Entre Nous 357
C’est effectif !
‘’Le navire Mali peut tanguer, mais ne chavirera jamais’’. Les citoyens maliens, les gouvernants aussi bien que la population, ont une foi inébranlable en cette évidence. Les démons sont retournés en enfer laissant la place à la colombe de la paix trônant majestueusement au-dessus de la tour, à l’entrée du pont Fahd. Et comme toujours, le sens du partage, de la solidarité, de l’entraide et de l’écoute mutuelle a prévalu.
C’est sur une note d’espoir quant à un Mali toujours débout que les lampions de la fête de 2007 se sont éteints samedi dernier au Dibida. La démocratie pluraliste vient de triompher. La raison est restée maîtresse incontestée. Chacun a fait ce qu’il a pu et le reste est à l’honneur du Mali. Ainsi soit-il !
Le candidat Amadou Toumani a été proclamé encore une fois président de tous les Maliens avec 71,20% des suffrages valablement exprimés par les sages du Dibida. Toutefois, au bout du compte, personne en réalité n’a été vaincu et personne n’a gagné à part notre grand et légendaire pays. C’est un peu le commandement de la modestie et de l’humilité - sagesses qu’aucun professeur ne peut enseigner à ATT, le fils aîné de Mama et de Toumani éduqué et entretenu dans la pure tradition des grandes familles peuhles de Komoguel, de Wayankorè, de Sofara.
Il n’aurait certainement pas aimé que ce scrutin se termine dans des histoires. Les Maliens, dit – on et à raison, sont pétris du sens de l’honneur, de la dignité mais aussi de la retenue. Ce qu’attend notre pays et qui devrait en priorité préoccuper le président réélu, c’est plus le développement de notre pays, toute chose qui commence par le rétablissement de l’autorité de l’Etat, l’éradication des pratiques aux antipodes de la bonne gouvernance.
De l’autre côté, les présidents Ibrahim Boubacar Kéïta, Tiébilé Dramé, Soumeylou B. Maïga, Mamadou Bakary Sangaré, Oumar Mariko et dans une certaine mesure, Aminata Diallo et Madiassa Maguiraga, restent, quel que soit leur état d’âme, conscients de l’ampleur de l’enjeu. Ils ne perdront un seul instant vu que le Mali est et demeure au-dessus de tout, et que ce ne sont pas des résultats d’une élection, même défavorable, qui les entraîneront sur les mauvais sentiers.
Tout ce qui a été dit tout au long de ces semaines de campagne reste des propos de campagne et personne, pas en tout cas ATT, n’en gardera rancœur. Parce que le vrai ennemi du Mali, quoiqu’on dise, reste la pauvreté, la maladie, l’ignorance, l’analphabétisme, la corruption, le népotisme. Des maux qui nuisent à la santé socio-économique du Mali et des Maliens et contre lesquels nous devons rester mobilisés.
Tout est bien qui finit bien,
Les balises sont donc installées pour la continuation de ce qui a été fait, pour lequel nous nous sommes battus et continuerons le combat. Et que nul n’a le droit de remettre en cause. La présidentielle du 29 avril a vécu, place aux législatives du 1er juillet !
Alors, faites vos jeux sans passion, ni haine pour le plus grand bien du grand Mali !