La plate-forme pour la démocratie et le progrès : Une nouvelle poudre a perlimpimpin
Une nouvelle poudre a perlimpimpin
L’on ne change pas un cheval qui gagne dit l’adage. Mais bien fou qui s’entête à garder un rosse qui perd… et qui fait perdre !
L’Adj, initiateur du Manifeste pour
Sentinelle d’alerte, l’Adj se veut aiguillon des partis politiques pour les inciter à s’assumer et assumer le pouvoir d’Etat. C’est pourquoi, en ces moments où le régime traverse une crise véritable, l’Adj s’étonne que des partis politiques, sans tirer leçon de la marginalisation, du mépris et de la manipulation dont ils sont victimes, s’apprêtent à se livrer pieds et mains liés, sans aucune contrepartie à un « Indépendant ».
Il nous revient en effet, nous référant à la presse et à des signaux qui ne trompent pas, que des partis s’apprêtent à signer un chèque en blanc au Général ATT : la plate-forme pour
Cet événement survient quand le régime bat de l’aile et que le bateau prend de l’eau de toutes parts.
La crise du Nord, la crise de
Non, rien ne va plus dans ce pays.
Et c’est dans cette conjoncture lamentable, dans ce pays en lambeaux que certains partis politiques (pardon, les directions de certains partis politiques) trouvent comme seule inspiration le désir effréné de reconduire sans condition le principal auteur de cette situation. Mais, où est donc le Mali dans leur agenda ? Où est la démocratie interne qui leur intime l’impérieuse exigence de soumettre de tels projets à l’appréciation de leurs militants ? Faut – il répéter les propos de ce militant adéjiste qui disait qu’ « ils ne font que tromper le pouvoir et troquer leurs militants » ?
A ces questions, l’Adj répond que la réhabilitation de la politique passe nécessairement par une remise en cause fondamentale des relations entre la classe politique et celui qui s’est illustré pendant près de cinq ans comme son principal fossoyeur !
L’Adj réaffirme que l’unanimisme politique que l’on a faussement qualifié de « consensus » a eu des conséquences désastreuses qui ont pour noms le recul de la démocratie, l’avènement du culte de la personnalité, l’institutionnalisation de la corruption, l’émiettement des structures politiques, la castration des institutions, l’émergence d’un parti - Etat qui ne dit pas son nom, bref la liquéfaction de
Chaque génération, dit-on, ne peut qu’assumer sa mission ou la trahir ! Reconduire un tel deal politique sur des résultats politiques, sociaux et économiques aussi calamiteux relève d’une responsabilité historique de très haute portée.
Partis politiques ! L’occasion vous est offerte plus que jamais de vous réhabiliter aux yeux de nos populations et du monde. L’Adj vous engage à la saisir au vol.
Bamako, le 14 novembre 2006
Abdoul Traoré dit Diop
Président de l’Adj.