VIVRE DANS LA PERIPHERIE DE BAMAKO

Publié le par lechallenger

Nafadji, village enclavé

 

Ses habitants appellent à la construction de l’axe routier Samayana - Kamalé Soba

 

Situé au centre de la commune rurale du Mandé à 40 km de Bamako, sur l’axe principal Samayana -Kamalé  Soba, Nafadji fut fondé par deux frères : Dioman Keita - l’aîné- dont la mère est Nyélén Kéita, affectueusement appelé Nyélén Dioman et Makamba Keita, sa mère Nan Keita aussi appelé Namakamba Kéita.

 

Leur père, Kourouté Manfa Keita, avait quitté Samalé pour s’installer dans une petite localité appelée Kourouté située entre les deux collines de Faraba. Ils firent ensemble l’aménagement du site de l’actuel Nafadji et l’entourèrent d’un Tata de forme ronde. Mais, avant leur installation sur leur nouveau site dans le Tata, Dioman Kéita décéda et le petit frère devint ainsi le premier chef de village qui prend son nom : Namakana.

En effet, le premier site bâti par les fondateurs du village se trouvait sous un grand baobab, d’où le nom Namakana. Connu aujourd’hui sous le nom Nafadji ‘’Nafa’’ expression bamanan signifiant profit, avantage, intérêt et ‘’dji’’ qui désigne dans le même dialecte, l’eau, symbole de l’humidité, de la paix et du bon vivre dans ce village. Un bon vivre malheureusement altéré par le problème de route dans ce village limité au sud par Kamalé, au nord par Samayana, à l’est par Faraba, à l’ouest par Dalakana

L’actuel chef de village, Kékoro Kéita, est le 19ème de la lignée de Namakamba Kéita, dont la pierre tombale est encore visible en plein centre de Nafadji à proximité de la grande mosquée, dans le vieux secteur appelé Djinkono.

Kékoro Keita, pour mener à bien sa fonction de chef de village, est assisté de 5 conseillers.

Avec ses 1385 habitants, Nafadji est l’un des villages les plus peuplés de la commune rurale du mandé après Kanadjiguila, Samaya, Djoliba, et Dalakana. La population est composée en majorité de musulmans, comme le laisse croire la grande mosquée dont le minaret attire la vue de loin. Ce sont essentiellement des Malinkés, la plupart des Kéita, et aussi des Bambaras, des peulhs etc.

Les femmes, piliers de la famille sur laquelle repose la société traditionnelle malinké, s’entendent fort bien à Nafadji. Pour preuve, elles sont réunies au sein d’une grande association à l’échelle du village, afin de faire face aux multiples contraintes qui marquent leur quotidien. Au fait, ces femmes savent-elles qu’il y a un 15 octobre, Journée mondiale destinée aux femmes rurales? Ou un 8 mars, Journée internationale de la Femme ? Ou encore un 31 juillet, Journée panafricaine de la femme? A la question, la plupart de nos interlocutrices nous regardaient, les yeux hagards. La présidente des femmes était en déplacement sur Bamako.

Les paysannes de Nafadji mènent un combat de survie aux côtés de leurs maris.

Organisés aussi en association, les jeunes mènent des activités d’utilité publique dans le village. Ils disposent ainsi d’un foyer fonctionnel pour les manifestations culturelles. Une Radio rurale créée en 1997 baptisée Radio Namakamba vise essentiellement à :

·           Servir de divertissement au village de Nafadji et ses environs ;

·           Assurer une information de proximité.

Cette radio, selon Lassina Kéita, l’un des animateurs, a bénéficié de l’appui de la ville jumelle de Nafadji en France, Saint Maurès de Torène.  Au plan sanitaire, le village dispose d’une maternité sous la responsabilité d’une matrone et d’un  dispensaire, gérés par un comité de gestion. Le carnet d’Adhésion coûte 600 F CFA  sur lesquels 300 F CFA sont envoyé au Cscom de Djoliba.  Par ailleurs, Nafadji a bénéficié dans ces dernières années de l’appui de l’Ong ‘’Christian Aid’’ et ‘’Amapros’’ pour l’installation d’une banque de céréales qui peut subvenir aux besoins des populations en période de soudure. Il abrite aussi une caisse d’Epargne et de crédit installée en partenariat avec ‘’Winrock international’’ mais qui ne suscite pas assez d’engouement auprès des femmes peu habituées à ces activités.

