

Alhassane  H Maïga

 

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