DECLARATION DE SOUTIEN DU BARA AU CANDIDAT ATT

Publié le par lechallenger

1- Des élections générales de 2007

 

Le Bara attendait de connaître toutes les candidatures aux élections présidentielles de 2007 avant de se prononcer. Maintenant c’est chose faite: huit (8) candidats à la magistrature suprême se présentent au peuple, armé chacun de son programme et de son projet de société.

Le président ATT qui est candidat à sa propre succession, est au centre de toutes les préoccupations en ce sens qu’il focalise la stratégie et la tactique de deux groupes antagonistes.

            L’un, l’Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP), pousse le soutien à la

réélection du Président A TT pour encore cinq ans.

            L’autre, le Front pour la Démocratie et la République (FDR), s’assigne comme

objectif de barrer la route à ATT.

Le Bara peut-il rester neutre ou indifférent devant le choix du Président de la République qui engage l’avenir de notre peuple pour au moins cinq ans encore? Assurément non!

Nous sommes un parti politique qui a des responsabilités vis-à-vis de son peuple et une mission d’éducation citoyenne qui nous font obligation de participer à la lutte politique pour la magistrature suprême, d’appuyer les tendances et les partis de progrès, et de flétrir les tendances ou les partis dont la victoire en avril 2007, tirera notre pays en arrière ou obscurcira la conscience démocratique du peuple par la phraséologie et la démagogie inopérante.

2- Des cinq ans du régime ATT

Le Bara dans l’opposition a suivi dans ses grandes lignes l’activité gouvernementale

            au cours de ces cinq ans et noté ses forces et ses faiblesses.

            Que peut-on retenir pour l’essentiel?

a) Les rapports économiques qui constituent de nos jours la base matérielle des luttes

sociales internes et des luttes internationales pour la domination universelle du monde par le marché capitaliste (globalisation), ces rapports économiques semblent avoir été compris et perçus par le régime A TT avec une conscience plus nette et plus aigue que sous le régime ADEMA qui s’est enfermé dans les contradictions de la social-démocratie internationale. De ce fait, le régime ATT a disposé d’une marge de manœuvre plus large qu’il a su utiliser certainement avec souplesse et intelligence pour avoir pu attirer autant d’investissements financiers vers presque tous les secteurs d’activité de l’économie nationale. Evidemment le détournement constant des deniers publics, la corruption persistante et le gaspillage révélés d’année en année par le vérificateur général et les services spécialisés de l’Etat, ont été autant de freins à une croissance plus rapide tant du régime actuel que celui de l’ ADEMA.

b) Le Développement inouï en cinq (5) ans des infrastructures stratégiques de base: pistes rurales, routes, ponts, en vue du désenclavement intérieur et extérieur du pays; l’investissement financier intense dans le monde paysan, et les mesures concrètes en vue d’un développement capitaliste de l’agriculture et de sa modernisation; les nombreux efforts d’aménagement hydro-agricole, de construction de petits et moyens barrages, et l’introduction massive de tracteurs, le tout, couronné par une loi d’orientation agricole, prouve que le régime ATT a su exploiter l’économie globalisée et perçu plus que tous les régimes qui se sont succédé  jusqu’ici depuis l’indépendance que le Mali ne peut faire l’économie de la voie capitaliste de développement du pays, s’il veut réussir une croissance soutenue et rapide des forces productives nationales, surtout dans les conditions internationales actuelles.

c) Du point de vue de la satisfaction des intérêts publics, de la promotion de l’emploi pour jeunes, et de la défense du bien- être des maliens, le régime ATT a eu une politique beaucoup plus volontariste et audacieuse face aux Institutions de Bretton Woods, à la différence des régimes de la 2ème République et de la 3ème sous l’ADEMA qui en étaient soumis tous deux corps et âme.

d) Le Consensus politique que les partis politiques de la majorité ont critiqué dernièrement, cinq ans après, était proposé par un président indépendant qui ne pouvait faire autrement que de s’appuyer sur des formations politiques pour mieux gouverner. Il revenait aux partis politiques d’accepter animer la vie politique par un contrôle démocratique de l’exécutif, car l’opposition démocratique n’est nullement synonyme de désordre politique, ni d’anarchie politique.

3- Des perspectives

Pour le Bara, compte tenu de tout ce qui précède, le bilan des cinq ans du Président A TT est globalement positif, d’autant qu’il a été obtenu dans des conditions nationales et internationales extrêmement éprouvantes pour le peuple: Invasion répétée des criquets pèlerins, aléas climatiques, baisse des cours du coton et de l’or, conséquences néfastes de la crise ivoirienne et surenchère des cours du pétrole, etc, etc....

Le Takokélen du camp ATT, simple mot d’ordre stratégique d’agitation et de mobilisation politique qui indigne tant le camp du FDR, est parfaitement dans l’ordre du possible. Et si ATT gagnait dès le premier tour le 29 Avril 2007, ce ne serait que justice pour l’homme de tous les chantiers du peuple et pour l’homme d’Etat perspicace et pragmatique, contre l’utopie des hommes politiques qui rêvent d’un Etat abstrait en dehors de l’activité concrète des masses, et contre leur tactique erronée qui a consisté à accompagner la majorité au pouvoir jusqu’au bout, puis à s’en désolidariser frauduleusement. Notre peuple a horreur de la trahison ou de quelque chose qui lui ressemble.

Dans l’espoir que seront corrigés les nombreux déficits de démocratie que nous avons signalés  ou critiqués tout au long de nos cinq ans d’opposition, le Bara invite le peuple malien, hommes, femmes, jeunes, à voter ATT le 29 Avril 2007, afin de lui permettre de continuer son œuvre de modernisation de l’économie et de l’agriculture, et d’assurer ainsi un développement soutenu et accéléré des forces productives du pays, et par conséquent de la conscience politique et démocratique des travailleurs directs des villes et des campagnes

4- Le boycott  des élections

Le boycott annoncé par le FDR, s’il est mis à exécution, ne sera pas seulement un aveu d’impuissance de ces partis à remonter le courant, mais aussi un signe de leur isolement dramatique du peuple, et une manœuvre dangereuse pour la démocratie.

L’activité gouvernementale et ses nombreux chantiers ne doivent pas s’arrêter pour les élections. .L’exemple du Sénégal est une leçon historique :Après quarante(40) ans de domination sans partage du Parti Socialiste sénégalais,son président charismatique,Abdou Diouf fut battu à plate couture par le vieux singe Wade, quand bien même il aurait englouti près de 40milliards CF A en campagne pour se maintenir!

ALLONS DONC MESSIEURS, SOYONS SPORTIFS ET EN AVANT POUR LE TAKAPEREN.

Pour Le Bara

 

 Le Président Professeur Yoro DIAKITE

 

 

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