DIVERSITE BIOLOGIQUE
Sauvegarder les éléphants du Gourma
L’importance des éléphants du Gourma est liée à leur particularité morphologique et comportementale. Ils sont adaptés à la chaleur, ont une bonne connaissance de leur milieu et de la disponibilité de ses ressources. Au Mali, 344 éléphants ont été comptabilisés : 50% de femelles, 13% de mâles, 11% de subadultes et 26% de juvéniles.
Ces pachydermes sont en danger. C’est pourquoi le thème était au menu de la conférence de presse organisée par le projet de conservation et de valorisation de la biodiversité et des éléphants du Gourma. Autour de son coordinateur, Biramou Sissoko, Philippe Bouché, un expert international sur la question et Modibo Cissé, le chargé de formation.
Le projet est une application de
C’est en 2000, a-t-il ajouté, que le Mali a adopté sa stratégie et son plan d’action en matière de diversité biologique. Il ressort de ce document que notre pays comporte 1739 espèces spontanées ligneuses, dont 8 sont endémiques. La faune comprend 136 espèces de mammifères. L’avifaune comporte 640 espèces dont 15 sont des espèces rares. L’ichto faune compte 143 espèces de poissons.
Financé à hauteur de 5 milliards, le projet qui s’étale sur 6 ans a pour objectif d’arrêter la dégradation de la biodiversité. Il couvre les régions de Mopti, de Tombouctou et de Gao. L’objectif est recherché à travers 4 résultats :
1- Les aires de conservation sont créées et leur gestion faite par les Organisations pour la gestion des aires de conservation ;
2- Les communes ont amélioré leurs capacités de planification et de gestion des ressources biologiques dans leur propre programme de développement ;
3- Les communes du Gourma se sont organisées pour planifier et mieux organiser la gestion de leurs ressources en terres et biologiques.
4- Les institutions publiques sont capables de conseiller et d’aider les communautés dans leur gestion des ressources biologiques.
Baba Dembélé