Grève du supérieur

Publié le par lechallenger

Le Synesup défie Pinochet !

 

Malgré l’appel pressant lancé par le Premier ministre, chef du gouvernement, Ousmane Issoufi Maïga pour la levée du mot d’ordre de grève illimitée, le bureau  du syndicat national de l’enseignement supérieur persiste et signe. ‘’La grève continue’’, nous a indiqué le secrétaire général du Synesup, Dr Abdou Mallé, mercredi matin.  

 

C’est un Premier ministre très remonté qui a rencontré mardi dernier dans l’après-midi au Rectorat de l’Université de Bamako, le Syndicat national de l’enseignement supérieur, en présence des membres du Conseil de l’Université et d’autres partenaires de l’école malienne. 

‘’J’ai souhaité vous rencontrer cet  après-midi pour échanger avec vous et vous donner un certain nombre d’informations pour que nous puissions sortir l’université de cette situation’’. C’est par ces propos que le Premier ministre, Ousmane Issoufi Maïga a introduit  cette  rencontre après deux réunions précédentes.

 

Depuis fin novembre 2006, on se rappelle, le Syndicat national de l’enseignement supérieur a déclenché une grève illimitée suite à la non satisfaction de ses doléances. Après l’échec des négociations entamées par le ministre de l’Education nationale, le Premier ministre s’est investi personnellement pour trouver un accord afin que les cours reprennent dans les plus brefs délais. Mais c’est toujours le statu quo.

Selon le Premier ministre, ce problème est devenu un problème d’ordre public. Sur les points de revendications du Synesup, Ousmane Issoufi Maïga a été on ne peut plus  clair.  ’Je comprends vos revendications, leur pertinence. Vous  avez raison, mais asseyons-nous et discutons’’, a déclaré le chef du gouvernement.

A en croire le Premier ministre, des efforts ont été faits par le gouvernement dans le cadre de l’amélioration des conditions de travail au sein de l’Université mais aussi pour satisfaire leurs doléances qui se résument en trois points. Sur le premier point de revendication relatif à l’octroi de prime de logement, le Premier ministre a déclaré avoir mis en place une commission nationale dirigée par le ministre de l’Economie et des finances pour examiner la question.

Quant à l’annulation des examens de la Faculté des sciences juridiques et politiques, Ousmane Issoufi Maïga a affirmé que l’organisation des mauvais examens est liée à un dysfonctionnement de l’administration. ’En tant que chef du gouvernement, j’en suis responsable’’, a insisté le Premier ministre qui a pris l’engagement de régler tous les dysfonctionnements. Mais, dit-il, il faut du temps.

C’est sur le troisième point que le Premier ministre a donné des instructions au ministre de l’Education pour signer dans les plus brefs délais tous les arrêtés d’avancement des professeurs. Aussi, assure le PM, toutes les dispositions seront prises pour corriger les erreurs.

‘’J’ai fait tout ce qui est humainement possible…Tout ce qui est administratif, je l’ai réglé. Je m’attendais franchement à la levée du mot d’ordre de grève. Je sollicite votre compréhension pour que les cours reprennent demain matin’’, a conclu désespérément le Premier ministre.

’Le Premier ministre a voulu forcer les choses…’’

 

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