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Publié le par lechallenger

Le bras de fer Bittar/Guitteye en transport à l’hémicycle ce jeudi

 

ATT …la solution ?

 

Le ministre du Commerce et des Industries du Mali, Choguel Kokala Maïga est attendu de pied ferme ce jeudi à l’AN par l’honorable Cheick Hamallah Bathily, député Urd élu à Nioro du Sahel. Le ministre devrait en principe s’expliquer sur les conditions supposées scabreuses de l’organisation et de la tenue de la dernière élection présidentielle de la Ccim. L’honorable député, selon ses proches, va tenter de confondre le ministre qui, selon lui et les membres de son camp, aurait pris fait et cause pour le président sortant, Jeamille Bittar.

 

Une chaude journée d’empoignades qui pourrait voir l’hémicycle pris d’assaut par des centaines de Bamakois. Présage peut-être de lendemains d’épreuves et de guerre de nerfs à même de provoquer des secousses sismiques ? 

 

L’Etat restera-t-il les bras croisés ? Il importe de se rappeler qu’en  octobre et novembre 1990, l’atmosphère était ainsi polluée à cause d’un bras de fer qui a opposé le Gouverneur Sacko aux commerçants du Dabanani. La tension n’a pas baissé jusqu’à la chute du régime Moussa. Pour en atténuer les effets pervers, le président ATT se doit d’agir vite et très vite, en étouffant dans son œuf, le danger que fait courir cette autre fronde.

Le président ATT doit s’impliquer en trouvant une solution de sortie de crise honorable à ce bras de fer qui n’arrête de pourrir le climat dans un milieu si sensible, tant il est vrai que sa politique nationale s’articule autour de l’apaisement et du consensus.  

A six petits mois du scrutin présidentiel, le climat dans le milieu commerçant est délétère.

On n’est plus loin de l’affrontement entre les partisans du président sortant, reconnu vainqueur par le scrutin, et ceux du camp Guittèye réclamant une victoire qui leur aurait été volée. Tous restent campés sur leur position. La situation est telle qu’on n’est pas loin non plus de la banalisation de l’institution. Le mot n’est pas fort lorsqu’on entend et de la bouche des gros calibres du monde des affaires, de l’érection d’une Chambre du commerce et de l’industrie du Mali bis.

Ce jeudi, c’est le ministre Choguel qui doit répondre à l’interpellation du député Bathily, artificier du camp Guittèye. L’honorable élu de Nioro du Sahel entend confondre le ministre de la république en charge du dossier sur ce qu’il croit être une parodie électorale. Devant les camera de la télévision nationale en direct, le ministre Choguel saura-t-il se tirer d’affaires ?

L’hémicycle connaîtra une ambiance différente des joutes politiques car ce sont des partisans et adversaires des deux camps qui prendront d’assaut les fauteuils de l’étage de la salle Modibo Keïta, non pas pour suivre seulement les débats, mais, pour donner de la voix.

Pour le président Touré, ce bras de fer qui perdure roule aux allures d’un désordre social qui pourrait ne pas être profitable à ATT. Ce dernier, en ce moment précis, à quelques encablures des échéances électorales, a plutôt  besoin d’un monde des affaires uni et cohérent.

  Sory Haïdara

 

 

 

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