Mali-Togo : 1-0
Mali-Togo : 1-0
La folie après la victoire !
Les Maliens sont vraiment curieux : quand les enfants se font ‘’rosser’’ comme c’est arrivé un certain 27 mars 2005 de triste mémoire, ils manifestent avec extravagance. Quand il arrive aussi que les dieux du Stade leur sourient comme cette victoire à l’arrachée de dimanche dernier, ils ne savent plus contenir leurs émotions. C’est la folie à tout va et à tout bout de champ qui s’est manifestée, dimanche dernier sous la forme d’une soudaine mais intense fièvre à travers les artères de la capitale. La liesse populaire s’est poursuivie jusqu’à l’aube. Et ce n’était pas seulement une affaire de jeunes puisque des personnes âgées se sont mêlées à la fête. Vous pariez, si le match de dimanche dernier a permis aux Aigles de renouer avec leur public. A commencer par les 50 000 personnes qui ont pris d’assaut les gradins du Stade du 26 mars.
Après le but, on ne pouvait plus faire la différence entre supporters et agents de sécurité dans certains compartiments du Stade. Estimées à plusieurs milliers, les forces de maintien d’ordre, ont, elles aussi, à leur manière, participé à la fête. En effet, des agents de sécurité n’ont pu cacher leur joie. Par endroits, pandores oubliant du coup leur mission et foule ne faisaient qu’un. Buuuutttt !!!!Pour la petite histoire : dans l’euphorie, un supporter s’accrocha à un gendarme en criant à tue-tête :’’heuhhh !!!An gagnéna ! An gagnéna !… on a gagné monsieur de la sécurité !’’ L’agent s’est laissé faire, comprenant que le garçon ne contrôlait plus son émotion. Certains ont piqué des crises et ont été vite pris en charge par les sapeurs-pompiers dépêchés en grand nombre dans le Stade.
Ailleurs, dans la ville, le spectacle était tout simplement indescriptible. Ce qui est sûr, c’est que ‘’worokarilén koun béna sou sama’’- SIR- Sur interprétation réponse comme diraient les pieds serrés : les blessés n’ont pas eu l’occasion de traîner des morts, puisqu’il yen a pas eu. Heureusement, d’ailleurs !
Alhassane H Maïga