Billet de Baba Dembélé

Publié le par lechallenger

 Le défi Mara…thon

 

Une sagesse répandue à travers la planète terre enseigne qu’il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Le jeune candidat finaliste de Bamako ouest n’est-il pas allé un peu trop vite en besogne ? Ses déclarations à la suite du premier tour des législatives n’ont-elles pas été un peu trop…hâtivement fracassantes ?

 

Le moins qu’on puisse dire est qu’il s’est lancé dans un défi marathon. S’il faut le croire, il voulait battre IBK dès le premier tour. Il faut toutefois lui reconnaître le mérite d’avoir réussi la prouesse de mettre en ballottage l’ex-Premier ministre et président sortant de l’Assemblée nationale qui, plus est, a battu le national ATT en commune IV.

 

Ce n’est donc pas une mince affaire et Mara a certainement raison de pavoiser. Cependant, tel ‘’le chat botté’’, n’a-t-il pas forcé la dose d’outrecuidance voire de témérité en déclarant une guerre sans merci aux partis politiques, qui ‘’ont failli à leur tâche’’ ? Les partis, professe-t-il, seront supplantés par la société civile et les candidats indépendants, seules alternatives crédibles à ses yeux.

 

Pourtant, si les indépendants ont réussi dans certaines poches, ils n’ont pas fait la preuve de leurs percées sur la scène politique. D’autant plus que de telles déclarations ont davantage blessé des politiques qu’elles ne les ont  effarouchés. La preuve, l’Adéma a décidé de soutenir le Rpm en commune IV, IBK n’étant pas l’ennemi de l’Adéma, selon Mohamédoun Dicko.

 

D’autres partis ont emboîté le pas à la Ruche en s’accaparant du cri de guerre –TSI-‘’ Tout Sauf un Indépendant !‘’ Donc, la prudence est de mise en politique. Si les carottes ne sont pas cuites, il faut se tenir coi. D’autant plus que la classe politique sait entreprendre les combinaisons les plus inattendues.

 

 Malgré tout, peut-être que la stratégie de Mara de pourfendre les partis a-t-elle quelque part fait mouche et fait croire à certains que les formations avaient commencé leur déclin.

 

Il l’a écrit dans son livre annoncé avant le premier tour. Mais, en insistant sur ce point avant le second tour des législatives, n’a-t-il pas fait un mauvais timing ?  Quoiqu’il en soit, en politique, la logique du marathon n’empêche pas de lancer les défis les plus surprenants aux périodes les moins indiquées, l’électorat, au Mali, étant des plus versatiles. Mara peut continuer à pavoiser.

 

 

 Baba Dembélé

 

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