S’estimant diffamé par ‘’Le Sphinx’’ Le colonel Sambou Soumaré réagit

Publié le par lechallenger

S’estimant diffamé par ‘’Le Sphinx’’

 

 

Le colonel Sambou Soumaré réagit

 

Le colonel Sambou Soumaré n’est pas l’auteur encore moins l’un des possibles co-auteurs présumés du fameux livre qui défraie la chronique ‘’ATT-cratie : la promotion d’un homme et de son clan’’. Il l’affirme haut et fort dans un droit de réponse adressé au Directeur de publication de ‘’Le Sphinx’’, aux présidents des associations et institutions concernées et à des rédactions.  L’ancien garde des Sceaux s’indigne du fait qu’il soit mêlé à une affaire qui ne lui ressemble pas. Il l’aurait fait comprendre à notre confrère ‘’Le Sphinx’’, auteur de deux articles dans lesquels il s’est reconnu, avec lequel il aurait eu  des échanges téléphoniques et physiques. Aussi s’est-il résolu de porter l’affaire sur la place publique en usant de son droit de réponse. Que s’est il réellement passé entre l’ancien journaliste, ancien avocat général près la Cour d’appel, ancien Directeur de la Sûreté nationale, et le Directeur de Publication de l’hebdomadaire ‘’Le Sphinx’’? Nous vous proposons en intégralité la mise au point adressée à notre rédaction par celui qui s’estime injustement mis en cause

Sory Haïdara

 

    Sambou Soumaré, Ancien Avocat Général près la Cour d’Appel

 

                              Ancien Directeur de la Sûreté Nationale  

 

                                              Ancien Ministre de la Justice Garde des sceaux

 

 

 

DROIT DE REPONSE – MISE AU POINT

 

Destinataires : Adama DRAME Directeur de Publication du SPHINX pour Droit de Réponse du Magistrat colonel Sambou SOUMARE ancien Ministre

Infos : Mr Moussa KEITA président du Haut Conseil de la Communication Sambi TOURE Président de l’ASSEP et de l’ODEP

 

Les journaux de la place

 

J’ai l’honneur de vous faire parvenir ce droit de réponse et mise au point pour contribuer à corriger un nouveau pan de médiocrité qui fait jour dans notre presse malienne et qui constitue heureusement l’apanage d’une infime minorité.

 

Je souhaite que ce droit de réponse que j’adresse au Directeur de Publication du SPHINX puisse servir à l’ensemble de la presse écrite et parlée (mes jeunes confrères, espoir de demain) à mieux s’inspirer, mieux s’informer et mieux se former.

 

Le Mali tout entier s’est réjoui du pluralisme de la presse avant le 26 Mars 1991 et il continue de s’en orgueillir depuis la grande éclosion de la presse démocratique et pluraliste (la presse parlée ne compte pas moins de cent -100- radios et la presse écrite n’en compte pas moins de cinquante-50- en quotidiens, hebdomadaires, bi-mensuels, mensuels et périodiques, selon les ressources intellectuelles des uns, le potentiel économique des autres et parfois hélas selon l’humeur de celui qui se veut ouse déclare Directeur de Publication à l’occasion. Cette liberté tous azimuts est à l’honneur du peuple malien d’abord puis des autorités. Dans tout ce beau monde, la tâche n’est pas toujours aisée pour les dirigeants qui ont la supervision, le contrôle, la déontologie, la morale des médias où on y découvre, hélas tout.

 

«N’est pas forcément journaliste qui est agrégé de grammaire. N’est pas forcément meilleur, le plus diplômé des hautes études de journalisme» nous chantait un de nos professeurs en journalisme en 1964. Au-delà, d’autres qualités s’imposent dont l’art d’écrire, l’esprit d’analyse, l’intelligence du recoupement et, surtout, le souci de bien faire, de bien dire, même une vérité pénible. Ne jamais écrire pour le souci du pain quotidien ou par vengeance, par méchanceté, par délation, par esprit du mal, par calcul politicien, et aussi et surtout jamais pour de l’argent… dans quel cas, le journaliste se prostitue. Dans ce métier et depuis 1960 jusqu’ à nos jours, des célébrités se sont fait remarquer sur les antennes soit par des reportages, qu’il s’agisse de guerre ou des comptes rendus d’Assemblée Générale à l’Onu ou à l’Oua ou bien lors de déplacements pour couvrir des missions nationales à l’étranger…Ceux-ci ont immortalisé la presse et l’ont crédibilisée en créant l’amour et l’affection de la presse  

