‘’C’est… très grave’’

Publié le par lechallenger

Entre flèches et piques

 

C’est désormais la guerre des mots entre les acteurs de la classe politique malienne. Les leaders de l’Alliance pour la démocratie et le progrès et du Front pour la démocratie et la république ne se font plus de cadeau. De conférence en conférence, ils s’attaquent mutuellement et chacun réplique à sa façon.

La semaine dernière c’est Me Tall qui déclarait que IBK, Tiébilé, Blaise et Soumeylou ont été battus dans leurs fiefs respectifs par le candidat ATT. Réaction de Mamadou Bakary Sangaré : Me Tall et Choguel n’ont pas de fief. Raison pour laquelle, soutient-il, ils se sont cachés derrière ATT. ‘’C’est une honte politique pour des hommes politiques. Aux prochaines législatives, nous saurons si nous avons des fiefs ou pas’’, a –t-il averti.

Précision de Soumeylou Boubèye Maïga: ‘’Je dis à Blaise que Choguel a tout de même un fief. Mais lorsqu’il était parti pour accueillir le président de la République , la délégation qui accompagnait celui-ci était plus nombreuse que les gens qui sont sortis pour l’accueillir’’.   

 

 

Chef de la mission parlementaire d’observation de la Cedeao pour la présidentielle malienne, Mme Hawa Barey, estime que l’affluence était timide le 29 avril dernier. Elle nous a livré ses impressions:  

‘’Franchement, nous avons vu que c’était timide. Les gens ne sortent pas, ne se bousculent pas pour chercher leurs cartes d’électeur. C’est très grave. Nous avons rencontré le coordinateur d’un centre pour lui demander si les militants ont été sensibilisés. Il nous a fait comprendre que ce n’est pas son rôle mais plutôt le rôle des partis politiques.

Malheureusement, le jour du scrutin, dans un bureau de vote, on n’a trouvé que le président, les délégués de la Ceni et de la cour constitutionnelle, les assesseurs n’étaient pas là.

Les délégués des partis étaient absents. Ça veut dire quoi ?

 Dans ce cas, même s’il y a des fraudes, c’est aux risques et périls des partis politiques. Moi, franchement, j’ai trouvé que les élections au Mali étaient très timides. On a demandé aux gens de nous dire pourquoi. Ils nous ont dit que même s’ils votent, ça va être comme d’habitude.

 Nous avons demandé quelle est cette habitude. Ils ont répondu qu’en 2002, ils ont voté mais ce n’est pas sorti des urnes. Nous leur avons dit qu’il ne faut pas y aller avec ces préjugés. Mobilisez vos électeurs, votez et confirmez le candidat de votre choix’’

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