BILLET
L’Etat face aux Privés
Les récentes performances de
Autrement dit, la concurrence a poussé
Dans certains pays de la sous-région, ce sont les populations qui se sont soulevées pour que les magasins des Chinois ne soient pas fermés. Le Mali a élaboré un code minier très attractif pour attirer les investisseurs. Ces sociétés, pour l’Etat, contribuent à la lutte contre la pauvreté. En fait, c’est parce qu’elles atténuent la misère que le gouvernement explique leur présence. En remplissant les devoirs régaliens de l’Etat, ces privés prouvent qu’elles l’ont remplacé dans sa mission capitale de pourvoir des emplois à la population et de réguler le marché afin que les prix ne flambent.
L’Etat a donc failli à sa tâche, ne serait-ce que dans la promotion de son secteur privé, du moins, dans des domaines limités mais combien essentiels. L’installation des privés étrangers n’est pas une fin en soi mais une contrainte si l’on ne tient pas à porter atteinte à la hausse du taux de croissance et aux équilibres financiers. C’est la loi du marché libéral. En réalité, ce type de marché est loin de lutter contre la pauvreté puisque les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus misérables. C’est la loi du serpent qui se mord la queue. A défaut d’alternative valable, on se plie à la décision du prince du jour.
Encore une fois, quel rôle jouent les partis politiques ?
Baba Dembélé