 

dans les cœurs les plus insensibles. Je n’en citerai point par crainte de commettre le plus grand crime d’oublier ces parias de la nation, illustres anonymes du sacerdoce ! Je n’aurai jamais cesse de penser à cette autre catégorie d’écrivains à la plume d’or qui occupaient les 50% de leur cours à la déontologie, dans la formation du journalisme (sous le ministère de l’Information Mamadou El Béchir Gologo 1964) et dont je vous en livre ma carte professionnelle de journaliste n° 002s/1964.

 

«La plus grande qualité d’un journaliste - disait cet autre encadreur- ne réside pas seulement dans la formation ou le diplôme universitaire mais aussi et surtout dans la capacité d’analyse d’un document, l’objectivité, la recherche de l’information juste, inattaquable, mais surtout jamais la visée de ressources pécuniaires, matérielles et la satisfaction de celui qui vous manipule en vous faisant diffuser ce qu’il veut sur les autres. Cela suppose que l’information doit être contrôlée et recoupée éventuellement mais jamais balancée pour vendre son âme au diable ou faire chanter ou espérer en tirer un profit matériel, ou financier ou même spirituel. C’est bel et bien la République du Mali qui a été citée dans tous les coins de presse des années de l’Indépendance en Afrique et encore aujourd’hui, citée parmi les meilleurs modèles de démocratie. Quelle fierté ? Ils sont fleuve les témoins qui vivent toujours, certes impotents ou atteints par le 3ème âge, qui lisent avec mépris et dans l’impuissance, ce qu’il convient d’appeler aujourd’hui des véritables feuilles de choux, trahissant l’idéal élevé d’une presse digne, oh combien noble, que celui du journalisme à l’écoute du peuple, de l’événement, avec conviction et détermination. Ce sont ceux-là les vrais journalistes engagés pour le sacerdoce; qui n’ont jamais tremblé pour exprimer leur conviction, sans esprit de griotisme, sans jamais tendre la main, sans aucun dessein machiavélique, et perchés aux cimes des vertus et au-dessus de tout soupçon, sans la peur ni la faim au ventre. Nombreux sont ceux-là aujourd’hui, heureusement, qui embellissent et parfument notre presse nationale démocratique et plurielle. Ils s’identifient à la première lecture de leurs journaux par leur sérieux, la présentation de l’événement, et aussi leur argumentaire, leurs preuves et par leur très grande dignité. Ils sont tout différents de ceux qui font les pieds de grue devant tous les bureaux, devant les domiciles des hommes politiques véreux de toutes les tendances ou devant les boutiques de tous les commerçants ou hommes d’affaires dont certains les manipulent à l’occasion par des jetons qu’ils leur jettent pour les faire mentir ou écrire des bévues. Ces journalistes-là n’épargnent personne. Ils n’ont de soucis que leurs poches ou leur ventre.

 

Puisse Dieu sauver le journalisme malien !

 

J’ai été inspiré de vous adresser ces quelques lignes lorsque Mr. Adama DRAME se disant Directeur de Publication de ‘’Le SPHINX’’ dans ses parutions 137 du 25 Septembre et 139 du 06 Octobre 2006 s’est cru obligé ou autorisé avec un tel acharnement à s’attaquer à ma crédibilité, à ma dignité, à ma considération et à mon honneur de manière gratuite, allant jusqu’à m’accuser d’être, parmi tant d’autres hommes politiques ou officiers qu’il qualifie de félons « l’un des auteurs réels du sordide et diffamatoire tract contre le régime », quand il publie encore le 06 Octobre en première page que « c’est Soumaïlou Boubèye Maïga qui est l’homme qui a déposé le manuscrit à l’Harmattan…. » s’agissant d’un tract dont je n’avais même pas eu connaissance, étant par surcroît depuis le 02 Août 2006 en repos de famille à plus de 13 heures d’avion de Bamako et à 9 000 Km de Paris-le fameux siège de l’Harmattan que je n’ai connu ni de Eve ni d’Adam et où je n’ai aucune connaissance ni relation.

