Cession aux libyens de Mariétou Palace
Cession aux libyens de Mariétou Palace
Un scandale en cacherait- il un autre ?
Hier, Intéressé par Sofitel Amitié, puis Kimpesky la société libyenne – AFICO - se serait finalement tapé le chantier de Mariétou palace, propriété de l’ancien milliardaire, l’honorable Babani Sissoko. Seulement voilà : cette cession qui est perçue comme très avantageuse pour la ville de Bamako, en raison des investissements que l’acquéreur libyen s’apprêterait à réaliser, et de la création de nouveaux emplois, susciterait aussi une vague de mécontents. Le nombre de créanciers et les conditions de la cession. Pour le ministre N’Diaye Bâ rencontré hier mercredi par nos soins, tout va bien, même si….
La vente de l’Hôtel Mariétou Palace est une bombe qui pourrait exploser si les plus hautes autorités, à commencer par le président de la république, n’y prennent garde. Non seulement à cause du nombre de créanciers en course, mais aussi, pour tout qui se raconte depuis un certain temps. Le produit de la vente ne profiterait pas au seul milliardaire en difficultés. Annoncé pour être sur le point d’une cession au profit des Libyens – la société AFICO - pour plus de 3 milliards selon certaines sources, et 5 milliards selon d’autres, Mariétou Palace qui ne vaudrait en réalité même pas 2 bons milliards, cache un redoutable piège pour tous ceux qui prendraient le risque de s’y engouffrer. A en croire notre source, et au regard des documents qui nous sont parvenus, le chantier de l’Hôtel aurait été cédé en même temps que sa dépendance, l’espace allant jusqu’aux environs de la place des vendeuses de bananes. Cette dépendance, appelée terrain du village artisanal, aurait pu revenir à Mariétou Palace si l’ancien milliardaire, Babani Sissoko, conformément à la promesse faite aux autorités d’alors, avait réussi à réaliser l’hôtel
A l’époque, Alpha l’avait semble-t-il mis en contact avec les ministres Sy Kadiatou Sow et Cissé Fatou Haïdara. N’ayant pas tenu sa promesse pour tout ce que chacun de nous sait désormais, c’est-à-dire sa faillite, le contrat moral le liant au pouvoir Alpha tombait à l’eau et le terrain du village de l’Artisanat restait propriété de l’Etat.
Jamais notification de cette partie cédée semble-t-il aux Libyens n’avait été faite à Babani Sissoko assurent certaines personnes proches du dossier. Alors, si tel était le cas, à qui reviendra alors le produit de sa vente ?
On croit aussi savoir que le titre foncier, objet des convoitises financières de ces derniers jours, sert de gage en reconnaissance de dette de Babani Sissoko chez Me Alhassane T Sangaré, pour le compte du sieur Abdourahamane Oumar Bâ, comptable domicilié à Magnambougou, pour 43 millions de nos francs, juste au-dessus du prix du titre foncier objet du vacarme actuel.
‘’Il n’ y a aucun
problème, tout s’est
déroulé selon les règles de l’art’’
Ces propos sont tenus par le ministre de l’Artisanat et du Tourisme. Interrogé par nos soins, hier mercredi en début d’après-midi, le ministre N’Diaye a assuré qu’au niveau de l’Etat tout se déroulerait ‘’comme sur des roulettes’’.
Il a seulement regretté que, du côté de Babani, le nombre des créanciers soit très élevé.
Sur la cession du terrain du village de l’artisanat, le ministre est aussi formel : seul l’espace concernant Mariétou Palace est concerné par la vente, dit-il. Mais ce que le ministre Bâ ne dit pas, c’est ses supposées affinités avec le notaire Diop, son cousin selon une source digne de foi, qui semble avoir joué un rôle important dans la procédure. Vrai ou faux ? Les prochains jours nous édifieront
Sory Haïdara