Quand Siriki Konaté alias Arsène Lepigeon fout la panique

Publié le par lechallenger

  1. Quand Siriki Konaté alias Arsène Lepigeon fout la panique

     

    Quelques heures après la publication par notre confrère de l’Aci 2000, ‘’L’indépendant’’, du brûlot du directeur de cabinet de Soro Guillaume Kigbafori, le patron des forces nouvelles, à savoir Siriki Konaté, maladroitement dissimulé sous le pseudonyme d’Arsène Lepigeon, notre pays par le biais du département des Affaires étrangères a réagi. Normal, après tout, car cela est volontiers permis dans les rapports entre les Etats, les nations ou même entre les membres d’une même communauté. La réaction s’imposait encore davantage lorsqu’on sait que le papier en question s’attaquait non seulement à la dignité du chef de l’Etat d’un pays voisin de la Côte d’Ivoire, mais beaucoup plus de sa partie non moins importante en rébellion. Mieux, il met en difficulté les plus hautes autorités de la république face à leur propre opinion qui continue de s’interroger. Le Mali, notre pays que  nous chérissons de toutes nos forces et pour le compte duquel nous sommes prêts à passer de vie à trépas, est sous une intolérable pression. Qui croire, entre ces accusateurs, souvent étrangers, qui s’accordent trop de libertés vis-à-vis de nos autorités, et ces dernières qui s’emmurent dans un silence scandaleux ?

    Ridicule et vexante

    S’il était attendu en quelque sorte comme une première réaction officielle des autorités maliennes attaquées dans leur honneur et leur dignité sous le regard interrogateur de la population, ce communiqué du ministère des Affaires étrangères, curieusement tiré par les cheveux, a plutôt contribué à renforcer le doute dans les esprits pour trois bonnes raisons

    1-        Après sa lecture sur les antennes de la TV nationale par notre confrère Balladur, Moussa baba Coulibaly, plus d’un ont noté tout de suite la bêtise : émanant des services des Affaires étrangères du Mali, ledit communiqué portait la signature de la Cellule de Communication du président de la république. Est-ce à dire que le ministre Ouane ne s’y reconnaissait pas ou qu’il a laissé faire dès l’instant que son service de communication a été ignoré ? Quel besoin stratégique pour notre pays de répondre à des invectives sans vraiment aller dans le fond du sujet ?

    2-        A supposer que la cellule de communication des Affaires étrangères ne soit pas en mesure de répliquer comme il faut aux accusations de Siriki Lepigeon, et les allégations faites accablant non pas la seule diplomatie, mais l’essence même de la politique étatique, pourquoi le gouvernement à travers son porte-parole continue-t-il de garder le profil bas?

    3-        Le président ATT voyage beaucoup, on le sait, mais jamais sans un des agents de sa cellule de Communication. Tout porte à croire qu’elle était dans le bagage du président à Abuja.  Mais - diable ! - pourquoi, au lieu de signer un communiqué des Affaires étrangères, la Cellule n’est pas montée en première ligne  alors que son premier responsable est personnellement mis en cause ?  Au lieu de paniquer, ce qui n’est pas digne d’un responsable surtout à certains niveaux, nos amis de Koulouba - des Affaires étrangères et de la Présidence de la république- devraient rester plutôt zen. Leur réaction de l’autre jour sous forme de mise au point émanant des Affaires étrangères et signée de la Cellule du président de la république et non celle de SE Moctar Ouane, est passée à côté de la plaque. Va t-on redresser le tir, ou faire le gros dos ?       En tout les cas, Siriki Konaté dit Arsène Lepigeon aura réussi le coup d’en donner et de ne rien recevoir.

     Sory Haïdara

     

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