Situation des Investissements Privés au Mali

Publié le par lechallenger

 

 

Situation des Investissements Privés au Mali

 

Le  bilan d’industrialisation  est faible !

 

Après  43 ans d’indépendance, les investissements réalisés dans les secteurs productifs s’avèrent nettement insuffisants à cause, entre autres, de la faible accumulation primitive du secteur privé malien, de la lenteur de sa difficile mobilisation, des rigidités du système bancaire et financier, de l’insuffisance des infrastructures de base, de la faible qualité de la main d’œuvre et de l’initiative privée ainsi que du faible volume des investissements directs étrangers (IDE).

epuis 1982, le Gouvernement malien a engagé un processus de réformes macro-économiques soutenues par des programmes d’ajustement structurel. Ces réformes ont porté sur tous les domaines et ont abouti à des résultats jugés globalement satisfaisants. Il en est résulté une reprise de la croissance économique qui a concerné tous les secteurs d’activités socio-économiques (le taux de croissance du PIB de 2,6 % en 1994 a été de 9,7 % en 2000 avec un taux moyen de 5,45 % durant cette période).

L’économie malienne est essentiellement agropastorale. Cette situation est reflétée par le PIB dont la répartition est dominée en 2002 par le secteur primaire (39,3 %) suivi de près par le tertiaire (37,3 %) et de loin par le secondaire (23,4 % ). L’examen de la composition du PIB au cours de la période indique l’importance de la part du secteur privé dans le PIB. Cette importance s’affirme au fur et à mesure du désengagement de l’Etat des secteurs productifs et des services. Elle a été en moyenne de 93,17 % sur la période de 1995 à 2000.

La table ronde du secteur privé organisée par le gouvernement les 26, 27, 28 et 29 novembre  1996 a joué un rôle déterminant dans l’évolution des affaires.

Le secteur privé malien est dominé, non pas par les entreprises industrielles, mais par des sociétés de services avec une hypertrophie de la branche commerce qui se développe au détriment des investissements productifs en réalisant une part substantielle bien qu’en régression, de la valeur ajoutée. La quasi totalité de la production intérieure brute du pays a été consacrée à la consommation dans une proportion de 93,17 % du PIB en 2000 et 82,4 % en 2002 dont 65,4% pour la consommation publique et 17 % pour la consommation privée.

On note que le taux d’investissements a atteint un niveau moyen de 20,5 % par an entre 1989 et 1999 après une évolution caractérisée par une stagnation autour de 20 %  entre 1989 à 1993, ensuite après la dévaluation, une progression autour de 25,4 % jusqu’en 1997 et depuis une certaine stagnation autour de 20 %. L’investissement privé représente environ 60 % de l’investissement brut au Mali, ce ratio étant supérieur à la moyenne des pays à faible revenu, mais légèrement inférieur à la moyenne des pays d’Afrique subsaharienne (67 %). Le niveau des investissements globaux est passé de 418,5 milliards de FCFA en 2001 à 484,2 milliards en 2002, soit un taux de progression de 15 % selon la direction nationale du plan. Le taux d’épargne par rapport au revenu net disponible est passé de 13,7 % en 1994 à 20,5 % en 2000 soit un taux de croissance moyen de 14,02 %.

La reprise constatée est notable dans presque tous les domaines à l’exception du secteur manufacturier qui demeure faible malgré les opportunités d’investissements créées et rendues disponibles dans les filières porteuses. Comme moteur de la croissance et du développement et consécutivement au désengagement de l’Etat  des activités productives, le secteur privé, à travers ses opérateurs économiques, doit réaliser les investissements nécessaires pour assurer le décollage industriel du Mali.

Or jusqu’à présent, après, 43 ans d’indépendance, les investissements réalisés dans les secteurs productifs, s’avèrent nettement insuffisants à cause, entre autres, de la faible accumulation primitive du secteur privé malien, de la lenteur de sa difficile mobilisation, des rigidités du système bancaire et financier, de l’insuffisance des infrastructures de base, de la faible qualité de la main d’œuvre et de l’initiative privée ainsi que du faible volume des investissements directs étrangers (IDE).

On relève que le rythme de création des unités de transformation industrielle est de 2 usines tous les 3 ans. Dans ces conditions, le bilan d’industrialisation du Mali est faible.

Source : Ministère de la promotion des investissements, des petites et moyennes entreprises.  

 

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