Emploi demain, dans les zones aurifères
« Si l’activité minière est d’une grande importance au regard de l’affluence qu’elle draine, elle ne doit pas être la seule piste à explorer, elle ne doit pas constituer le seul espoir de trouver un emploi. Bien d’autres possibilités s’offrent autour des mines et ailleurs comme dans l’agriculture, l’élevage, l’aviculture, les services etc. Il faut désormais les explorer, car Kéniéba a un atout majeur : elle est riche de sa diversité à tous égards »
Ces propos ont été tenus, à juste raison, par Mme Ba Awa Kéïta, ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle devant les populations de Kéniéba massivement sorties pour la recevoir et l’écouter.
L’or ne brille pas pour tous les Maliens a t-on coutume de dire. Il faut se rendre dans certaines zones aurifères du pays pour s’en rendre compte. A Loulo et Tabakoto, première étape d’un périple qu’a effectué du 24 au 27 février dernier celle qui est affectueusement connue de plus en plus sous l’appellation de ‘’Maman emploi’’, il a été constaté que les besoins d’emploi restent importants malgré la présence des compagnies minières.
Fondant tous leur espoir sur les exploitations aurifères, les populations semblent abandonner très vite le secteur de l’agriculture. Malgré l’embauche dans les mines de plusieurs bras valides, la question du chômage reste toujours d’actualité. A Titre d’exemple, à Loulo il a été dénombré 263 nationaux temporaires, 136 expatriés et 1045 permanents maliens, soit quelque 1444 personnes. De même à Tabacoto, qui a ouvert ses portes juste le 22 mai 2006 et qui produit 1 tonne
Mme Ba se soucie certes de la création d’emplois décents et durables, au profit des couches les plus vulnérables de la population malienne, mais aussi du renforcement des capacités. C’est pourquoi, aux dires du Directeur général de
Djibril Sacko