Djiguiba Kéïta Ppr, à propos de lactuel bureau de lAssemblée
Djiguiba Kéïta Ppr, à propos de l’actuel bureau de l’Assemblée
Ceux qui excluent le Rpm jouent à fragiliser la «démocratie apaisée»
‘’Attention ! Faire
Sous les tropiques, on aura tout vu !! Et dire que des gens sont choqués quand on dit que des pratiques de République bananière ont cours au Mali! Je ne parle même pas du tripatouillage du rapport du contrôle d’Etat contre le président du Parena où, du jour au lendemain, on se retrouve avec deux rapports : l’un blanc, l’autre noir, les deux signés du même Monsieur. Non !
Je veux parler de l’exclusion du Rpm du bureau de l’Assemblée nationale que d’aucuns, sans rire, disent conforme aux lois de
De l’opposition ou non, ce groupe ne peut pas ne pas être approché, consulté pour la mise en place du bureau. Une fois qu’on l’exclut d’office en 2006, ce qui était vrai l’année dernière tombe. Car au moins, en octobre 2005, l’on a pu dire: «Ils voulaient 4 postes, on leur en a offert deux, ils ont refusé, nous avons tout pris». Attendu que, cette année, même une implicite consultation n’a pas eu lieu, on ne s’est donc pas efforcé, contrairement à ce que dit le règlement intérieur, on a donc violé proprement la loi. Chers députés, le bureau de l’Assemblée nationale, ce n’est pas une question de majorité, c’est une question de configuration !
D’ailleurs, le Doyen Abdoul Bah confesse son comportement qui a manqué de sagesse : « J’accepte le reproche qui m’a été fait de n’avoir pas pris contact avec le président du groupe Rpm-Rdt, car je le regrette profondément. Mais ma démarche a obéi à une logique simple : le constat étant qu’aucun changement n’a eu lieu au sujet de la composition du bureau par rapport à l’année dernière, on ne pouvait rien faire de plus avec le groupe Rpm-Rdt».
Le Doyen a simplement oublié que vérité d’hier n’est pas forcément vérité d’aujourd’hui.
Quant à Assarid, il ne trouve rien d’autre à dire que «La politique, comme vous le savez, est un jeu d’intérêts». La formule m’a choqué, mais quand je me suis ressaisi, j’ai réalisé : ‘’tiens ! Ce n’est pas surprenant, ses premières armes politiques, il les doit à l’Udpm où « la démocratie » à l’intérieur du parti unique constitutionnel semblait être une révolution ! Comme sous la pensée unique du Mali d’aujourd’hui, on est en train de tenter à peu près cela, Assarid apparaît comme un grand professeur en la matière !’’.
Nous autres, on a appris et on pratique
Le Parena, parti de principe s’il en est, tout allié de l’Adema qu’il était en
Ce que l’An du Mali vit aujourd’hui ne se voit sous aucun ciel autre que de République bananière ! Ceux qui excluent le Rpm jouent à fragiliser la «démocratie apaisée» de notre chère patrie. Attention ! Faire
Que les destins s’accomplissent !
Bamako, le 07 Octobre 2006