Coopération La gouverneur générale au Mali !

Publié le par lechallenger

 

 

 

 

La gouverneur générale du Canada, son Excellence Michaëlle entame à partir du 22 jusqu’au 27 novembre 2006, une visite officielle dans notre pays à la tête d’une délégation de représentants de la société civile. Au cours de son séjour au Mali, elle aura des entretiens avec les plus hautes autorités dont le président de la République du Mali, M. Amadou Toumani Touré, le Premier ministre, M. Ousmane Issoufi Maïga et le président de l’Assemblée nationale, M. Ibrahim Boubacar Kéïta. 

 

Le Mali bénéficie de l’aide publique au développement canadienne depuis 1972 et compte parmi les 25 pays accompagnés par le Canada. Notamment dans sa stratégie de lutte contre la pauvreté et dans ses efforts à l’égard du développement durable. Après le Mali, elle se rendra successivement au Ghana, en Afrique du Sud et au Maroc.

Le Premier ministre du Canada a souligné que cette visite va aider à mieux faire connaître et comprendre le Canada à l’étranger. Les visites officielles de responsables canadiens à l’étranger jouent un rôle important dans la promotion des intérêts canadiens, notamment en présentant une image positive du Canada contemporain et des valeurs canadiennes, a-t-il ajouté.

 

Mme Michaëlle Jean, un parcours atypique

 

Michaëlle Jean a œuvré pendant huit ans  auprès des maisons d’hébergement et de transition pour femmes victimes de violences conjugales au Québec. Elle  a accueilli, soutenu et accompagné des centaines de femmes et d’enfants en situation de crise, tout en participant activement à la mise sur pied d’un réseau de refuges d’urgence pour le Québec et ailleurs au Canada.

 

Michaëlle Jean est née à Port-au-Prince en Haïti. En 1968, alors qu’elle était enfant, elle a été chassée de son pays, avec sa famille. L’exil l’a conduite au Canada.

Titulaire d’un baccalauréat des arts en langues et littératures italiennes et hispaniques, elle poursuit ses études supérieures en vue d’une maîtrise en littérature comparée à l’Université de Montréal. De 1984 à 1986, elle enseigne à la faculté d’études italiennes de cette même université. Pendant les années 80, elle perfectionne ses connaissances linguistiques et littéraires à l’Université de Pérouse, à l’Université de Florence et à l’Université catholique de Milan. Elle obtient partout des mentions d’excellence. Elle parle couramment cinq langues : le français, l’anglais, l’italien, l’espagnol et le créole. 

Parallèlement à ses études et à son parcours académique, Michaëlle Jean a œuvré pendant huit ans, de 1979 à 1987, auprès des maisons d’hébergement et de transition pour femmes victimes de violences conjugales au Québec : elle a accueilli, soutenu et accompagné des centaines de femmes et d’enfants en situation de crise, tout en participant activement à la mise sur pied d’un réseau de refuges d’urgence pour le Québec et ailleurs au Canada. On la retrouve impliquée également dans des organismes d’aide aux femmes et aux familles immigrantes, puis à Emploi et Immigration Canada et au Conseil des Communautés culturelles du Québec.

Son sens de l’engagement social et sa sensibilité aux réalités nationales et internationales conduiront Mme Michaëlle Jean au journalisme. Pendant 18 ans, elle a connu une brillante carrière de journaliste et de présentatrice et d’animatrice d’émissions d’information. C’est en 1988 qu’elle fait ses débuts à Radio Canada, tour à tour comme reporter et animatrice, aux nouvelles et aux affaires publiques, à des émissions comme Actuel, Montréal ce soir, Virages et Le Point.

 

En 1995, elle devient chef  d’antenne de plusieurs émissions du Réseau de l’Information à Radio Canada (RDI), successivement : Le Monde ce soir, l’Édition québécoise, Horizons francophones, Les Grands reportages, Le Journal RDI et RDI à l’écoute. Le réseau anglais CBC News world, la recrute, dès 1999, pour présenter et animer Passionate Eye et Rough Cuts, des émissions consacrées à la diffusion des meilleurs documentaires canadiens et étrangers. En 2001, Radio Canada confie à Michaëlle Jean l’animation des éditions de fin de semaine du grand rendez-vous d’information le Télé journal. Puis en 2003, elle présente, chaque jour, l’édition du Télé journal Le Midi.

En 2004, elle lance sa propre émission, Michaëlle, diffusée sur les deux chaînes de la télévision publique de langue française. Elle y propose une série de grands entretiens en profondeur avec des experts, des passionnés et des visionnaires. Au milieu des années 90, Michaëlle Jean a aussi participé à plusieurs films documentaires signés par son mari, le cinéaste Jean-Daniel Lafond : La manière nègre ou Aimé Césaire chemin faisant, Tropique Nord, Haïti dans tous nos rêves, L’heure de Cuba. Tous ces films ont suscité le débat et ont été salués par la critique et le public. Tous ont été primés, au Canada et sur la scène internationale.

Les réalisations professionnelles de Michaëlle Jean lui ont valu de nombreuses distinctions, parmi lesquelles : le Prix Média 1989 de la Ligue des Droits de la personne du Canada pour le reportage La Pasionaria , ou le combat d’une immigrante au Québec; le Prix Mireille-Lanctôt pour le  reportage Partir à zéro sur la violence conjugale; le Prix Anik du meilleur reportage d’information au Canada pour son enquête sur le pouvoir de l’argent dans la société haïtienne; le premier Prix de journalisme d’Amnesty International – Canada; le Prix Galaxy Programmation du meilleur animateur d’émission d’information; le Prix Gémeaux 2001, pour la meilleure entrevue toutes catégories; le Prix Raymond Charrette du Conseil de la Langue française du Québec.

Michaëlle Jean a également été reçue membre de l’Ordre des Chevaliers de La Pléiade par l’Assemblée internationale des parlementaires de langue française, et désignée Citoyenne d’honneur par la Ville de Montréal et le ministère québécois de l’Immigration et des relations avec les citoyens du Québec pour ses réalisations dans le domaine des communications.  Michaëlle Jean est mariée à  Jean-Daniel Lafond. Ils ont une fille, Marie Éden, âgée de sept ans. À la famille de Madame Jean viennent s’ajouter les deux autres filles nées du premier mariage de M. Lafond ainsi que ses deux petits-enfants.  

Source : Site de la Gouverneur Générale du Canada.

 

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