Campagne présidentielle
Sambourou et l’argent du contribuable
C’est fait, Sambourou est candidat depuis vendredi et annonce en a été officiellement faite mardi dernier à Nioro par ses propres soins. Pour son offensive de charme chez nos parents du Sahel Occidental, le président qui a mis le turbo à l’entame de cette année électorale aura tout utilisé : argent, moyens matériels et humains de l’Etat. Rien n’a été ménagé pour sensibiliser quant au bien-fondé de sa réélection, occasion que n’a eu aucun de ses adversaires. Un sympathique deux poids deux mesures. Pour autant, rien n’est gagné d’avance sauf la victoire… à la télévision nationale
Désormais candidat à sa propre succession - et Dieu seul sait pour combien de mandats encore- ATT si l’on prête l’oreille à ce que ces griots claironnent aux interminables meetings et rencontres politiques ou séminaires, n’avait jamais rompu avec la logique de campagne permanente. En cinq petites années de règne, il a réussi la prouesse de faire plus ou moins d’heures de voyages que son illustre prédécesseur, Alpha Oumar Konaré. Tous ces déplacements jusqu’à l’étape décisive de Nioro ont été insérés dans l’agenda de voyages du président de la république dans l’exécution de son programme de président de la république. Il le disait à qui voulait l’entendre. Seulement voilà, les Maliens ont été surpris de le voir utiliser les moyens de l’Etat- fonds médias, matériels roulants… pour atteindre le plus grand nombre de nos compatriotes au détriment bien entendu de ses adversaires politiques. Une utilisation abusive de l’argent du contribuable.
Sambourou chasse sur les terres du grand bélier
Faite à Nioro mardi dernier, ville natale de l’un de ses plus redoutables adversaires, la déclaration de candidature de Sambourou se révèle aux yeux des observateurs comme de la provocation à Tiébilé Dramé, le président du Parena et candidat à la présidentielle d’avril. Donne-t-il ainsi une réponse concrète à celui qui, à la faveur de son investiture, l’invitait à la sagesse à la retenue ? C’était au CICB en février dernier.
‘’….Ma dernière invitation s’adresse au Président Amadou Toumani Touré ! En 57 mois de gestion, aidé par tous, il a fait de son mieux pour le Mali. Mais aujourd’hui, force est de reconnaître qu’il a atteint ses limites. Alors, je lui demande respectueusement, pour la cause du Mali, de renoncer à briguer un second mandat ! Il était venu pour cinq ans pour réconcilier les Maliens et consolider la démocratie. Je supplie ceux qui incitent le président de
Je demande à ceux qui incitent le Président à solliciter un 2è mandat à le laisser sortir par la grande porte…’’