Exploit policier en commune IV de Bamako
Exploit policier en commune IV
Les bourreaux de Charlot au trou !
‘’Le tigre ne crie pas sa tigritude, il se jette sur sa proie et la dévore’’. Il y’a des flics qui font vraiment honneur à l’uniforme qu’ils portent. Tel est le cas de l’inspecteur Sidiki Koné, chef de
Djicoroni-Djanèkabougou, un patelin malfamé de la commune IV comme il en existe tant d’autres dans le district, où prolifère la pègre. Mais, attention, si celle-ci coupe le sommeil partout où elle sévit en général, elle est obligée de faire gaffe dans cette commune à l’ouest de Bamako. Car leur bête noire est là : l’inspecteur Sidiki Koné, chef de
De par la régularité des faits d’armes de ce jeune officier de police, on se rend à l’évidence que grâce au courage et à l’intelligence, il y’a des valeurs sûres dans ce pays qui fondent l’espoir.
La preuve, cette énième arrestation de grands criminels. Dont voici le film.
Fodé Camara, alias Victor, trafiquant de drogue, faisait partie de cette pègre de Djicoroni que l’inspecteur Koné et ses hommes viennent d’envoyer au trou.
Dans la nuit du vendredi 20 octobre 2006, Victor se trouvait dans la piaule lui servant en même temps de lieu de trafic, en compagnie de quatre de ses amis, tous ivres mort.
A leur réveil, l’un d’entre eux, le nommé Djigui Keïta dit Bass, chercha en vain son portable.
La dénégation est le fort des criminels. Les injures grossières et les coups violents aussi.
En effet, personne n’ayant vu le téléphone et les soupçons pesant sur Charlot, apparemment le plus faible, il prit tout à son compte.
Les coups se mirent à pleuvoir. Pan sur la jambe ! Celle-ci est brisée. Pan ! Pan ! Sur la tête, Charlot finit par rendre l’âme. L’irréparable !
Comment se débarrasser maintenant du corps ? Ils décidèrent en accord avec deux de leurs clients qui étaient venus se ravitailler en chanvre indien, de le jeter dans le fleuve. Et attendirent le soir pour passer à l’action.
Ils l’emballèrent dans des draps pour faire croire à du linge sale et se dirigèrent vers le fleuve de Djicoroni, empruntèrent une pirogue et au beau milieu de l’eau, ils firent descendre le corps qu’ils prirent soin d’attacher à deux gros cailloux. Ensuite, Bass remit 2000 Fcfa à ses complices, leur fit boire jusqu’au petit matin et ils se séparèrent. Ni vu, ni connu.
Mais comme dit l’adage, un crime n’est jamais parfait. Ils seront vite démasqués. Comment ?
C’est à ‘’Kafri carré’’ !
C’est vers 16 heures, le lendemain, que le chef de
Dès cet instant, les limiers n’ont pas fermé les yeux de la nuit pendant tout le week-end de fête, passant au peigne fin tous les coins et recoins du bled.
C’est le dimanche 23 octobre qu’un autre informateur, encore anonyme, leur indique le ‘’Kafri Caré’’ de Djicoroni Djakinèbougou.
Une opération musclée avec ses éléments leur permit de procéder à l’interpellation de Victor, Bass et Fatim Ba. Par la suite, Alassane et Madou Négué sont aussi mis aux arrêts. Le nommé Adama, autre complice, reste introuvable.
Malgré les recherches menées par les éléments de la protection civile, le corps n’a pas été encore retrouvé.
Interrogé, Bass a nié dans un premier temps toute implication dans la commission de l’odieux acte mais finit par cracher le morceau suite aux aveux de sa fiancée qui n’a pas tardé à retracer le film de l’action tout en clamant son innocence. Victor a reconnu être vendeur de stupéfiants.