 

Il est réel que je suis l’un des anciens collaborateurs des présidents Modibo, Moussa,  Alpha et ATT, celui qui a continué d’acheter et de lire toutes les presses depuis le 27 mars 1991 à ce jour, sans répit et sans désemparer. Tous les vendeurs de journaux de Bamako peuvent en témoigner. C’est à ce titre que le 25 septembre 2006 je me suis reconnu comme un cheveu sur la soupe entre les lignes de Adama Dramé, lorsqu’il a osé écrire : «Selon nos sources généralement bien informées, nos capons qui ont requis l’anonymat auprès de la société éditrice en signant Le Sphinx auraient fait recours comme l’exige la loi française en la matière au Cabinet d’Avocats dirigé par un ancien ministre de la justice de l’Udpm, ancien Directeur de la Sécurité d’ Etat, ancien Magistrat et ancien Colonel de l’armée malienne ».

 

Il ne lui restait plus qu’à inscrire en gras Sambou Soumaré : le seul que je fus au Mali et peut -être dans toute l’Afrique de l’Ouest à avoir eu l’honneur d’occuper de telles fonctions. J’en rends hommage à Dieu !

 

Je me suis immédiatement identifié, comme tous les lecteurs intelligents de la république, à l’exception bien sûr du seul Dramé qui a finit par m’avouer au téléphone n’avoir jamais pensé à ma personne ou fait de rapprochement avec l’information qui venait de lui être balancée de France, dit-il, au moment même où ses écrits étaient sous presse sans avoir pris soin de recouper l’information ou de la vérifier.

 

Loin de lui l’idée de m’impliquer dans une quelconque affaire que ce soit, me connaissant personnellement. Il promit de me revoir le lendemain pour me réitérer ces mêmes excuses, après avoir été lui-même, accablé de plus de cent (100) appels téléphoniques de partout.

 

Comme promis, il vint le lendemain matin à mes bureaux à l’heure prévue, mais pour solliciter plutôt de l’aider à obtenir du poste de police en face de la station Total Siaka Samaké, sa Carte Grise que les agents de police lui « avaient retirée alors qu’il était en infraction et n’avait pas un franc… ». J’ai eu le temps d’envoyer mon frère l’accompagner à l’agent pour solliciter de lui pardonner le défaut de clignoter… avant de lui remettre 10 000f CFA à un cadet pour son essence de déplacement ; lui disant aussi que j’étais censé connaître celui qui pourrait être à l’origine d’une telle peau de banane pour induire un journaliste imprudent en erreur. Il ma posé la question avec insistance de savoir qui est cet auteur de Paris. J’ai répondu que c’est certainement un Diawara de Kingui  au foyer de Melun dans l’île de France non loin des éditions L’Harmattan. Un journaliste cultivé, comme il y en a des centaines au Mali aurait pleuré, face à un tel cataclysme de voir l’opéra courir sous les pieds de Chirac pour se retrouver en Seine-Et-Marne. Mes propos n’ont rien créé chez Dramé, demeuré plutôt de marbre. Il a éclaté de rire plutôt, avant de prendre congé de moi à bord de sa Mercedes blanche et sur laquelle Mercedes d’autres journaux reviendront un jour sans aucun doute…

 

Je croyais l’incident clos, lorsque j’ai été de nouveau frappé par sa dernière parution du vendredi 06 octobre où il affirmait encore que j’appartenais à un groupe de six (6) auteurs du fameux tract et en plus, qu’un des anciens ministres de la république avait aussi sa part avec cinq (05) de ses « officiers félons » impliqués dans cette même affaire, avec beaucoup d’évocations de noms : Djibril Tangara. Général Amadou Baba Diarra, Illo Diallo, Salif Kanouté et mille autres amalgames dont je n’ai de commun avec eux que le respect réciproque absolu mutuel, la très profonde affection, l’amitié ou de même promotion parfois, le courage au travail, le métier des armes ou de l’exercice du droit.

