Pourquoi ne pas le dire

Publié le par lechallenger

A PROPOS DU CHANGEMENT DE CARTE GRISE ET DU CONTROLE TECHNIQUE DES VEHICULES

 

Le Mali est un pays que nous disons tous aimer, voire chérir. Nous le magnifions à travers tous les superlatifs connus et aimons surtout raconter les passés glorieux vécus ou parvenus à nos oreilles par les conteurs au fil des siècles. Que faisons-nous aujourd'hui de cette fierté et de cet orgueil dont nous nous targuons être les dépositaires et légataires légitimes ?             A mon humble avis, peu de choses nous restent au fond de ce Malien que nous prétendons incarner.

 

            Aussi, cette rubrique pourra servir de forum d'échange d'idées et de propositions pour nous aider à améliorer le vécu au quotidien et surtout l'avenir de ce pays auquel à mon avis nous ne pensons pas assez. Ce n'est pas une attaque contre qui que ce soit, mais je nous interpelle tous quel que soit le statut que nous avons , car nous devons tous œuvrer pour le développement du Mali que nous allons certainement léguer à nos enfants.

 

            Aidons-nous à faire ce pays d'aujourd'hui et de toujours. Ce qui est sûr et certain, personne d'autre ne le fera à notre place.

 

 

Le  parc automobile de la ville de Bamako s'est certainement décuplé pendant ces dernières années, vu les embouteillages fréquents sur les principales artères des quartiers.  Mais je me suis rendu compte de la patience et du courage dont ces propriétaires de véhicules doivent s'armer pour affronter cette lourde peine que sont les passages à l'Office National des Transports (ONT) pour les plaques d'immatriculation et les cartes grises et à la visite technique (contrôle technique du véhicule). Je sais que ce sont des formalités nécessaires et obligatoires. Mais les délais et les rendez-vous interminables font que le cœur ne résiste pas à la tentation de remettre tout cela à plus tard ou à reporter le passage à tel ou autre service aux calendes grecques. C'est un vrai parcours du combattant que le citoyen est obligé de faire pour être en règle vis-à-vis de la loi. Aussi, on peut dire que le citoyen est au bon gré de ces prestataires de service que vice versa.

            Tenez, je vous cite un exemple : pour changer une carte grise, après toutes les formalités de contrôle et de certification, vous allez tout de même circuler deux mois sinon plus avec une attestation provisoire, je ne sais de quel fait. Je sais aussi  par ailleurs que les éléments de la sécurité routière arrêtent des fois les véhicules pour défaut de plaques et aussi de carte grise. Et je peux bien les comprendre, mais que faire alors si les plaques ne sont pas fournies à date indiquée et que la carte grise ne saurait être donnée en l'absence des plaques ? C'est le phénomène du chien qui cherche sa queue. Faudrait-il en ce moment laisser le véhicule tranquillement dans un garage ou alors se précipiter après un délai de un (1) mois pour la prorogation de l'attestation provisoire de mise en circulation. Ceci rappelle le jour où les virements de salaires sont faits dans certaines banques de la place. Un autre phénomène effroyable. La perte d'une plaque dévissée ou endommagée lors d'un heurt avec un autre engin amène alors les automobilistes à une débrouillardise qui contrevient certainement à la loi. Mais les tracasseries ou la lenteur dans le travail de certains obligent.

 Acheter un véhicule demande plus que de l'argent, car changer de carte grise équivaut à plusieurs pointages mensuels au guichet " cartes grises " de l'ONT.

Faites un tour dans la cour de l'ONT sise à Sogoninko, si vous n'y êtes déjà allés, ou jetez un coup d'œil sur la double file de véhicules devant Mali Control System pour vous rendre compte de l'ampleur de la tâche qu'un simple citoyen doit abattre pour quand même être dans ses droits. Adieu les heures de travail au détriment des consommateurs ou même de l'Etat ! Mais c'est d'usage et c'est comme ça !

Je crois que le Mali est un pays de droit et de surcroît un état libéral. On dit vouloir proscrire tout monopôle d'état et d'individu sur les différentes activités ne touchant pas au fonctionnement administratif, sécuritaire et institutionnel de l'Etat.

J'ose aussi croire qu'il n'y a pas de "  chasses gardées " dans ce pays. Mais faisons donc appel à des privés ! Faisons leur de la place pour pallier à ces inconvénients qui tracassent plus d'un dans cette ville de Bamako où la cour de l'ONT ou celle du contrôle technique sont devenues des lieux de rencontre pour régler les affaires urgentes car le retour sur le lieu de travail ces jours-là est plus qu'incertain.

            La mise en place de nouveaux prestataires améliorera, j'en suis sûr, les services rendus aux citoyens et jouera favorablement sur la qualité des prestations. Ne négligeons pas aussi le nombre d'emplois qui seront créés pour résorber une quantité même infime de jeunes diplômés aujourd'hui en quête de travail. . Est-ce que ces nouveaux venus feront convenablement le travail ? C'est l'Etat seul qui en a l'obligeance de contrôle. Il en a les capacités. 

            Vivement l'ouverture de nouvelles sociétés de confection de plaques d'immatriculation et de contrôle technique. Et aussi, au travail pour les confectionneurs de cartes grises, ou en embaucher si besoin en était.

            Voilà ce que je voudrais vous soumettre pour réflexion et d'autres suggestions qui seront certainement les bienvenues.

            Comme le veut la tradition, je dis " plaise à ceux qui veulent comprendre et mes excuses à ceux que cela dérange ".

            Le Mali nous appartient à tous, et c'est à nous seuls et à nul autre de le construire.

Oui, il faut bien le dire !!!  

*Un citoyen comme vous autres.

 

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