TIEBILE DRAME dans ‘’Les échos’

Publié le par lechallenger

 

‘’Pour nous, la morale existe en politique…’’

 

Quelques petites semaines après son historique discours d’investiture, Tiébilé Dramé persiste et signe en demandant à ATT de se limiter à ce mandat qui s’achève.  En effet dans une interview accordée à notre confrère de Hamdallaye, ‘’Les échos’’, le candidat à la présidentielle d’avril du parti du bélier blanc assène ses vérités. Il parle notamment des  coups bas que ses camarades et lui ont reçus de leur ‘‘ami’’ à qui ils ont pourtant tout donné, sans rien recevoir en retour si ce n’est que de l’humiliation, de la trahison.  Habituellement très peu loquace, c’est un Tiébilé Dramé, qui réaffirme ici sa disponibilité à poursuivre, soutenu par ses camarades du parti avec son parti, son combat pour le renforcement de la démocratie et le bien être des Maliens.

 

Les Echos : Vous êtes candidat à l’élection présidentielle du 29 avril 2007. Pourquoi ?

 

Tiébilé Dramé : Je suis candidat, parce que mon parti et moi, nous avons des idées, nous avons des projets et une ambition pour le Mali. L’élection présidentielle est une élection assez importante car il s’agit de renouveler la première institution du pays, c’est-à-dire le mandat de président de la République. Par conséquent, il nous a paru nécessaire de participer à cette élection, de proposer aux Maliens un choix, notre vision, notre projet pour le Mali, ce projet que nous avons déjà élaboré sous forme de livret au seuil du nouvel an et à l’attention du peuple malien. Vous savez, le président de la République a une influence énorme sur la vie du pays. Le choix du président de la République est un choix crucial pour un pays, pour un peuple. Les actes que le président pose, ses décisions, ses orientations quotidiennes ont un impact sur notre vie de tous les jours. Nous y participons parce que nous pensons qu’aujourd’hui, la République du Mali, la démocratie malienne sont en danger.

Les Echos : Un moment donné, vous étiez attendu du côté de l’ADP (la mouvance présidentielle), eu égard à vos bons rapports avec le président de la République. Vous avez plutôt signé la plate forme du FDR. Pourquoi ce choix ?

 

T. D. : Votre question aurait dû être pourquoi avez-vous rompu avec le président de la République ? Ma rupture avec le président de la République , la rupture de mon parti avec lui, nous ont conduits au FDR. Avant le FDR, il y a notre rupture avec le président de la République. Vous savez, pour nous, la morale existe en politique. Le candidat Amadou Toumani Touré est venu au siège du Parena, le 3 mai 2002 entre les deux tours de l’élection présidentielle pour demander le soutien du Parena. Il avait dit ce jour, que c’était la première fois qu’il mettait les pieds au siège d’un parti politique. Il nous a dit ce jour combien le soutien du Parena était important pour lui. Le candidat ATT et le 1er vice-président du Parena ont procédé à la signature d’une déclaration conjointe, qui vaut accord politique entre les deux parties. Nous avons quand même pris de part et d’autre des engagements politiques que nous ferons savoir au peuple malien le moment venu. Tout le long du mandat d’Amadou Toumani Touré, le Parena a procédé à un accompagnement conséquent. Conformément à cet accord.

Les Echos : Qui a faussé les règles du jeu ?

 

T. D. : Il est évident pour nous, que cet engagement n’a pas été tenu par celui qui a gagné l’élection présidentielle et qui était candidat au 2e tour et que nous avons soutenu  de nos toutes forces et avec tous nos moyens. Le problème va au-delà de ça.

Pour nous, la morale existe en politique, encore une fois.

Quand on a soutenu un homme pour son élection, quand on l’a accompagné tout au long de son mandat, quand on a stoïquement fermé les yeux sur tous les traitements infligés à notre parti, quand on a estimé tout au long de son mandat que la parole de notre parti, l’engagement de notre parti, allaient au-delà des actes ponctuels, quand enfin, en septembre 2006, nous avons eu la preuve que notre partenaire qu’est le président de la République nous a poignardés dans le dos, alors nous avons réalisé que notre engagement était unilatéral.

Ne tournons pas autour du pot : la cabale montée contre le président du Parena au sujet du dossier du Sommet Afrique-France nous a définitivement donné la preuve que notre partenaire, le président de la République , n’est pas fiable dans la collaboration.

Les Echos : Le dossier de la Casca qui met en doute votre gestion en votre qualité du président du comité d’organisation du Sommet Afrique-France (Cnosaf) est-il à l’origine de la rupture dont vous parlez ?

 

T. D. : Le dossier de la Casca , s’il y en a, est venu bien plus tard. Je pense qu’il date de janvier ou février. Nous avons le dossier de la Casca et un rapport du Contrôle d’Etat qui a été manipulé, tripatouillé à la p

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