 

Je ne suis ni de près ni de loin dans les calculs politiciens, dans les règlements de compte, dans les jeux de la haine et du mépris des autres. Mais surtout jamais dans l’acharnement qui caractérise le caractériel qui ressemble à Dramé, prêt à faire coûte que coûte des victimes du régime dont il se prétend aujourd’hui un inconditionnel, quand les autres ne crèvent pas de rire à le voir paraître comme un sujet intéressant que mon Professeur d’université, PINATEL (le grand maître de la Criminologie ) classait dans le monde des amis des grands PD névrosés c’est-à-dire les Débilités, les Délires, les Dépressifs, les déstabilisés, les Déséquilibrés, les Dément, les Psychoses de tous genres, les Névrosés. Somme toute des états psychopathes, et des Défaillances Psychiques irréversibles sinon récidivants.

 

(Psychose interprétative, psychose de persécution, psychose maniaco-dépressive, psychose mégalomaniaque etc.…). Il y a lieu de savoir sI  de tels cas ne doivent pas faire l’objet de revue par les dirigeants du Haut Conseil de la Communication , de l’ASSEP et de l’ODEP afin de les empêcher d’exercer pour « causes graves de santé » pour la protection des lecteurs, de la société et dans l’intérêt des malades eux-mêmes. Il est incontestable que le bilan du Général Président est positif et radieux pour second le quinquennat. Ce sont ses compagnons d’armes, ses amis politiques, ses parents qui s’en réjouissent les premiers, s’agissant pour moi personnellement d’un de ses officiers aînés, frère d’armes d’abord, un Général Président – comme toute créature humaine, avec ses qualités et ses défauts, inhérents à toute espèce humaine. Il n’est pas superflu pour l’attention de Dramé qu’un Général président coûte mille fois plus cher que tout autre Président pour avoir endossé en commun depuis les élèves du Prytanée jusqu’aux Généraux retraités, les mêmes treillis, les mêmes rangers dans la même communauté de destin.

 

Cependant, certains escrocs en mal de place ou de réputation, ou de virginité croient tromper le peuple en griotisant pour tirer commerce du nom ou des faits, ou des réussites du Général Président, se faisant passer pour l’ami qui mange tous les jours à sa table ou dans sa main. Ceux-ci ne trompent personne et ne roulent qu’eux-mêmes dans la farine. Je remercie le Sieur Dramé Adama de s’être exercé à une dure épreuve où il se coulera inéluctablement les bielles à coup sûre dans sa mission à fabriquer coûte que coûte des victimes du régime, sa mission de créer coûte que coûte « d’officiers qu’il qualifie de félons » et pour s’être embourbé dans un domaine qui n’est pas le sien, mais surtout d’avoir permis à l’ASSEP, l’ODEP, et aux lecteurs maliens de le mieux découvrir afin d’aider à s’installer une presse chaque jour plus digne, plus assainie, réfléchie, sans haine, sans démagogie et ou il n y aura plus de place pour les médiocres, prêts à vendre leur âme au diable pour opposer des paisibles citoyens, des cadres politiques, des officiers au régimes sur la seule base de l’affairisme et de la mégalomanie. (À suivre)

 

Ci-joint ma Carte de presse N° 2S/1964

 

SIGNE (à l’intention de Adama DRAME pour mieux alimenter ses sources à avoir le courage de citer désormais les gens au lieu de les décrire lâchement).

 

Magistrat Colonel E.R Sambou SOUMARE, diplômé ENA (1961) –Ancien Journaliste 1964 – Ancien Directeur de la Sécurité d’Etat 1968 – ancien Ministre de la Justice Garde des Sceaux – Ancien Directeur de la sûreté Nationale – Gradué de Criminalistique, Diplômé de Police Scientifique, de Droit et Criminologie à la Sorbonne Faculté Rue d’Assas, Panthéon Paris II – Diplômé de l’Ecole Métropolitaine de Police de Hendon, (Scotland Yard Londres) Grande Bretagne – Investigateur – Diplômé de l’Ecole de la Magistrature , Ancien Avocat général près la Cour.                                                    

 

Bamako le 06 Octobre 2006

 

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