Nafadji dispose d’un premier cycle (de la 1ère année à la 6ème année). Pour l’année scolaire prochaine, un second cycle est prévu qui va de la 7ème à la 9ème ème année. Deux salles de classes sont déjà construites à cet effet, soutient Seydou Keita, conseiller, qui ajoute que le village a payé quatre millions pour le faire et le ‘’reste sera pris en charge par la mairie’’.

Dans ce domaine, le village est déjà confronté au manque d’enseignants pour le second cycle, un souci majeur pour les conseillers du village : ils se sont réunis à ce sujet au CAP de Kalabancoro.

Mais, le véritable obstacle qui grève le développement de Nafadji, c’est que ce gros village isolé, enclavé faute de routes et ce depuis plusieurs années. C’est pourquoi, les autorités villageoises lancent un appel pressant à l’Etat et aux bonnes volontés pour la construction de l’axe routier Samayana-Kamalé -Soba qui passe par Nafadji.

Fakara DEMBELE

 

 

VIVRE DANS LA PERIPHERIE DE BAMAKO

 

Nafadji, village enclavé

 

Ses habitants appellent à la construction de l’axe routier Samayana - Kamalé Soba

 

Situé au centre de la commune rurale du Mandé à 40 km de Bamako, sur l’axe principal Samayana -Kamalé  Soba, Nafadji fut fondé par deux frères : Dioman Keita - l’aîné- dont la mère est Nyélén Kéita, affectueusement appelé Nyélén Dioman et Makamba Keita, sa mère Nan Keita aussi appelé Namakamba Kéita.

 

Leur père, Kourouté Manfa Keita, avait quitté Samalé pour s’installer dans une petite localité appelée Kourouté située entre les deux collines de Faraba. Ils firent ensemble l’aménagement du site de l’actuel Nafadji et l’entourèrent d’un Tata de forme ronde. Mais, avant leur installation sur leur nouveau site dans le Tata, Dioman Kéita décéda et le petit frère devint ainsi le premier chef de village qui prend son nom : Namakana.

En effet, le premier site bâti par les fondateurs du village se trouvait sous un grand baobab, d’où le nom Namakana. Connu aujourd’hui sous le nom Nafadji ‘’Nafa’’ expression bamanan signifiant profit, avantage, intérêt et ‘’dji’’ qui désigne dans le même dialecte, l’eau, symbole de l’humidité, de la paix et du bon vivre dans ce village. Un bon vivre malheureusement altéré par le problème de route dans ce village limité au sud par Kamalé, au nord par Samayana, à l’est par Faraba, à l’ouest par Dalakana

L’actuel chef de village, Kékoro Kéita, est le 19ème de la lignée de Namakamba Kéita, dont la pierre tombale est encore visible en plein centre de Nafadji à proximité de la grande mosquée, dans le vieux secteur appelé Djinkono.

Kékoro Keita, pour mener à bien sa fonction de chef de village, est assisté de 5 conseillers.

Avec ses 1385 habitants, Nafadji est l’un des villages les plus peuplés de la commune rurale du mandé après Kanadjiguila, Samaya, Djoliba, et Dalakana. La population est composée en majorité de musulmans, comme le laisse croire la grande mosquée dont le minaret attire la vue de loin. Ce sont essentiellement des Malinkés, la plupart des Kéita, et aussi des Bambaras, des peulhs etc.

