Présidentielle d’avril

Publié le par lechallenger

IBK investi candidat du parti !

 

C’est sans surprise que les 262 délégués issus des 55 sections que compte le Rpm ont investi Ibrahim Boubacar Kéïta candidat du parti à la présidentielle d’avril prochain.

Si le président de la République est candidat à sa propre succession, il croisera le fer avec IBK dont la candidature vient d’être officiellement déclarée.  C’était hier dimanche, au centre international des conférences de Bamako, aux termes des assises nationales des 26, 27, et 28 janvier 2007. Soutenu par plusieurs partis politiques, regroupés au sein d’une coalition dénommée Adp, le président Amadou Toumani Touré ne peut dormir sur ses lauriers. Car, Les Tisserands qui constituent une force politique importante du pays sont à pied d’œuvre pour également à leur tour nouer des alliances tous azimuts. Ainsi, la Cds de Blaise Sangaré, la Copp de Me Gakou, le Rjp ou encore le Per ont déjà accordé leur confiance au candidat des Tisserands. D’autres partis comme le Bara ne pouvant pas participer à la présidentielle du fait de la nouvelle loi électorale, sont courtisés pour une alliance autour d’IBK.

Les piques d’IBK

 

 « Il ne s’agit pas, il ne s’agira pas de dresser un catalogue d’infrastructures à construire, d’équipements agricoles à distribuer pour réussir un douteux ‘’ remake ‘’ du miracle indien ou malaisien, non ! Il s’agira pour nous d’avoir une vision qui tienne  compte de l’état réel actuel de notre pays… » Ces propos, on s’en doute, sont du Président IBK qui,déjà  dans son discours de clôture a annoncé les couleurs de  ce que promet avril 2007. Selon le désormais candidat officiel du Rpm, l’Etat qu’il avait redressé avec le président Konaré, en lui donnant son autorité, son crédit et fondé sur un véritable Etat de droit bat de l’aile aujourd’hui et a laissé la place à un Etat patrimonialité. Il suffit, dit-il, de regarder la télévision nationale pour se demander sous quels cieux on se trouve. « Le combat des démocrates maliens, des patriotes au long des décennies de luttes acharnées est, aujourd’hui, galvaudé. » constate-t-il, amer.

 

Mais ce que déplore le Tisserand en chef: c’est l’évidence, la difficulté pour tout citoyen ‘’à comprendre et à admettre que d’être simplement candidat à une élection, fut-elle présidentielle, puisse faire d’un parti et de son candidat des ennemis jurés à combattre et à essayer d’abattre par tous les moyens. Cela relève plutôt des pratiques chères à des régimes qui se trouvent aux antipodes de la démocratie.’’

La mauvaise gestion de certains secteurs clés comme l’école, la santé, l’environnement, l’agriculture… n’ont pas échappé à la critique du candidat investi du Rpm.

Et Ibrahim Boubacar Kéïta de demander l’instauration des débats à la télévision pour, dit-il, des échanges éclairants entre candidats.

Alhassane H. Maïga

 

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