Billet de Baba Dembélé
Contre poids de l’Urd
Doit-on douter de la parole du mathématicien Dioncounda Traoré, à savoir qu’il est imprudent de se mettre contre soi l’administration, la sécurité d’Etat et la justice ? Non, assurément, à moins de se méprendre sur l’omnipotence du pouvoir. Les mécanismes de contre poids, sans nul doute, ont fonctionné contre la majorité écrasante à l’hémicycle.
Malgré tout, bien qu’elle soit toujours la 1ère formation politique, l’Adema - Pasj n’est pas arrivée à récolter la majorité absolue qu’elle sentait pourtant à sa portée. On comprendrait alors pourquoi, dans
Ce qui les aurait éloigné davantage de l’Urd, qui a fait une montée en force en prenant les bastions si importants comme Sikasso, Bafoulabé, Yorosso, Yélimané, Diéma, Ansongo, Djenné. L’Urd se glorifie de la prise de ces forteresses de l’Adema, d’autant plus que le derby a, en général tourné en sa faveur, à l’exception de Ténenkou et Tominian où les Abeilles ont prouvé qu’ils restaient les maîtres du jeu politique.
En revanche, les duels entre l’Adéma et le Rpm ont, le plus souvent, été remportés par le Parti africain pour la solidarité et la justice. C’est ainsi qu’à San, Koutiala et Kidal, le Rpm est éliminé par
Les alliances nouées par les uns et les autres on été opportunément déterminantes dans le schéma actuel. Malgré les supposées stratégies des hommes politiques, ce qui n’a pas manqué de surprendre, c’est la performance inédite de l’Urd. Le clin d’œil vers Dioncounda Traoré ne peut donc être évité. A-t-on rogné dans les flancs de l’Adéma pour bourrer les côtes de l’Urd ? En tout cas,