Les femmes, piliers de la famille sur laquelle repose la société traditionnelle malinké, s’entendent fort bien à Nafadji. Pour preuve, elles sont réunies au sein d’une grande association à l’échelle du village, afin de faire face aux multiples contraintes qui marquent leur quotidien. Au fait, ces femmes savent-elles qu’il y a un 15 octobre, Journée mondiale destinée aux femmes rurales? Ou un 8 mars, Journée internationale de la Femme ? Ou encore un 31 juillet, Journée panafricaine de la femme? A la question, la plupart de nos interlocutrices nous regardaient, les yeux hagards. La présidente des femmes était en déplacement sur Bamako.

Les paysannes de Nafadji mènent un combat de survie aux côtés de leurs maris.

Organisés aussi en association, les jeunes mènent des activités d’utilité publique dans le village. Ils disposent ainsi d’un foyer fonctionnel pour les manifestations culturelles. Une Radio rurale créée en 1997 baptisée Radio Namakamba vise essentiellement à :

·           Servir de divertissement au village de Nafadji et ses environs ;

·           Assurer une information de proximité.

Cette radio, selon Lassina Kéita, l’un des animateurs, a bénéficié de l’appui de la ville jumelle de Nafadji en France, Saint Maurès de Torène.  Au plan sanitaire, le village dispose d’une maternité sous la responsabilité d’une matrone et d’un  dispensaire, gérés par un comité de gestion. Le carnet d’Adhésion coûte 600 F CFA  sur lesquels 300 F CFA sont envoyé au Cscom de Djoliba.  Par ailleurs, Nafadji a bénéficié dans ces dernières années de l’appui de l’Ong ‘’Christian Aid’’ et ‘’Amapros’’ pour l’installation d’une banque de céréales qui peut subvenir aux besoins des populations en période de soudure. Il abrite aussi une caisse d’Epargne et de crédit installée en partenariat avec ‘’Winrock international’’ mais qui ne suscite pas assez d’engouement auprès des femmes peu habituées à ces activités.

Nafadji dispose d’un premier cycle (de la 1ère année à la 6ème année). Pour l’année scolaire prochaine, un second cycle est prévu qui va de la 7ème à la 9ème ème année. Deux salles de classes sont déjà construites à cet effet, soutient Seydou Keita, conseiller, qui ajoute que le village a payé quatre millions pour le faire et le ‘’reste sera pris en charge par la mairie’’.

Dans ce domaine, le village est déjà confronté au manque d’enseignants pour le second cycle, un souci majeur pour les conseillers du village : ils se sont réunis à ce sujet au CAP de Kalabancoro.

Mais, le véritable obstacle qui grève le développement de Nafadji, c’est que ce gros village isolé, enclavé faute de routes et ce depuis plusieurs années. C’est pourquoi, les autorités villageoises lancent un appel pressant à l’Etat et aux bonnes volontés pour la construction de l’axe routier Samayana-Kamalé -Soba qui passe par Nafadji.

Fakara DEMBELE

 

 

VIVRE DANS LA PERIPHERIE DE BAMAKO

 

Nafadji, village enclavé

 

Ses habitants appellent à la construction de l’axe routier Samayana - Kamalé Soba

 

Situé au centre de la commune rurale du Mandé à 40 km de Bamako, sur l’axe principal Samayana -Kamalé  Soba, Nafadji fut fondé par deux frères : Dioman Keita - l’aîné- dont la mère est Nyélén Kéita, affectueusement appelé Nyélén Dioman et Makamba Keita, sa mère Nan Keita aussi appelé Namakamba Kéita.

 

Leur père, Kourouté Manfa Keita, avait quitté Samalé pour s’installer dans une petite localité appelée Kourouté située entre les deux collines de Faraba. Ils firent ensemble l’aménagement du site de l’actuel Nafadji et l’entourèrent d’un Tata de forme ronde. Mais, avant leur installation sur leur nouveau site dans le Tata, Dioman Kéita décéda et le petit frère devint ainsi le premier chef de village qui prend son nom : Namakana.

