ATT, lors de la sortie de la dernière promotion de police
ATT, lors de la sortie de la dernière promotion de police
‘’ Tu fais bien, on te colle un galon ! Tu fais mal, on te fout dehors !
‘On attendra plus un 22 septembre pour récompenser un mérite, mais tout de suite. Tout comme on hésitera plus à sanctionner qui que ce soit sous prétexte qu’il est le fils d’Att ou le neveu de Pinochet !’’ En tout cas, c’est bien dit, Général ! Pourvu que ce soit tout aussi bien exécuté.
De l’usage d’une liberté qui tue, qui fait des orphelins, des blessés graves, des handicapés à vie ... comme les illustrent à suffisance les tragédies routières de ces derniers temps, ATT en a marre ! Le président de la république s’est adressé à toutes les composantes de la société et, en particulier, à ceux qui sont chargés d’assurer notre sécurité et les usagers de la route pour exprimer son amertume. C’était mardi 10 octobre 2006, lors de la sortie de la dernière promotion de
Pour le premier des citoyens, la volonté de Dieu certes n’est pas exclue mais la principale cause vient de nous mêmes, à commencer par l’Etat. Chacun a une part de responsabilité dans cette affaire. Une perception maladive de l’ego n’est pas étrangère à cette situation
Tous des ‘’karato ‘’
On fait mal et on se dit ‘’Je suis frère du président, cousin d’un ministre etc.» Personne n’est parent de qui que ce soit ! Nous sommes tous des Maliens et nous devrons travailler pour ça. On n’attendra plus un 22 septembre pour récompenser un mérite, mais tout de suite. Tu fais bien, on te colle un galon, et si tu fais mal on te met dehors !’’
Il a fustigé l’ignorance, l’incivisme, le laxisme. Il a dénoncé la complicité condamnable d’agents qui se spécialisent dans la concussion sur
Ils doivent répondre de leur turpitude, ils doivent être châtiés de leur témérité, sans état d’âme. Une façon de rappeler aux fauteurs de troubles de prendre leurs responsabilités, à commencer par l’Etat, les services techniques, la police préventive comme répressive.
Le Chef de l’Etat avait de bonnes raisons d’être furax, car en plus d’un quotidien déjà impressionnant à cause d’accidents survenant dans des conditions pas toujours tolérables, la nation vient de connaître coup sur coup deux drames sur l’axe Gao Bamako le 23 septembre et le 7 octobre. Le président a demandé la mise en œuvre urgente des états généraux et prévoit 200 millions pour la construction d’un centre de secours d’urgence à l’initiative d’un accidenté de la circulation.
Aux nouveaux flics, il a dit : ‘’Autant vous partez à l’école de police, autant les bandits partent à l’école du banditisme, autant vous avez du matériel neuf, autant eux aussi se débarrassent de leur fusils artisanaux pour acquérir d’autres plus performants… C’est votre devoir de nous protéger, vous le devez à notre pays…La démocratie ne veut pas dire je fais ce que je veux. Le Malien ne veut plus discuter. Si ça va pas, on dit que ça vient d’en haut ce n’est pas moi. Le meilleur mensonge, c’est le coller sur le président de la république….Allez-y ! Avec fierté, mais avec courtoisie.’’
‘On attendra plus un 22 septembre pour récompenser un mérite, mais tout de suite. Tout comme on hésitera plus à sanctionner qui que ce soit sous prétexte qu’il est le fils d’Att ou le neveu de Pinochet !’’ En tout cas, c’est bien dit, Général ! Pourvu que ce soit tout aussi bien exécuté.
De l’usage d’une liberté qui tue, qui fait des orphelins, des blessés graves, des handicapés à vie ... comme les illustrent à suffisance les tragédies routières de ces derniers temps, ATT en a marre ! Le président de la république s’est adressé à toutes les composantes de la société et, en particulier, à ceux qui sont chargés d’assurer notre sécurité et les usagers de la route pour exprimer son amertume. C’était mardi 10 octobre 2006, lors de la sortie de la dernière promotion de
Pour le premier des citoyens, la volonté de Dieu certes n’est pas exclue mais la principale cause vient de nous mêmes, à commencer par l’Etat. Chacun a une part de responsabilité dans cette affaire. Une perception maladive de l’ego n’est pas étrangère à cette situation
Tous des ‘’karato ‘’
On fait mal et on se dit ‘’Je suis frère du président, cousin d’un ministre etc.» Personne n’est parent de qui que ce soit ! Nous sommes tous des Maliens et nous devrons travailler pour ça. On n’attendra plus un 22 septembre pour récompenser un mérite, mais tout de suite. Tu fais bien, on te colle un galon, et si tu fais mal on te met dehors !’’
Il a fustigé l’ignorance, l’incivisme, le laxisme. Il a dénoncé la complicité condamnable d’agents qui se spécialisent dans la concussion sur
Ils doivent répondre de leur turpitude, ils doivent être châtiés de leur témérité, sans état d’âme. Une façon de rappeler aux fauteurs de troubles de prendre leurs responsabilités, à commencer par l’Etat, les services techniques, la police préventive comme répressive.
Le Chef de l’Etat avait de bonnes raisons d’être furax, car en plus d’un quotidien déjà impressionnant à cause d’accidents survenant dans des conditions pas toujours tolérables, la nation vient de connaître coup sur coup deux drames sur l’axe Gao Bamako le 23 septembre et le 7 octobre. Le président a demandé la mise en œuvre urgente des états généraux et prévoit 200 millions pour la construction d’un centre de secours d’urgence à l’initiative d’un accidenté de la circulation.
Aux nouveaux flics, il a dit : ‘’Autant vous partez à l’école de police, autant les bandits partent à l’école du banditisme, autant vous avez du matériel neuf, autant eux aussi se débarrassent de leur fusils artisanaux pour acquérir d’autres plus performants… C’est votre devoir de nous protéger, vous le devez à notre pays…La démocratie ne veut pas dire je fais ce que je veux. Le Malien ne veut plus discuter. Si ça va pas, on dit que ça vient d’en haut ce n’est pas moi. Le meilleur mensonge, c’est le coller sur le président de la république….Allez-y ! Avec fierté, mais avec courtoisie.’’
Binta Gadiaga