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Publié le par lechallenger

Soumana Sacko, candidat ?

 

Soumana Sacko, ancien Premier ministre, candidat à l’élection 2012 ? C’est le vœu d’un militant de l’Adéma - Pasj. Celui-ci nous a confié que la meilleure analyse de la situation politique actuelle conduit à la victoire d’un deuxième candidat indépendant. Il a soutenu que l’Adéma - Pasj et l’Urd devraient soutenir la candidature d’un Soumana Sacko pour le porter au pouvoir en 2012, avec, bien sûr, la bénédiction d’ATT.

De la part d’un homme politique, un tel constat est désolant. Il révèle que les militants eux-mêmes sont convaincus du manque de représentativité de leurs leaders. A cette lacune et à tant d’autres plus ou moins tolérables, s’ajoute l’absence notoire d’initiative chez nos politiques.

Même si comparaison n’est pas raison, la politique française nous sert souvent de baromètre. La cote de popularité de Nicolas Sarkozy remonte dans les sondages après de fulgurantes réactions contre l’évolution de Ségolène Royal desservie par ses récents errements en politique étrangère, notamment dans son ingérence dans les relations qui lient le Canada avec la province du Québec. De même, la candidate socialiste a été attaquée pour son «manque de programme ».Toutes choses qui rendent redoutable le candidat de l’Ump, malgré sa politique controversée sur l’immigration. Cette politique est par ailleurs révélatrice du sentiment des Français qui exigent un vrai programme sur l’immigration.

En revanche, la majorité de nos leaders politiques sont en panne d’idées. Soumeylou Boubèye Maïga a parlé de fatalisme et d’abdication. Dès lors, on comprend qu’un militant Adéma bon teint pronostique la victoire éventuelle d’un candidat indépendant après la réélection d’Amadou Toumani Touré. Comme s’il craignait de parler d’IBK, candidat en 2007. Le président du Rpm est incontestablement le grand challenger d’ATT. On ne peut occulter le poids d’un tel leader à moins que l’ensemble des autres composantes de la classe politique ne décide de soutenir en masse le Chef de l’Etat sortant. Ce qui serait la catastrophe politique.

La menace d’une monarchie constitutionnelle pèserait sur une démocratie unanimiste. Pourtant, ATT, sans initiative allant dans ce sens, s’est trouvé entouré d’une kyrielle de Chefs politiques. La question, aujourd’hui, est de savoir qui rassemblera les Maliens ? ATT ou IBK ? Elle ne se situe pas dans la phobie qu’inspire IBK jusqu’à repousser les échéances de 2007 vers une hypothétique candidature de Soumana Sacko en 2012. A cette échéance, tout le monde sera candidat en l’absence du «parapluie ATT». Il faudra alors s’assumer et prendre des initiatives. Ce ne sera plus le temps des défaitismes.

Baba Dembélé

 

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