En effet, le premier site bâti par les fondateurs du village se trouvait sous un grand baobab, d’où le nom Namakana. Connu aujourd’hui sous le nom Nafadji ‘’Nafa’’ expression bamanan signifiant profit, avantage, intérêt et ‘’dji’’ qui désigne dans le même dialecte, l’eau, symbole de l’humidité, de la paix et du bon vivre dans ce village. Un bon vivre malheureusement altéré par le problème de route dans ce village limité au sud par Kamalé, au nord par Samayana, à l’est par Faraba, à l’ouest par Dalakana

L’actuel chef de village, Kékoro Kéita, est le 19ème de la lignée de Namakamba Kéita, dont la pierre tombale est encore visible en plein centre de Nafadji à proximité de la grande mosquée, dans le vieux secteur appelé Djinkono.

Kékoro Keita, pour mener à bien sa fonction de chef de village, est assisté de 5 conseillers.

Avec ses 1385 habitants, Nafadji est l’un des villages les plus peuplés de la commune rurale du mandé après Kanadjiguila, Samaya, Djoliba, et Dalakana. La population est composée en majorité de musulmans, comme le laisse croire la grande mosquée dont le minaret attire la vue de loin. Ce sont essentiellement des Malinkés, la plupart des Kéita, et aussi des Bambaras, des peulhs etc.

Les femmes, piliers de la famille sur laquelle repose la société traditionnelle malinké, s’entendent fort bien à Nafadji. Pour preuve, elles sont réunies au sein d’une grande association à l’échelle du village, afin de faire face aux multiples contraintes qui marquent leur quotidien. Au fait, ces femmes savent-elles qu’il y a un 15 octobre, Journée mondiale destinée aux femmes rurales? Ou un 8 mars, Journée internationale de la Femme ? Ou encore un 31 juillet, Journée panafricaine de la femme? A la question, la plupart de nos interlocutrices nous regardaient, les yeux hagards. La présidente des femmes était en déplacement sur Bamako.

Les paysannes de Nafadji mènent un combat de survie aux côtés de leurs maris.

Organisés aussi en association, les jeunes mènent des activités d’utilité publique dans le village. Ils disposent ainsi d’un foyer fonctionnel pour les manifestations culturelles. Une Radio rurale créée en 1997 baptisée Radio Namakamba vise essentiellement à :

·           Servir de divertissement au village de Nafadji et ses environs ;

·           Assurer une information de proximité.

Cette radio, selon Lassina Kéita, l’un des animateurs, a bénéficié de l’appui de la ville jumelle de Nafadji en France, Saint Maurès de Torène.  Au plan sanitaire, le village dispose d’une maternité sous la responsabilité d’une matrone et d’un  dispensaire, gérés par un comité de gestion. Le carnet d’Adhésion coûte 600 F CFA  sur lesquels 300 F CFA sont envoyé au Cscom de Djoliba.  Par ailleurs, Nafadji a bénéficié dans ces dernières années de l’appui de l’Ong ‘’Christian Aid’’ et ‘’Amapros’’ pour l’installation d’une banque de céréales qui peut subvenir aux besoins des populations en période de soudure. Il abrite aussi une caisse d’Epargne et de crédit installée en partenariat avec ‘’Winrock international’’ mais qui ne suscite pas assez d’engouement auprès des femmes peu habituées à ces activités.

Nafadji dispose d’un premier cycle (de la 1ère année à la 6ème année). Pour l’année scolaire prochaine, un second cycle est prévu qui va de la 7ème à la 9ème ème année. Deux salles de classes sont déjà construites à cet effet, soutient Seydou Keita, conseiller, qui ajoute que le village a payé quatre millions pour le faire et le ‘’reste sera pris en charge par la mairie’’.

Dans ce domaine, le village est déjà confronté au manque d’enseignants pour le second cycle, un souci majeur pour les conseillers du village : ils se sont réunis à ce sujet au CAP de Kalabancoro.

Mais, le véritable obstacle qui grève le développement de Nafadji, c’est que ce gros village isolé, enclavé faute de routes et ce depuis plusieurs années. C’est pourquoi, les autorités villageoises lancent un appel pressant à l’Etat et aux bonnes volontés pour la construction de l’axe routier Samayana-Kamalé -Soba qui passe par Nafadji.

Fakara DEMBELE

 

 

 

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