ATT n’est pas un dictateur mais…

Publié le par lechallenger

Ce sont les partis dévoyés qui exercent la dictature

 

« Avé Caesar morituri te salutant» «Salut César, ceux qui vont mourir -pour toi- te saluent !». Cette formule sied bien  aujourd’hui à bon nombre de partis politiques maliens qui excellent dans la négation de soi, dans la négation de leur identité.

 

Tout se passe comme s’ils s’étaient surpris à voir l’inanité de leur existence, à comprendre leur dévoiement alors que la voie lactée est là devant eux, facile à emprunter. Mourir dans du beurre, telle est désormais la devise, pourvu que vive le beurre. Le Président de la République n’est pas un dictateur, ce sont les partis politiques niant leur essence qui sont les dictateurs à l’endroit du peuple malien. Ils sont les créateurs de César malgré César‘’ Ubu’’ sera malien et, vive la démocratie ! Le peuple doit avoir un esprit moutonnier, il faut le rendre écervelé et nous serons avec « Alice au pays des merveilles».

Nous assistons aujourd’hui à l’émasculation de tout un peuple par les politiques qui surfent au dessus des partis. 

  Le jeu démocratique a pris un visage malien, celui de l’unanimisme, celui du mutisme volontaire. «Bonjour Soumangourou !» (Même si tu sais que nous sommes des hypocrites, nous te supplions de nous accepter, nous sommes des crapauds à tes pieds).

Démissionner de l’homme, être candidat au mouton, telle est la voie qu’on nous offre aujourd’hui. Ceux qui dans leur formation politique veulent être fidèles aux principes existentiels de leur parti, qui veulent sans animosité exprimer leur opinion par rapport au dévoiement constaté, deviennent aujourd’hui des trouble-fêtes et sont à présenter devant un concile politique pour sanction, concile constitué de ceux qui croient avoir reçu de Dieu la mission de conduire l’homme ou du moins leurs militants au salut.

Les «croquemorts» de la liberté seront les victimes d’une «démocratie véritable à l’intérieur des partis». Ceux qui sont aujourd’hui méprisés à cause de la seule liberté de penser sont non pas des résignés, mais des indignés. Et l’indignation est porteuse de progrès.

Ceux qui s’accrochent comme des poux au pouvoir en lui mentant, seront un jour vidés par un pouce bien appuyé !

Mahamadou Lamine Koné, Pr de Philosophie, Militant ADJ

 

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