Présidentielles 2007
Le président IBK fin prêt pour ce dimanche !
C’est plus qu’une certitude qui sera confirmée dans les heures qui suivent : Ibrahim Boubacar Kéïta, le président du Rpm (Rassemblement Pour le Mali) est candidat à l’élection présidentielle du 29 avril prochain. Annonce en sera officiellement faite le dimanche 28 janvier, aux termes des assises de son parti, lesquelles débuteront le 26 courant. En marge des travaux des trois grandes commissions de travail constituées pour le besoin de la cause, les jeunes et les femmes du parti seront également en conclave.
Un grand événement en perspective, lorsqu’on sait que c’est l’homme le plus médiatisé des 15 dernières années dans notre pays qui descend ainsi dans l’arène pour la deuxième fois, avec comme objectif affiché: Koulouba. Au sein du peuple tisserand, on se mobilise avec un seul slogan sur les lèvres ‘’ Yèlèma’’ au moment où les partisans d’ATT promettent le ‘’takokelen’’.
L’annonce – officielle - de la candidature à la présidence de la république de Ibrahim Boubacar Kéïta sera faite ce Dimanche 28 janvier 2007, aux termes des assises de son parti, qui se tiendront à la salle Amadou Hampâté Bâ du Palais de
Des délégués de l’intérieur du pays comme de la diaspora malienne, sont attendus pour un événement que beaucoup d’observateurs de la scène politique nationale qualifient de grande rentrée politique du Mali dans la perspective des élections générales de 2007.
La fièvre de cette grand’messe politique est perceptible dans la capitale, avec en toile de fond, le message fort d’IBK candidat.
Pour la grande sortie de l’homme d’Etat le plus médiatisé de ces 14 dernières années du Mali, il n’est point besoin de dire que les hostilités sont ouvertes.
Le Yèlèma en marche ?
A l’opposé de la mouvance présidentielle dont le cri de guerre poussé urbi et orbi avec plus ou moins de conviction est le ‘’takokelen’’, à savoir la victoire d’ATT au premier tour, l’opposition regroupée autour du Rpm travaille pour le ‘’Yèlèma’’ - le changement. Car, à en croire les informations qui nous parviennent de certains milieux politiques comme de la société civile, le Rpm et ses alliés, contrairement à ce qui se dit, pourraient créer la grosse surprise. Ce ne serait pas étonnant lorsqu’on sait le formidable boulot abattu par la machine électorale jaune et vert, à l’occasion de 2002.
Aujourd’hui encore, on évoque dans certains cercles politiques avec un fort accent d’amertume, la présidentielle de 2002. IBK, selon eux, aurait été bel et bien présent au second tour si, pour des raisons désormais connues de tout le pays, et même du monde entier, il n’avait été écarté. Aussi, le Rpm et ses alliés semblent-ils déterminés à ne plus se laisser voler leur victoire qu’ils savent certaine.
Sory Haïdara