entre nous de Sory Haïdara
Que Dieu préserve ATT de ses ‘’amis’’ !
Depuis sa réélection à
En effet, pendant qu’il est en train de suivre avec évidemment beaucoup d’intérêt le déroulement des législatives, certains de ses proches cogiteraient sur la nomination du futur chef de gouvernement. A défaut de leur mentor connu mais tapis dans l’ombre de son bureau lambrissé, des courtisans royalement logés préparent des chevaux, qui, ils le savent, ne pourront tenir le rythme en raison de leur moralité, si ce n’est leur charisme. Le plus en vue pour l’instant s’appelle Ahmed Sow.
De nouveau à Bamako depuis jeudi, celui-ci est rentré définitivement de Bruxelles où il dirigeait le Centre de Développement pour l’entreprise. Perçu comme un favori dans la course à la primature, il est à craindre qu’il n’ait perdu ce privilège. Les événements qui se précipitent l’en écartent de jour en jour, à moins qu’on nous apporte la preuve du contraire. En répondant par exemple par la négative aux questions suivantes :
Est-il vrai que, contrairement à ce que nous avions écrit dans une récente parution, Ahmed Sow aurait été viré de son poste à la tête du CDE pour mauvaise gestion? Est-il vrai que ses bureaux seraient toujours sous scellés ?
S’il y a effectivement quelques grains de vérité dans tout ce qui se raconte au sujet du nouvel arrivant, le président Touré, malgré sa confiance aux hommes qui l’entourent prendrait un bien gros risque en le nommant Premier ministre. Il pourrait se plaindre s’il perdait la confiance des institutions internationales telle que l’Union Européenne. Mais puisque ATT est censé être dès à présent au courant de tout ça, les ‘’combinards’’ devraient sans doute aller chercher ailleurs un autre poulain. En cherchant d’emblée à placer Ahmed Sow, nos chers managers politiques savent très bien ce qu’il font. Chef du gouvernement, ce dernier se serait vite fait rattraper par son passé. Le président Touré, en désespoir de cause, l’aurait remercié et n’aurait finalement d’autre alternative que de mettre en selle l’homme qui tirait les ficelles du jeu ‘’Sow’’.
Ahmed Sow a la réputation de faire partie de cette race de cadres maliens qui tournent pratiquement autour de tous les pouvoirs. La cour d’ATT ne sera sans doute pas la dernière. L’homme croirait en ses chances de figurer dans la prochaine équipe du président ATT, à défaut de la diriger. Il tiendrait sa conviction des proches du président à mille lieux de se douter qu’il n’est qu’une carte entre les mains de ces derniers. On raconte d’ailleurs que l’un de ses ‘’protecteurs’’ se trouvait l’année dernière en sa compagnie à Bruxelles flanquée de sa tendre moitié…pour ses vacances. Est-il vrai que pour donner du poids à leur protégé, les ‘’amis’’ du président lui ont fait croire que celui-ci est le géniteur du P.d.e.s ? Non sans avoir pris le soin, pour la réussite de leur machiavélique plan, de ‘’l’interner’’ dans une des villas annexes du palais pour faire croire qu’il travaillait sur un programme dont le maître d’oeuvre en réalité, n’est autre qu’un des conseillers du président dont nous tairons le nom pour l’instant ? ATT est- il au courant de ce qui apparaîtrait alors comme une audacieuse machination ?
A Bruxelles, la seule évocation du nom de Sow comme possible premier ministrable fait dresser les cheveux sur la tête à plus d’un. Si la perspective apparaît comme une folie pour certains, d’autres pensent que ce serait même une humiliation pour le président ATT. Que Dieu inspire donc ATT dans le seul intérêt du Mali ! Amen ! A suivre.