RPM : Vision et ambition pour une politique de développement
Les vertus du dialogue social que le Rpm entretiendra avec les syndicats
Le syndicalisme est la clef de voûte de l’égalité sociale. Le Rpm reconnaît que s’il y a des valeurs qu’une formation politique doit partager sans réserve avec le syndicalisme, c’est sans doute leurs synergies communes à la démocratie, la solidarité et aux droits de l’homme.
Le refus de la pensée unique dans la gestion des affaires publiques est à l’origine du Conseil central de l’Untm pour le pluralisme politique. C’était le 29 mai 1990.
La pensée unique consiste à reconnaître à un seul parti politique le droit d’organiser des scrutins électoraux et de proposer des sujets à débattre. Ces pratiques rétrogrades qui ont caractérisé notre passé politique depuis l’indépendance en 1960 ouvraient la porte à tous les trucages, le poids du passé et les séquelles trop présentes dans les mentalités ont rendu très difficile la transition vers une saine animation politique sereine et une gestion souple du social.
Certes, l’expression des salariés par le biais de leurs corporations socio-professionnelles est garantie par la loi : Conseil supérieur de la fonction publique, Conseil supérieur du travail, Conseil d’administration, Conseil économique, social et culturel et, Commissions consultatives etc.
Interférence des courants politiques dans l’arène syndicale.
Imbrication des brûlots d’autres couches sociales avec les problèmes relevant de l’action syndicale ordinaire.
La portée de l’action politique dans l’accompagnement des phases successives d’adaptation du syndicalisme confronté aux bouleversements de tous ordres.
Les réserves syndicales face à certaines actions gouvernementales.
Les craintes du syndicaliste d’être dépossédé des droits acquis.
La gestion des relations syndicales sur le plan international concomitamment avec les autorités politiques.
L’acquisition par le gouvernement du soutien des syndicats pour opérer les nécessaires réformes.
Les suggestions pour une meilleure politique syndicale.
Procéder à quelques gestions de solidarité dans l’exécution de certaines tâches assignées aux directions syndicales par leurs derniers congres seront déjà l’amorce d’une collaboration durable, basée sur la solidarité et la confiance.
D’autre part, il a été proposé aux partis politiques un programme minimum servant de plateforme politique, de tel programme ne pouvant en aucun cas entraîner le changement fondamental sans le soutien inconditionnel de l’ensemble des travailleurs.
Le Rpm propose un syndicalisme participatif où l’Etat et les syndicats pourraient s’entendre sur un programme minimum. L’adoption d’un tel programme, profondément orienté vers les travailleurs, aura comme avantages :
a) une augmentation de la productivité
b) une diminution du nombre de dossiers en discussion avec les syndicats.
Le Rpm institutionnalisera une rencontre périodique entre le gouvernement et les syndicats sur la mise en œuvre du programme minimum. Comme en 1994, la concertation à l’occasion de la dévaluation du franc CFA, les propositions pertinentes faites par le syndicat ont aidé notre pays à contenir plus ou moins l’inflation.
Du coté syndical, l’adoption de ce programme ne doit rencontrer aucune difficulté car le syndicat ne saurait être bâtisseur et fossoyeur à la fois de la démocratie. Surtout ayant été à l’avant-garde de toutes les conquêtes sociales d’émancipation humaine. Le Rpm favorisera le resserrement du syndicalisme indépendant.
*Dravéla rue 364 porte 150
Somita Kéïta*