Congrès du Rpm
Me Tall a-t-il raté le coche !
En tentant de battre en brèche certains propos du président du Rpm, Me Mountaga Tall qui représentait l’Adp aux assises des Tisserands aura raté une bonne occasion de se taire. Du moins, c’est ce que croient une multitude de personnes qui ont pris d’assaut la grande salle du Centre international des conférences de Bamako.
Demandant la parole au nom de l’Alliance pour la démocratie et le progrès, Me Tall s’est mis à défendre des actes posés par le pouvoir et que le Rpm n’a jamais cautionnés. Ce fut le cas lorsque le président IBK a dénoncé la manière dont le Rpm a été écarté de
Se sentant attaqué, notamment sur le dossier de
Me Tall a ensuite rappelé que lui, opposant à l’époque, a été emprisonné ici au Mali pour avoir demandé l’organisation d’élections transparentes. Avant de signaler que le Rpm est signataire du code de conduite des partis politiques sous l’égide de l’Imd. Il a lu certains passages de ce code interdisant aux différents acteurs de violer les règles de jeu basées sur un pacte de non violence pendant les élections.
Concernant la pensée unique dénoncée par les Tisserands, Me Tall rappelle à IBK qu’ils ont tous soutenu le même homme en 2002, et qu’il n’y a donc pas de raison qu’ils ne continuent pas de le soutenir pour la présidentielle d’avril.
Mountaga Tall hué!
Provocation ou simples échanges de vue entre des anciens alliés ? Ces mots du célèbre représentant de l’Alliance pour la démocratie et non moins président du Cnid, ont provoqué l’ire des militants tisserands. Qui le huèrent pendant plusieurs minutes, mais Me Tall est resté apparemment zen, un tantinet parfois baroudeur « Je suis habitué à de telles scènes pour avoir animé l’opposition parlementaire durant cinq ans ». Il a fallu l’intervention de Ibrahim Boubacar Kéïta pour calmer un incident qui annonce sans doute les couleurs des élections générales de 2007.
Intervenant à son tour, Dr Oumar Mariko sans désigner Me Tall, mais répliquant à ses propos, a estimé qu’une Ong ne peut servir de caution morale à une démocratie.
Alhassane H. Maiga