Académie d’enseignement de la rive droite de Bamako

Publié le par lechallenger

 

Académie d’enseignement de la rive droite

 

Après le scandale des bacheliers avec 4 de moyenne dont s’est rendue coupable l’année dernière l’académie de Sikasso, c’est le tour de l’académie de l’enseignement de la rive droite du district de Bamako de s’illustrer par des pratiques jugées peu orthodoxes. En effet, le 11 octobre dernier, la directrice de cette académie, Mme Togola Diama Cissouma, a pris une décision on ne peut plus arbitraire interdisant les transferts entre établissements de la même zone. Pour soutenir sa décision, elle a invoqué un motif qui cache bien de choses au point de provoquer l’ire de certains promoteurs d’école qui l’accusent de jouer le jeu de ses protégés dans le milieu de l’enseignement.

 

ar lettre circulaire No 06-171 /AE-RD datée du 11 octobre, Mme Togola Diama Cissouma interdit curieusement les transferts entre établissements, histoire pour elle de gérer les flux. Inutile de préciser qu’une telle décision ne pouvait manquer de tomber comme un couperet sur la tête des élèves et de leurs parents. Qui l’ont ’interprétée au mieux comme un mépris des droits des élèves d’étudier dans l’établissement de leur choix.

 

Plusieurs sources proches du milieu jurent la main sur le cœur que les motivations réelles de cette décision sont purement pécuniaires. Car, il existe, dit-on, des choses pas ‘’nettes nettes’’ dans la gestion des orientations des élèves.

 

Allez chercher la responsabilité entre le service chargé des orientations, l’Académie de la rive droite et certains promoteurs d’écoles privées. Certains de ces promoteurs par exemple sont fortement suspectés de verser des pots de vin pour avoir droit à plus d’élèves orientés et pris en charge par l’Etat.

 

 Conséquence : des lycées privés ont reçu plus d’élèves que les lycées publics. Ce qui est paradoxal quand on sait les capacités d’accueil des écoles privées. A titre d’exemple, le service chargé des orientations a envoyé un effectif de 680 élèves au  lycée privé la Lanterne , plus de 500 à la chaîne grise, plus de 300 à Michel Aller alors qu’un grand établissement comme Kankou Moussa n’a eu que 630 élèves, Massa Makan Diabaté, 300. Est-il vrai que c’est pour ne pas perdre ces effectifs pléthoriques que les promoteurs de ces écoles se seraient confiés à la directrice de l’académie qui a du coup suspendu les transferts au regard de la pression des demandes des transferts des élèves qui se retrouvent à plus de 80 dans des petites salles de classes ? Est-il vrai aussi qu’un lobbying s’est constitué autour de la directrice de l’académie de la rive droite ?

 

Apparemment, la mauvaise répartition des élèves entre les établissements privés n’est pas la seule cause de grincements de dents.

 

On dénonce également un traitement de faveur. Pour être dans les bonnes grâces des décideurs de la chose, il faut montrer patte blanche. Sinon, comment comprendre qu’on continue d’envoyer des centaines d’élèves dans des établissements déjà bourrés qui ne répondent pas aux normes et qui entassent les enfants dans des chambres de villa ?

 

 Il y a certainement anguille sous roche. Difficile dans ces conditions de prévoir autre sort à ces élèves que la double vacation.

 

Ces dysfonctionnements graves, dont cette corruption qui, tel un cancer, ronge le système par le biais de personnes mal intentionnées interpellent le ministre de l’Education nationale, Mamadou Lamine Traoré.  Si rien n’est fait, elle risque fort dans les jours à venir de révéler ses conséquences fâcheuses. En tout cas, votre serviteur vous tiendra informé.

 

 

Alhassane

 

H Maïga      A suivre

 

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