Billet

Publié le par lechallenger

 

 

Préserver le socle de  la démocratie

 

Dans son discours de Nouvel an, le Président de la république a reconnu que toute l’année électorale est complexe et qu’il faut la gérer avec lucidité.

 

A l’occasion, la presse a été sollicitée pour préserver le socle de concorde. C’est à ce titre qu’on se demande pourquoi le Gardien de la Constitution s’accommode d’une situation de complaisance avec des leaders politiques et des députés qui violent la Charte des partis politiques et les Statuts et Règlement intérieurs de leur propre Assemblée nationale.

 

Les formations politiques doivent concourir à l’expression du suffrage et à la conquête du pouvoir, ne serait-ce qu’au premier tour de l’élection présidentielle, celle qui désigne la personnalité chargée de diriger le pays.

 

Au nom de la loi fondamentale, le respect des textes devrait être de rigueur à la veille d’une échéance décisive.

 

Il y va de la régularité, de la transparence et de la crédibilité des élections générales. S’il lui est difficile de donner la leçon aux personnalités politiques, il n’en demeure pas moins que le Chef de l’Etat doit préserver en toute fidélité le régime républicain, respecter, faire respecter la constitution et la loi en remplissant ses fonctions dans l’intérêt supérieur de la Nation.

 

C’est ce contrat qui lie le Chef Suprême des Armées au peuple malien, si, bien sûr, on se réfère au texte de la constitution.

 

Après coup, le soutien des hommes politiques, exprimé au début comme une confiance renouvelée, apparaît finalement comme le piège de la transgression des textes : situation d’autant plus compromettante pour un président qui s’est dépensé à sympathiser avec tout le monde que la période qui s’engage n’est pas favorable à un revirement.

 

Cela pourrait lui coûter son poste de Président de la République.

 

Baba Dembélé

 

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Publié dans lechallenger

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